Gilbert Garelli, délégué UMP de la Colle-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes, a été suspendu jeudi de ses fonctions, indique Nice Matin . En cause : un e-mail à l'humour "totalement déplacé" ,
envoyé à des militants, et dans lequel il caricaturait l'accent arabe. Une plaisanterie jugée "intolérable" par Christian Estrosi, patron local de l'UMP.
Le dossier a été transmis au siège du parti à Paris pour décider d'une éventuelle exclusion.
Radars: les députés UMP de la Droite populaire menacent le gouvernement

PARIS - Les députés UMP membres du collectif de "La Droite populaire" ont menacé vendredi le gouvernement de "tirer les conclusions politiques" avec des mesures de rétorsion s'ils ne sont pas entendus sur le maintien des panneaux prévenant des radars fixes.
Dans un communiqué commun, la cinquantaine d'élus qualifient de "points non négociables" le maintien de ces panneaux et l'abandon de "la décision discriminatoire d'imposer aux motards de repasser un examen après cinq ans d'interruption de conduite".
"Sans ce compromis, nous serons dans l'obligation d'en tirer les conclusions politiques", préviennent-ils.
Interrogé par l'AFP sur les mesures envisagées par le collectif, le député du Rhône, Philippe Meunier, a indiqué que "l'affrontement" avec l'exécutif "se déroulera désormais dans l'hémicycle" de l'Assemblée nationale, sans davantage de précisions.
Une source parlementaire évoque un possible boycott de certains votes ou la perturbation des séances de questions d'actualité au gouvernement.
"Nous le disons calmement: +Ca suffit !+. Jusqu'à présent, nous avons été bien gentils mais c'est terminé... On en a marre de ces gages donnés à la gauche, aux écolos et aux bien-pensants de service. Nous avons été élus pour mener une politique de droite. Or, depuis trop longtemps, toutes les mesures vont à l'encontre de notre vision de la société", a dénoncé Philippe Meunier.
"Ces mesures sur la sécurité routière, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. On infantilise les Français, on essaie en permanence de les faire passer pour de dangereux criminels", a-t-il ajouté.
Les députés de la Droite populaire seront reçus mardi 24 mai à 17H00, à l'Elysée, par le président Nicolas Sarkozy, a-t-on indiqué. Cette rencontre était programmée de longue date.
Ils seront par ailleurs reçus à 20H00, place Beauvau, par le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a-t-on appris de source parlementaire.
Publié le 03.05.2011, 07h00
Drôle de coïncidence. Vendredi, jour anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, Jean-François Copé recevra Danielle Mitterrand au siège de l’UMP. L’épouse de l’ex-président socialiste viendra lui parler de sa fondation, France Libertés, qui défend notamment les réfugiés tunisiens.
« La date est un pur hasard du calendrier, assure-t-on à l’UMP. Mais c’est plutôt drôle… »
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a désavoué l'ancienne porte-parole du parti majoritaire et député pour ses déclarations dans les couloirs de l'Assemblée.
"Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout,
remettons-les dans les bateaux", a-t-elle dit aux journalistes qui l'interrogeaient sur les sondages donnant Marine Le Pen, présidente du Front national, en tête du premier tour de la
présidentielle.
Des paroles controversées que Chantal Brunel a dit assumer, tout en s'excusant auprès des personnes choquées.
"Si j'ai pu blesser quelqu'un en utilisant des mots qui ont pu choquer, je m'en excuse, mais vraiment, si on ne peut plus utiliser des mots qui ont été utilisés par le Front national, nous allons faire son lit", a-t-elle déclaré au Nouvelobs.fr.
Ses propos ont provoqué l'indignation de l'opposition.
Pour le député PS Jean-Marie Le Guen, certains élus UMP "se rattachent à n'importe quelle branche quitte à perdre leur identité et évidemment ils perdront tout, y compris l'honneur".
"On sent une espèce de course à l'échalote vers les propos les plus extrêmes. Il y a là un élément de plus de la décomposition de la majorité", a-t-il dit sur i>Télé.
Laurent Hénart, numéro deux du Parti radical, a invité la classe politique à "se ressaisir".
"La montée de l'extrémisme de droite, c'est la réponse à une situation économique et sociale avant tout, et puis surtout le décalage que les gens ressentent entre leur quotidien et ce que les politiques leur disent aujourd'hui", a-t-il dit sur France Info. "Il faut rester serein et présenter des propositions. Je ne suis pas sûr que les gens attendent des solutions de ce type, qu'ils perçoivent bien comme caricaturales".
Hervé Morin, président du Nouveau Centre, a fait part de sa désapprobation.
"Ce n'est pas pardonnable, ça ne correspond pas à la situation", a dit l'ancien ministre de la Défense sur France 2, tout en se prononçant pour "une politique de lutte contre l'immigration qui soit extrêmement ferme, qui soit intransigeante".
Pour le président du MoDem François Bayrou, autre candidat centriste potentiel à l'élection présidentielle de 2012, la voix de la France est en jeu.
"Les vagues qu'on nous annonçait, les dizaines de milliers, les centaines de milliers (d'immigrés), il n'y en a aucun", a-t-il déclaré sur LCI. "Tout ceci est en réalité, pour moi, une atteinte à ce que la France devrait être et au message qu'elle devrait envoyer".
Mardi, Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, avait dénoncé des "noces brunes" entre l'UMP et le Front national.
Harlem Désir, numéro deux du PS, proche du premier secrétaire Martine Aubry, s'était interrogé à propos de Chantal Brunel : "Est-elle passée porte-parole du Front national ?"