Mercredi 8 avril 2009

Agression dans un bus: la police des polices saisie

Une vidéo apparue sur internet lundi, et filmée semble-t-il par une caméra de surveillance en décembre, montre un groupe s'en prendre violemment à un jeune homme dans un Noctilien, sans que le chauffeur réagisse.

Liberation.fr

 


La préfecture de police (PP) a annoncé ce mercredi avoir saisi l’Inspection générale des services (IGS, police des polices) pour mener une enquête administrative après la diffusion sur internet d’une vidéo montrant une agression commise dans un autobus de la RATP à Paris.

La RATP a de son côté déclenché une enquête administrative et a déposé porter plainte contre X pour «atteinte à l'image de l'entreprise».

La vidéo dure 6 minutes, avec une coupure apparente. Retirée dès qu'elle réapparaît sur Dailymotion et Youtube, mais encore visible mercredi sur plusieurs sites, elle montre l’agression violente d’un jeune homme par quatre autres jeunes qui lui volent son portefeuille avant de le rouer de coups de pieds et de poings aux cris de «fils de pute» «sale Français».

Des passagers qui tentent d’intervenir sont également frappés. Le chauffeur, lui, ne bouge pas de son siège. «Il a déclenché une "alarme discrète"», indique-t-on à la RATP. Alarme qui a pour effet de prévenir l'équipe mobile du GPSR (groupement de prévention et de sécurité mobile) et le PC de sécurité, qui peut alors visionner en direct les images des caméras de surveillance, dont tous les bus sont équipés.

Fuites à la RATP

Les images, sur lequelles les visages sont reconnaissables, ont fait leur apparition sur la Toile en début de semaine, et notamment sur twitter, proviendraient de la caméra d’un autobus de nuit Noctilien de la RATP, datée du 7 décembre 2008 vers 3h45 du matin. La scène se passe dans le XVIIIe arrondissement selon les inscriptions portées sur la vidéo. C'est un policier qui aurait diffusé les images sur sa page Facebook, fermée depuis.

Les enquêtes en cours à la RATP et à l’IGS devront déterminer comment cette vidéo a pu se retrouver sur le Net et si les fuites sont le fait d’employés de la régie ou de policiers. «Les images ont été transmises à la police peu de temps après les faits, souligne-t-on à la RATP. A partir de là, la RATP n'en a plus trace.» Autrement dit, la fuite viendrait plutôt de la police.

A la préfecture de Paris, on confirme que les images de la RATP «sont transmises sur réquisitions à des policiers qui les placent sous scellés», ces éléments «faisant partie du secret de l’enquête». Les investigations de l’IGS visent à déterminer si dans cette affaire «des fautes ont été commises par des fonctionnaires de police», ajoute la préfecture, rappelant «que tout policier qui viole le secret de l’enquête s’expose à des poursuites pénales et disciplinaires».

Quant au jeune homme agressé et à ses agresseurs, on ne sait pas ce qu'ils sont devenus: la préfecture ne communique pas sur l'enquête.

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Mercredi 8 avril 2009

Incendie de l'hôtel Ibis de Strasbourg: "Nous avons vu la mort de près, de trop près"


Ce policier était présent, samedi, dans l'hôtel Ibis à Strasbourg.

Un hôtel qui a été incendié par des jeunes gens cagoulés et masqués de noir, en marge du sommet de l'Otan.

Un policier qui aujourd'hui accuse sa hiérarchie d'avoir mis en danger sa vie et celle de ses collègues en tardant à intervenir pour leur porter secours.

Ce policier a envoyé un mail aux syndicats de police dans lequel il précise qu'il était "dans l'hôtel Ibis lors de l'attaque des Black bocks..."

Une attaque "d'une extrême violence" ajoute le fonctionnaire.

"Nous avons vu la mort de près, de trop près durant une bonne demi-heure" affirme ce policier.

"Le directeur départemental (de la police de Strasbourg), chef du dispositif, avait donné l'ordre aux effectifs se rapprochant de faire demi-tour" écrit dans son mail le policier.

" Le secteur était trop dangereux pour eux " affirme le policier qui accuse sa hiérarchie de les avoir "sacrifiés".

Les propos de ce policier ont été démentis par Luc-Didier Mazoyer, le directeur départemental de la police de Strasbourg:

"J'ai donné l'ordre au chef des Brigades anti-criminalité d'attendre le rassemblement  de tous les effectifs qui étaient dispersés en centre-ville, ce qui a duré tout au plus quelques minutes, pour qu'il puisse intervenir en toute sécurité avec l'appui d'une compagnie de CRS".

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Mardi 7 avril 2009

Emeutes à Strasbourg: c'est quoi cette histoire de mallette?

Trois jours après les faits, la polémique est toujours vive après les émeutes du quartier du Pont-du-Rhin en marge du sommet de l'Otan, samedi, à Strasbourg.


Et plusieurs questions sont toujours sans réponse:

-pourquoi, malgré un impressionnant dispositif policier, les forces de l'ordre ont-elles tant tardé à intervenir dans ce quartier défavorisé?

-la police française a-t-elle refusé l'aide de la police allemande, comme le laisse entendre un responsable syndical de la police allemande?

-des CRS ont-ils jeté des projectiles sur des manifestants, comme le dénoncent des manifestants sur Dailymotion?

Ce mardi, une histoire de valise contenant des infos sur le dispositif de sécurité du sommet, volée à un policier dans l'hôtel Ibis détruit par les casseurs, selon Le Parisien, pose une nouvelle question:

-cet hôtel Ibis incendié, emblématique des violences de samedi dans ce quartier, a-t-il été pris pour cible car une trentaine de policiers qui y logeaient pour le sommet, comme le précise encore Le Parisien?

Si, toujours selon Le Parisien, le parquet de Strasbourg ne commente pas, pour Michèle Alliot-Marie sur Europe 1 lundi soir, pas de doute: "Les poilciers (hébergés dans cet hôtel ndlr) étaient certainement visés."

Plusieurs messages, sur Internet, appelaient aussi à "casser des policiers": c'est ce qu'a ajouté la ministre de l'Intérieur.

Lundi, une dizaine de personnes ont été jugées en comparution immédiate à Strasbourg: 2 Français ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis et 3 Allemands à des peines allant de 3 à 6 mois de prison ferme.

Mardi, deux manifestants, un Russe et un Allemand, qui ont reconnu avoir participé aux incendies, samedi, ont été mis en examen et écroués.

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Dimanche 5 avril 2009

Dix personnes en garde à vue après des bagarres avec les policiers à la Foire du Trône






Dix personnes étaient en garde à vue dimanche matin après des bagarres ayant opposé samedi soir des jeunes aux forces de l'ordre à la Foire du Trône à Paris (XIIe arrondissement) a-t-on appris de source policière. Plusieurs policiers ont été blessés lors de ces incidents. 

Les premières échauffourées ont eu lieu samedi en fin de journée alors que la foire du Trône, qui ouvrait ce week-end, connaissait une affluence importante en raison notamment d'une météo clémente. Des policiers ont été pris à partie et ont interpellé six personnes. Elles sont entendues dans le cadre d'une procédure ouverte pour "port d'arme prohibé" et "violences volontaires à agent de la force publique".

Quatre autres personnes ont elles été interpellées vers 22h30 un peu plus loin dans la station de métro Reuilly-Diderot dans le XIIe arrondissement et sont soupçonnées de "rebellion" et de "violences volontaires sur agent de la force publique". Lors de ces incident plusieurs policiers ont été blessés. Une femme gardien de la paix a notamment été sérieusement touchée au niveau de la mâchoire.

"Un dispositif policier important avait été mis en place pour prévenir la venue de jeunes de banlieue", justifiait-on à la Préfecture de police. Le 9 avril 2007, un gardien de la paix avait été tué à la foire du Trône, mortellement blessé par un manège, alors qu'il tentait d'interpeller un jeune. AP

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Dimanche 15 mars 2009

15-03-2009 19:09 SOURCE Métro.

La police prise pour cible à deux reprises



Ce week-end, un guet-apens a été tendu aux Mureaux et un commissariat a été visé par des tirs à Montgeron...

Deux incidents se sont produits ce week-end en Ile-de-France au cours desquels des policiers ont été pris pour cible. Samedi soir, vers 20 h 30, des policiers sont tombés dans un “guet-apens” tendu par des jeunes aux MureauxMontgeron (Essonne), le commissariat de police a été visé par des tirs de fusil de chasse. (Yvelines). Dix d’entre eux ont été légèrement blessés par des tirs de plomb. Plus tard dans la nuit, vers 2 h 30 du matin,

Jets de pierres et fusil à pompe

Depuis une semaine, la situation était tendue aux Mureaux. Le 8 mars, un jeune âgé de 29 ans, originaire de la ville et connu des services de police, avait été abattu au péage de Courtevroult (Seine-et-Marne), lors d’une course-poursuite avec la police sur l’autoroute A 4. Mercredi et jeudi soir, les forces de l’ordre avaient été caillassées par des jeunes dans le quartier des Musiciens. La violence a été crescendo dans la ville, samedi vers 20 heures, quand une vingtaine de policiers ont été pris dans un guet-apens. “Les policiers ont été appelés avec les pompiers pour un incendie de voiture dans le quartier des Musiciens. Sur place, ils ont été visés par des projectiles variés auxquels ils ont riposté avec des grenades lacrymogènes”. Vers 21 h 30, dans le quartier de la Vigne-Blanche, un individu a fait feu avec un fusil à pompe. Vingt-quatre policiers ont reçu des projectiles de plomb et dix ont été légèrement blessés. Quarante cockails Molotov ont été retrouvés dans le quartier et huit jeunes ont été interpellés. Hier, un mineur de 17 ans était toujours en garde à vue. Quelques heures plus tard, à Montgeron (Essonne), 250 impacts de tirs de plomb étaient découverts sur la porte du commissariat. “Nous n’avons aucune piste pour l’instant, précisait hier le commissaire Aleu. Les images des caméras de vidéosurveillance, notamment sur l’avenue de la République, pourraient nous servir à retrouver l’auteur des tirs.” La police ignore encore si cette attaque avait un lien avec des personnes gardées à vue au moment des faits ou avec des affaires en cours. Mercredi, un garçon de 17 ans avait été légèrement brûlé au visage par un tir de pistolet d’alarme chargé à blanc, à l’intérieur d’un autocar scolaire, devant un lycée de Montgeron. L’auteur présumé du tir avait été interpellé.


Effectifs policiers en baisse

Trois syndicats ont exprimé leurs inquiétudes. “En 2004, le ministère de l’Intérieur nous promettait 108 000 gradés et gardiens de la paix en 2012. Au final, avec la révision générale des politiques publiques, nous ne serons que 100 000. Alors que les violences augmentent, les effectifs diminuent, il y a un problème”, commentait hier Nicolas Comte, du SGP-FO. Alliance et l’Unsa ont quant à eux demandé des sanctions exemplaires à l’encontre des agresseurs, souvent “récidivistes”.

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