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Lyon : quatre mises en examen pour tentative d'homicide

Par Boris Marchal Mis à jour le 31/01/2012 à 13:37 | publié le 31/01/2012 à 13:29 Réagir
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Dans la nuit de samedi à dimanche, un trentenaire a été tabassé, puis écrasé par une voiture. Quatre suspects, mis en examen, devraient être placés en détention provisoire.

La tentative d'homicide retenue. Mardi matin, les quatre auteurs présumés du tabassage d'un homme de 33 ans ont été mis en examen. Ils devraient être placés en détention provisoire dans la journée.

Les faits incriminés remontent à la nuit de samedi à dimanche. Il est 2 heures du matin, à Lyon. Deux couples marchent le long des quais de la Saône, pour se rendre en discothèque. Dans la rue, ils sont interpellés par quatre jeunes, au volant d'une Clio bleu marine. Sous l'emprise de l'alcool, ces derniers professent des insanités à l'encontre des deux femmes. Les hommes répondent. Et une bagarre éclate.

Projeté à terre, un homme est roué de coups par les quatre assaillants. Qui, non satisfaits de la violence déjà extrême de leur passage à tabac, remontent dans leur véhicule et roulent sur le corps de leur victime, allongée sur la chaussée. Sous le regard, terrorisé, de sa concubine. Hospitalisé, l'homme agressé souffre d'un gros hématome à la tête, d'un traumatisme crânien et d'hémorragies internes. Il a été plongé dans un coma artificiel. Son pronostic vital, mardi, restait engagé.

Une mise hors de cause, une nouvelle interpellation

Grâce aux témoignages des victimes, qui ont pris soin de relever la plaque d'immatriculation du véhicule, trois des jeunes agresseurs, âgés de 18 à 21 ans et originaires de la banlieue lyonnaise de Vénissieux, avaient pu être interpellés et placés en garde à vue dès dimanche. Puis, un quatrième suspect, petit frère (18 ans) du conducteur présumé, a été arrêté. «Il a été reconnu parce qu'il portait un T-shirt caractéristique, qui a été décrit par les témoins de la scène, indique Jean-Marc Rebouillat, chef de la Sûreté départementale du Rhône. Il ne s'était pas douché… Il dormait avec ce T-shirt».

Mais, mardi, un des quatre jeunes interpellés a été mis hors de cause. «Il n'a été reconnu par aucune des victimes. Et puis, l'exploitation de son téléphone portable lui fournit un alibi: au moment des faits, il n'était pas sur les lieux», explique ce commissaire divisionnaire.

Toutefois, entre temps, un cinquième individu a été interpellé. «Des gendarmes se sont souvenus que, la nuit de l'agression, peu après l'heure des faits, ils ont contrôlé une voiture avec les suspects, raconte-t-il. Bien sûr, ils ont relevé leurs identités. Et ce cinquième jeune était avec eux, dans le véhicule». Et de préciser: «Mais, pour l'heure, sa participation à l'agression n'est pas établie».

Les quatre suspects nient les faits

Tout au long de leur garde à vue, les quatre jeunes suspectés n'ont cessé de nier toute implication dans cette agression. Ils affirment avoir passé la nuit ailleurs, bien que «leurs alibis soient très contradictoires», selon le chef de la Sûreté départementale.

L'enquête, maintenant, doit s'atteler à déterminer lequel des quatre individus impliqués étaient au volant de la voiture. Il est le seul à pouvoir être poursuivi pour tentative d'homicide, soit une qualification criminelle. Les autres pourraient n'être poursuivis que pour «violence volontaire».

Selon les premiers éléments de l'enquête, c'est le plus âgé de la bande qui aurait pu être le conducteur. Il a été identifié ainsi par les trois victimes de l'agression. De plus, il était au volant du véhicule lors du contrôle de gendarmes, effectué après les faits.

Cet homme, suspecté de tentative d'homicide, est âgé de 21 ans et réside à Vénissieux. Ayant été interpellé à dix-sept reprises par le passé, il est bien connu des services de police lyonnais. Il venait, tout juste, de sortir de prison.

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  • Tabassé puis écrasé, un homme entre la vie et la mort

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    Par Boris Marchal Publié le 30/01/2012 à 15:12   
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    A Lyon, dans la nuit de samedi à dimanche, un trentenaire a été roué de coups par quatre jeunes, de 18 à 21 ans. Ses agresseurs lui ont ensuite roulé dessus avec leur voiture.

    Dimanche, 2 heures du matin à Lyon. Alors que deux couples sortent d'une boîte de nuit du quai Romain-Gailletton, le long de la Saône, ils sont pris à partie, sans raison apparente, par quatre jeunes de 18 à 21 ans. Les agresseurs présumés, originaires de Vénissieux, dans la banlieue de Lyon, s'en prennent à l'un des hommes, âgé de 33 ans. Dans la bagarre, celui-ci tombe à terre. S'en suit un passage à tabac d'une violence extrême.

    La victime reste allongée sur le sol. Mais les quatre jeunes n'en ont pas terminé avec lui: ils montent dans leur voiture, puis roulent sur le corps du trentenaire. Sous les yeux de sa compagne, et de l'autre couple.

    Hospitalisé, l'homme agressé souffre d'un gros hématome à la tête, d'un traumatisme crânien et d'hémorragies internes. Du fait de la gravité de son état, il a été plongé dans un coma artificiel. Son pronostic vital, lundi, restait engagé.

    Qui était au volant de la voiture?

    Les quatre agresseurs présumés, deux frères et deux de leurs amis, ont pu être interpellés dès dimanche matin, grâce à plusieurs témoins qui ont pris soin de relever la plaque d'immatriculation du véhicule. Connus des services de police lyonnais pour des faits de vol avec effraction, ils ont été placés en garde à vue. Celle-ci a été prolongée jusqu'à lundi soir.

    Pour Jean-Marc Rebouillat, directeur de la sûreté départementale du Rhône, il n'y a aucun doute sur l'implication des quatre individus interpellés dans l'agression: le propriétaire de l'automobile a été «reconnu sur photo» par des témoins du tabassage, d'après le quotidien Le Progrès. Reste toutefois à déterminer le rôle de chacun. Et, surtout, à savoir lequel de ces quatre jeunes conduisait la voiture, dans le but d'écraser la victime.

    Pour ce faire, les enquêteurs veulent recourir à des prélèvements d'ADN sur le volant. Mais, pour l'heure, le véhicule, qui a - mystérieusement - disparu, n'a pas été retrouvé.

À Sejnane, les salafistes tunisiens font la loi

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Par Arielle Thedrel Mis à jour l
Rencontre entre les salafistes et la population devant la grande mosquée, avant la prière de midi, le 10 janvier à Sejnane
Rencontre entre les salafistes et la population devant la grande mosquée, avant la prière de midi, le 10 janvier à Sejnane
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Près de Bizerte, des bandes d'islamistes radicaux tentent d'imposer leur ordre moral par la violence dans une petite ville livrée à elle-même.

À une heure de route de Bizerte, au cœur d'une verte vallée noyée sous les eucalyptus et les pins, Sejnane est devenue une curiosité sulfureuse. La presse internationale s'y bouscule depuis la publication, le 4 janvier, dans le journal arabophone Al Maghreb, d'un article explosif intitulé «Sejnane, le premier émirat salafiste de Tunisie».

L'enquête menée par Al Maghreb affirme qu'un groupe d'environ 250 intégristes a «talibanisé» cette petite ville de 45.000 habitants, y faisant régner sa loi pure et dure dans une impunité totale. Réputée pour ses poteries et ses champs de tabac, Sejnane ressemble pourtant, à première vue, à une bourgade tunisienne ordinaire avec ses cafés bondés, ses rues poussiéreuses et bruyantes, ses étals chargés d'oranges. Les «barbus» n'y sont pas plus nombreux qu'ailleurs et les niqabs plutôt rares.

À la Régie des tabacs, Rabah, un syndicaliste de l'UTT et ses collègues s'insurgent contre «une campagne de diffamation» orchestrée selon eux par les médias. Le problème, expliquent-ils, ce ne sont pas les salafistes, mais la précarité sociale, un chômage qui frappe plus de 60% de la population active, l'absence d'investissements et l'impéritie de l'État.

«Les salafistes ont le mérite d'attirer l'attention sur nos difficultés», se félicite Rabah en reconnaissant que ces derniers «font ce qu'il faut pour assurer la sécurité et nous défendre contre la spéculation, par exemple lorsqu'on a tenté de nous vendre la bonbonne de gaz 15 dinars.»

La jambe tranchée à l'épée

Yassine Zemali, 24 ans, se présente pourtant comme une victime des salafistes. Il marche avec des béquilles et exhibe une jambe bandée ainsi qu'un certificat médical attestant d'une blessure longue de 7 centimètres.

Yassine est photographe de mariage et le fils de l'ancien imam de la ville démis après la chute du régime Ben Ali. «Le 26 juillet dernier, raconte-t-il, en rentrant d'un mariage, alors que je m'apprêtais à acheter un paquet de cigarettes, une douzaine de salafistes m'ont attaqué. L'un d'eux m'a tranché la jambe avec une épée. Je suis tombé à terre et j'ai entendu l'un de ces hommes dire à celui qui m'avait frappé: si tu l'égorges, tu iras au paradis.»

À en croire Hassen et Yassine, les salafistes contrôlent l'une des sept mosquées de la ville, «la plus importante». L'imam chargé de la prière du vendredi serait l'un des leurs. «Il n'a que 22 ans et n'a même pas fait d'études secondaires, affirme Yassine. Il dit aussi qu'Ennahda et les salafistes, c'est la même chose.»

À en croire les deux hommes, la télé, les salons de coiffure pour dames, les fêtes de mariage et même les chapelets sont désormais «haram» (interdits par le Coran). Une jeune fille a été agressée parce qu'elle ne portait pas le hijab (le voile islamique).

Un homme qui vendait du vin a eu les doigts fracassés. «Ils rackettent aussi les commerçants et distribuent de l'argent ou des pâtisseries pour que les gens se taisent.» Le dépôt d'un riche commerçant qui refusait de payer sa «contribution» a été détruit.

Le collège de Sejnane est fermé depuis une dizaine de jours. «Un élève a giflé un professeur. Il est passé en conseil de discipline. Les salafistes ont exigé du directeur qu'il revienne sur sa décision. Le directeur a refusé. Le collège a été vandalisé.» Un autre professeur a été menacé de mort après avoir reproché à un élève de s'être habillé en «afghan».

Chiheb Maalaoui, 22 ans, ne quitte plus sa maison depuis qu'il a été tabassé, le 27 décembre, par un certain Achraf, «un jeune délinquant débauché par les salafistes». Chiheb a la main gauche bandée. «Je me suis blessé en repoussant l'épée d'Achraf, explique-t-il.

Ils étaient toute une bande et donnaient la chasse à ceux qu'ils considéraient comme des mécréants. Ils m'ont battu parce que je ne faisais plus la prière. Achraf a menacé de me tuer si je portais plainte. Il a dit: “Comme ça, j'aurais une bonne raison d'aller en prison”.» Mabrouk, le père de Chiheb, ajoute que les salafistes ont menacé d'incendier sa maison et que depuis il ne dort plus.

Selon Hassen, Yassine et Chiheb, les salafistes auraient transformé un centre d'aide sociale en prison. Le centre aujourd'hui est vide. Les fenêtres ont été cimentées. Des enfants y jouent tout autour au milieu d'immondices et lorsqu'on les interroge, ils affirment ne rien savoir.

Au siège du parti islamiste Ennahda, au pouvoir depuis les élections du 23 octobre, Mohammed Habib Saidane, responsable local, ne cache pas son embarras. Il se désole que «les gens aient peur désormais de venir à Sejnane» et assure que «cette histoire est très exagérée». La vérité, dit-il, est que des notables locaux de l'ancien RCD (le parti de l'ex-président Ben Ali) «ont gonflé quelques incidents isolés pour discréditer Ennahda et nous empêcher de récupérer les biens immobiliers qu'ils avaient confisqués».

Pour redorer le blason de sa ville et de son parti, Mohammed Habib Saidane a invité deux jeunes fondamentalistes à s'expliquer. L'un d'eux, Sabeur Mechergui, 24 ans, dit avoir fait des études d'informatique et de gestion. Tout comme son compagnon qui porte le chèche, Sabeur n'est pas très bavard, mais il est aimable et l'on ne peut s'empêcher de penser que ce beau garçon souriant a été mobilisé pour servir de vitrine politiquement correcte du salafisme. Une appartenance idéologique qu'il récuse d'ailleurs prudemment car elle a pris, regrette-t-il, «une connotation péjorative».

Entre les islamistes conservateurs d'Ennahda et les intégristes du parti Hizb al-Tahrir, il ne voit pas de différences. «Nous sommes tous frères», dit-il. Sabeur se présente donc comme «un bon musulman qui veut suivre l'enseignement du Prophète» et qui s'efforce d'«aider et de protéger la population». Il assure que contrairement à ce que le journal Al Maghreb affirme, il n'y a ni émir, ni tribunal, ni prison islamistes à Sejnane.

«Nous ne cherchons pas à nous substituer aux autorités légales, mais si nous voyons commettre une injustice, nous tentons de nous y opposer.» Par exemple, lorsque «des délinquants» ont squatté des locaux de la mairie «pour boire de l'alcool», «la société civile» est intervenue pour «fermer ces lieux devenus malsains».

Sabeur affirme lui aussi que toute cette affaire est un complot ourdi par des «capitalistes du RCD pour diviser le camp islamiste».

Pas de gâteaux de Nouvel An

Hassen n'a pourtant rien d'un «capitaliste». Il vit dans un taudis de six mètres carrés à la périphérie de la ville. Un tableau représentant La Mecque tente désespérément d'égayer ce logement déprimant.

Hassen raconte que le 22 juin dernier, alors qu'il sortait de la mosquée après la prière de l'aube, des hommes l'ont tabassé à la suite d'une altercation verbale. «Ils m'ont battu parce que je n'étais pas d'accord avec eux quand ils ont affirmé que le tabac est haram. J'ai porté plainte, mais sans résultat. Depuis, j'ai peur. Je suis un homme pieux, mais je n'ose plus aller prier à la mosquée.»

À Mateur, la ville voisine, Fethi Maghraoui, enseignant et membre de l'enquête menée le 7 janvier par la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), confirme que Sejnane est devenue une zone de non-droit. «L'État y est absent et les salafistes en profitent pour remplir le vide.

Deux jours après la visite de la Ligue, Ennahda et les salafistes ont organisé une marche. Beaucoup de gens, terrorisés, refusent aujourd'hui de parler et moi-même j'ai été menacé.» Fethi raconte que pendant la campagne électorale, un candidat du Parti communiste ouvrier tunisien (POCT) a été sauvagement battu et que la police de Sejnane (cinq ou six hommes à l'époque) n'est pas intervenue.

De même, la veille du jour de l'An, «les salafistes ont interdit la vente d'alcool et de gâteaux sous prétexte que c'est une fête chrétienne». Selon les témoignages recueillis par Fethi, les nouveaux maîtres de Sejnane recrutent des jeunes payés entre 100 et 200 dinars par mois pour «porter la bonne parole».

Ils disposeraient de Mobylettes, arboreraient des chèches et seraient surtout actifs la nuit. Leur chef serait un ancien djihadiste du groupe armé de Soliman proche d'al-Qaida. Le groupe avait été démantelé en janvier 2007 alors qu'il s'apprêtait à passer à l'action.

Condamné à 104 ans de prison, Hichem Mechergui a été libéré lors de l'amnistie générale décrétée après la révolution. Il serait originaire de Sejnane.

Depuis la visite de la LTDH et l'agression d'un journaliste de France 24, des renforts policiers ont été dépêchés à Sejnane. Les salafistes n'auraient pas mis un terme pour autant à leurs méthodes expéditives.

Appel à témoins dans l'affaire du violeur en série parisien

Par Flore Galaud Mis à jour l
Cliché tiré d'une caméra de videosurveillance d'un distributeur du XIV.
Cliché tiré d'une caméra de videosurveillance d'un distributeur du XIV.
 

La police parisienne a diffusé des photos de l'homme recherché pour avoir commis trois viols, deux à Paris et un à Etampes, à la fin du mois de décembre. Un numéro vert a été mis en place.

Trois viols d'une extrême violence commis par le même homme en seulement cinq jours: les enquêteurs parisiens sont sur le qui-vive. Un homme d'une trentaine d'années, de type africain, est activement recherché après s'en être pris à trois jeunes femmes, à Paris et à Étampes (Essonne) fin décembre. L'État-major de la Police Judiciaire de Paris a décidé vendredi de diffuser des photos de cet homme, après la publication, jeudi, d'un portrait-robot du suspect dans Le Parisien. «Ce portrait ne ressemble pas à l'homme que nous recherchons, nous avons donc décidé de publier une photo du suspect», a indiqué dans les locaux du 36 quai des Orfèvres, Christian Flaesch, directeur de la PJ. Ce dernier a admis que l'individu recherché est «dangereux».

 


Cliché tiré d'une caméra de videosurveillance d'un distributeur du XIVe.

Ces photos sont tirées de caméra de vidéosurveillance d'un distributeur bancaire du XIVe arrondissement de Paris, où le suspect a contraint l'une de ses victimes à retirer de l'argent. Selon les indications données par la PJ, le suspect, de corpulence normale, mesure entre 1m70 et 1m75. Il a le crâne rasé, le visage ovale aux traits fins, et porte des scarifications au niveau des deux tempes, peut-être en forme de losange. Aux moments des agressions, il était vêtu d'un blouson de cuir ou daim marron foncé, d'un jean bleu foncé et portait des chaussures noires.

Le suspect est droitier, fumeur, et était alcoolisé au moment de certains faits. Il s'exprime très bien en Français. Toute personne susceptible d'apporter des informations sur cet homme est invitée à contacter le numéro vert 0800 00 27 08 ou à adresser un courriel à ppj-appelatemoin@interieur.gouv.fr

La première agression remonte au 23 décembre, vers 01h30 du matin. Près de la porte d'Orléans, dans le XIVe, Camille*, une jeune femme de 29 ans blonde aux yeux bleus, rentre chez elle après une soirée entre amis. Alors qu'elle ouvre sa porte, un homme armé lui saute dessus et parvient à rentrer avec elle dans l'appartement. Après lui avoir soutiré de l'argent, il la viole, alors que des membres de sa famille dorment dans les pièces d'à côté. «Il a menacé d'aller s'en prendre à sa famille. Elle était terrorisée, alors elle n'a pas opposé de résistance», confie une source policière. Il force ensuite sa victime à se rendre à un distributeur pour se faire remettre de l'argent. Les enquêteurs disposent d'images du suspect tirées d'une caméra de cette banque.

Poignardée alors à dix-neuf reprises

Le même jour, à 8h30 heures du matin, l'individu attaque une autre jeune femme, cette fois dans le XVe, près du métro Convention. La victime, jeune trentenaire, est elle aussi blonde aux yeux bleus. Il parvient à lui soutirer sa Carte bleue et son code puis essaye d'abuser d'elle. Mais elle se débat: son bourreau la poignarde alors à dix-neuf reprises, avant de la violer. Laissée pour morte, elle parvient à ramper jusqu'à la loge de sa concierge qui prévient les secours. Hospitalisée dans un état grave, elle a pu quitter récemment l'hôpital.

Le 28 décembre, vers l'heure du déjeuner, l'individu se trouve dans une cité d'Étampes. Là, après avoir abordé une adolescente de quinze ans, en lui demandant notamment si «elle connaît une certaine Noumia*», il la force, sous la menace d'un couteau, à monter chez elle. Mais la jeune fille se débat: l'homme la poignarde alors deux fois puis tente de l'étrangler, avant de la violer. Il quitte ensuite les lieux après s'être excusé et lui avoir dérobé de l'argent, comme pour ses deux autres victimes.

Selon nos informations, c'est ce dernier crime qui pourrait intéresser plus particulièrement les enquêteurs. Des images tirées de caméras de la municipalité montrent le suspect marchant d'un pas plutôt assuré dans le quartier. «Nous ne souhaitons pas tirer de conclusions hâtives. Mais il est vrai que sur les images, il a l'air de bien connaître les lieux. Et il y a la piste de cette jeune femme, “Noumia*” qu'il recherchait. S'agissait-il d'un prétexte pour aborder sa victime ou connaît-il réellement cette femme? L'enquête le déterminera.»

*Les prénoms ont été modifiés.

Deux policiers frappés en contrôlant une femme voilée

Deux policiers d'Evry, qui s'apprêtaient à verbaliser une femme intégralement voilée, ont été insultés et frappés par des membres de sa famille. Malgré les blessures des fonctionnaires, les agresseurs ont été relâchés.

La Rédaction | RMC.fr | 09/12/2011
 
© Reuters    
La scène s'est déroulée mercredi en début de soirée, dans un centre commercial d'Evry (Essonne). Deux policiers de la BAC aperçoivent une femme intégralement voilée, fait désormais puni d'une amende de 150 euros. Ils s'approchent d'elle et lui expliquent qu'elle est en train de commettre une infraction. Mais décident de se contenter d'un simple rappel à la loi, renonçant à la verbaliser. C'est alors que le mari et le frère de la contrevenante arrivent. Ils insultent les policiers et les bousculent, allant jusqu'à rameuter des jeunes pour leur prêter main forte. Bilan: blessures à l'épaule et contusions pour les deux fonctionnaires. Interpellés, les agresseurs comparaîtront pour outrage, rébellion et menace sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Mais ont été remis en liberté.

10 voitures brulées à Paris : la Saint Sylvestre commence tôt cette année

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On se souvient que Brice Hortefeux, début janvier 2011, avait déclenché un remous médiatique, en refusant de divulguer le nombre de voitures brûlées durant la nuit de la St Sylvestre.
 
La gauche s’en était émue, parlant même de cruauté anti-jeunes, en considérant que ce black out privait les « jeunes » incendiaires de toute possibilité de comparer leur score à celui des années précédentes.
 
Le chiffre avait été plus tard annoncé : 117 voitures brûlées dans toute la France. 
 
Comme ce chiffre était en léger recul de 20%, les « jeunes » ont donc décidé de mettre les bouchées doubles, et ont ouvert la saison samedi vers 5 heures du matin, à Paris 20e, rue Constant Berthaut.
 
Le bilan est de dix voitures brûlées, un magasin en flammes, et quatre blessés. On ne sait encore pas grand chose sur les raisons de ces incendies qui ont atteint des voitures qui ne se trouvaient pas cote à cote.  
 
Les médias considèrent que ces incivilités sont le résultat de la crise économique, du chômage, du désœuvrement d’une certaine jeunesse issue de l’immigration, et qu’il ne faut pas stigmatiser un groupe de pyromanes contre un autre au risque de faire le feu du Front National. Ils recommandent cependant, dès lors qu’on se rapproche des fêtes de fin d’année, de ne s’aventurer dans les rues la nuit qu’en combinaison anti-feu et armé d’extincteurs.
 
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous : 
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
 
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