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Le parti socialiste

Le Point.fr - Publié le 15/02/2012 à 08:20 - Modifié le 15/02/2012 à 09:11

François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, ici en 2010.

François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, ici en 2010. © Miguel Medina / AFP


Vous revenez sur la polémique déclenchée à gauche par la phrase de François Hollande, qui a dit à un journal anglais qu'il n'y a "plus de communistes en France". Votre parti pris : Hollande a marqué un but... contre son camp.

François Hollande aime le football, on le sait. Au football, on dirait qu'il est allé jouer à l'extérieur en accordant un entretien à ce journal anglais (The Guardian) : son objectif était clairement de rassurer les dirigeants britanniques avant sa visite à Londres, particulièrement les milieux financiers, qui ont frémi en l'entendant déclarer la guerre au "monde de la finance" dans son discours du Bourget. Le résultat, c'est que sa petite phrase sur la disparition des communistes a peut-être été apaisante à Londres, mais elle a beaucoup irrité à Paris - elle a même provoqué des rougeurs au PC (ce qui est bien le moins) et Jean-Luc Mélenchon s'est empourpré (ce qui est habituel). Au-delà des postures des uns et des autres, c'est une vexation qui peut laisser des traces. François Hollande n'a pas commis beaucoup d'erreurs jusqu'à présent, en voilà une.

Ce qu'il a dit, c'est qu'il n'y a pas de raison de craindre un retour de la gauche et que la situation a changé par rapport à 1981, quand les communistes étaient au gouvernement... Il a tort ?

Son constat est juste, mais il a évidemment un sens politique - surtout quand il se flatte que la gauche au pouvoir ait "libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance". Bien sûr que le PC n'est plus ce qu'il a été, mais le dire de cette façon (même s'il a atténué dans un deuxième temps), il est logique que ça semble une provocation à ceux qui soupçonnent déjà François Hollande de négliger sa gauche pour préparer une alliance au centre. Et ça offre une occasion idéale à Jean-Luc Mélenchon pour dénoncer le double langage du PS. Sans doute que derrière ce mot malheureux, il y a chez François Hollande le sentiment de dominer son camp : le vote utile joue pour lui et les sondages montrent que le vote ouvrier lui est bien plus favorable qu'à Mélenchon. Mais il y a aussi ce qui est son défaut habituel : l'autosatisfaction, la vanité même. N'est pas François Mitterrand qui veut.

Justement, cette position vis-à-vis des communistes, est-ce que ce n'est pas tout simplement l'héritage de François Mitterrand ?

C'est sûrement comme cela que l'entend François Hollande. Encore faut-il rappeler que Mitterrand a réussi à réduire puis à marginaliser le PC en l'obligeant à s'allier avec lui, sur un programme commun de gouvernement puis sur une liste de grandes réformes sociales. C'est l'expérience gouvernementale qui a tué le PC. La phrase de François Hollande, si on l'entend bien, signifie que s'il l'emporte, il n'y aura ni grand projet social (ça, on l'avait compris, mais il est vrai que la crise l'interdit) ni ministres communistes. Donc si ce n'est pas le refus explicite de tout accord avec le Front de gauche, ça y ressemble énormément. Or Georges Marchais a fait 15 % en 1981 et Mitterrand ne pouvait pas s'en passer. Rien ne dit que François Hollande pourra se passer d'un Mélenchon à 8 ou 10 %.

Vous croyez qu'il fait le pari que Jean-Luc Mélenchon sera obligé de le soutenir au second tour ?

C'est certain - et, sur ce point, il a raison. Seulement Mélenchon dit bien qu'il ne bradera pas ses propres positions. Il dit aussi que ce sera à François Hollande de convaincre les électeurs du Front de gauche qu'ils ont intérêt à voter pour lui. Dans cette perspective, son interview anglaise n'est pas du meilleur effet. On ne peut pas être en même temps le candidat de la City et le candidat des cités.

Les ambiguïtés de l'immigration "intelligente" du candidat Hollande

ANALYSE | LEMONDE | 09.02.12 | 13h45

 
 

 

Jeudi 27 janvier 2012, François Hollande défendait - lors d'une émission sur France 2 - le concept "d'immigration intelligente" - ici, le 6 février 2012 à Dijon.

Jeudi 27 janvier 2012, François Hollande défendait - lors d'une émission sur France 2 - le concept "d'immigration intelligente" - ici, le 6 février 2012 à Dijon.REUTERS/REGIS DUVIGNAU

Le concept "d'immigration intelligente", lâché de façon un peu impromptue par François Hollande, jeudi 27 janvier, à l'occasion du débat qui l'opposait à l'ancien premier ministre Alain Juppé sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes", sur France 2, ne cesse d'interroger, depuis, tous ceux qui s'intéressent à la question migratoire en France.

Dit avec l'air bonhomme de M. Hollande, ce beau mot est d'abord apparu nettement moins clivant que les concepts d'immigrations "choisie" ou "subie", développés par Nicolas Sarkozy en 2007. Mais au regard du programme du candidat socialiste sur l'immigration, constitué en tout et pour tout de quatre phrases et sept lignes, il est aussi venu mettre en exergue la malléabilité de l'adjectif.

Sur le plan du discours, certes, la ligne semble claire : M. Hollande "n'aura pas besoin de stigmatiser pour parler immigration", assure Mireille Le Corre, en charge du pôle "immigration-intégration" dans l'équipe de campagne du candidat socialiste. La volonté de M. Hollande d'accorder le droit de vote aux élections locales aux étrangers devrait l'obliger, effectivement, à adopter un ton plus consensuel que Nicolas Sarkozy.

Cette proposition d'ordre surtout symbolique se trouve toutefois contrebalancée par une position plus rigide sur la "lutte contre l'immigration irrégulière". Le candidat socialiste la décrit dans son programme comme "implacable". Des accents sécuritaires nouveaux dans sa bouche, qui n'ont rien à envier à ceux de la majorité et dénotent une volonté d'éviter les procès en angélisme tout en rassurant l'électorat le moins libéral sur ce thème. "Il n'y aura pas d'objectifs chiffrés" mais "il y aura des éloignements (des expulsions)", défend ainsi Mme Le Corre, en prononçant un mot que peu de socialistes se risquent à lâcher alors que beaucoup, dont M. Hollande, ont longtemps dénoncé la brutalité de cette procédure. A ce titre, aucune proposition d'aménagement de la très polémique "rétention administrative" n'apparaît non plus dans son programme.

"AU CAS PAR CAS"

La proposition de "régulariser" les étrangers en situation irrégulière "au cas par cas sur la base de critères objectifs", témoigne du même exercice d'équilibrisme. Le "cas par cas" est aujourd'hui la règle appliquée par toutes les préfectures. C'est elle qui donne lieu à l'"arbitraire" tant dénoncé par les associations.

Mais pour ménager à l'inverse, les inquiétudes de son électorat le plus humaniste, M. Hollande propose dans le même temps des critères "objectifs" à ce traitement. Ces critères reposeront sur "la durée de résidence, le lien avec l'emploi et les attaches familiales, notamment la scolarisation des enfants", détaille Mme Le Corre. Mais, là encore, ce sont déjà ces critères qui sont pris en compte par les préfectures.

L'enjeu, si M. Hollande est élu, résidera donc dans le degré de précision de ces paramètres. Ce sont eux qui permettront - ou pas - une régularisation "large", comme l'appelait de ses voeux le Parti socialiste dans sa dernière motion sur l'immigration adoptée en novembre 2009. Le mot a disparu du vocabulaire lors des primaires de 2011.

L'ambiguïté demeure enfin, dans le programme de M. Hollande, sur ce qui constitue pourtant, aujourd'hui, le coeur des difficultés des nouveaux immigrés en France : la politique des titres de séjour. En raison de leur durée limitée (généralement un an renouvelable), ils maintiennent éloignés des bons logements et du crédit leurs titulaires et renforcent les concentrations dans les quartiers défavorisés.

Sur ce sujet, le candidat socialiste se contente d'annoncer qu'il "sécurisera" l'immigration légale. Reprendra-t-il, plus tard, les propositions de son porte-parole Manuel Valls qui prônait encore, à l'automne, l'instauration de cartes de cinq ans et dix ans renouvelables automatiquement ? Rien ne le dit. L'immigration c'est la mondialisation, et sur ce dernier sujet, le candidat Hollande, pour l'heure, apparaît toujours tenté par le protectionnisme.

Elise Vincent


Le Point.fr - Publié le 09/02/2012 à 10:15 - Modifié le 09/02/2012 à 13:14

Christophe Borgel et Razzy Hammadi, candidats aux législatives, auraient bénéficié des largesses de sociétés de conseil auprès d'offices HLM.

Photo d'illustration

Photo d'illustration © Valinco / Sipa

 


L'argent des HLM a-t-il servi à financer le train de vie de deux candidats socialistes aux législatives : Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, maire-adjoint de Villepinte (93), conseiller régional d'Ile-de-France et candidat aux législatives 2012 en Haute-Garonne ; et Razzy Hammadi, ancien président du MJS et candidat à la députation à Montreuil (93) ? Ont-ils bénéficié de rémunérations de complaisance au sein de la société MAAT, spécialisée dans le conseil aux bailleurs sociaux, et de Montalivet Gestion, sa filiale, chargée du recouvrement de loyers impayés ?

Un rapport remis le 31 décembre dernier au tribunal de commerce de Paris et rédigé par un expert-comptable le suggère fortement. Alors que l'état de cessation de paiement est avéré dès l'été 2008, MAAT rémunère Christophe Borgel à hauteur de 57 000 euros. À l'époque, l'ancien président de l'Unef-id était inspecteur de l'académie de Paris, poste qu'il occupe jusqu'en 2011. Les factures de ces prestations n'ont pas été retrouvées par l'expert-enquêteur. "Christophe Borgel n'est pas salarié proprement dit mais partenaire. Je n'ai jamais été informé des résultats commerciaux tangibles de ce partenariat."

Emploi fictif ?

Cette même année, MAAT se rend au Congrès des organismes HLM à Cannes. L'entreprise loue un voilier où ses convives se restaurent au son d'un orchestre. Coût total pour le prestataire des HLM : 180 714,27 euros dont 31 000 euros pour le traiteur ! Si Borgel a pu recevoir une rémunération de complaisance, Razzy Hammadi, lui, est carrément soupçonné d'avoir été un salarié fantôme : "Il convient de s'interroger sur la réalité de la prestation salariée pour Razzi Hammadi qui a perçu 23 800 euros bruts en 2008 et 45 715,26 euros bruts en 2009", conclut l'expert qui a épluché les documents de la PME durant neuf mois et auditionné les cadres dirigeants et les employés. "Je n'ai pas pu constater de résultats commerciaux à mettre à son actif", témoigne dans le rapport le numéro deux de l'entreprise.

En outre, selon le rapporteur, l'activité de la société Montalivet Gestion - "le recouvrement de créances" - est interdite par un tiers non-HLM, sauf dérogation de la préfecture.

Interrogé par Le Point, Christophe Borgel affirme que ses prestations pour la PME ont bel et bien existé et qu'il détient les éléments à disposition de la justice. Pour lui, la loi autorise des activités rémunérées pour un fonctionnaire, notamment dans le domaine de la formation. Razzy Hammadi, lui, est plus précis : "J'ai été embauché comme simple salarié de 2008 à 2009 avec un salaire de 2 300 euros. Je partageais mon bureau quotidiennement avec une dizaine d'autres consultants et, comme l'ensemble des autres salariés, lorsque nous avons commencé à ne plus être payés nous avons pris nos dispositions avec la déléguée syndicale, pour nous défendre et partir."

Audience civile imminente pour DSK aux États-Unis

Par Marie-Amélie Lombard Publié le 07/02/2012 à 23:38 
Rien n'oblige DSK ou Nafissatou Diallo à être présents, mais ils sont libres d'assister aux débats s'ils le souhaitent.
Rien n'oblige DSK ou Nafissatou Diallo à être présents, mais ils sont libres d'assister aux débats s'ils le souhaitent. Crédits photo : MIGUEL MEDINA/AFP
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Le juge du Bronx va convoquer les avocats des deux camps pour obtenir des précisions sur des points-clés, notamment celui de l'immunité diplomatique.

Une première audience va bientôt réunir les avocats de Dominique Strauss-Kahn et de Nafissatou Diallo dans le cadre de la procédure civile qui les oppose aux États-Unis. Le juge Douglas McKeon, chargé du dossier au tribunal du Bronx, va convoquer les deux camps pour une audience dite d'oral argument, d'«ici deux à trois semaines», a indiqué mardi au Figaro le bureau du magistrat.

Au cours de cette discussion, chaque partie devra présenter sa position et, surtout, répondre aux questions du juge. Saisi du dossier depuis août, Douglas McKeon souhaite, explique son entourage, obtenir des précisions sur tel ou tel point clé. En principe, les débats ne devraient pas durer plus de quelques heures, estime-t-on au tribunal du Bronx. Rien n'oblige DSK ou Nafissatou Diallo à être présents, mais ils sont libres d'assister aux débats s'ils le souhaitent.

Ce n'est qu'après cette audience que le juge McKeon - qui n'est pas tenu par des délais - sera amené à se prononcer sur les conclusions («motions») déposées par les conseils de DSK et de la femme de chambre, qui n'a pas repris son travail au Sofitel.

L'immunité, «sujet complexe»

Parmi les questions soulevées, celles de l'immunité diplomatique que lui aurait conférée son statut de directeur général du FMI a été soulevée par DSK. À l'appui de leur demande, ses avocats emmenés par Me William Taylor, du barreau de Washington, ont produit une abondante jurisprudence. «Le sujet est complexe», notent en général les juristes, même si plusieurs avocats américains ont estimé que cette requête avait peu de chances d'aboutir. En tout état de cause, le juge McKeon, qui a pu multiplier les consultations d'experts, devra trancher cette question.

La procédure civile, engagée le 8 août par l'employée du Sofitel, n'avait pas connu d'étape importante depuis octobre. Le choix, par Nafissatou Diallo, du tribunal du Bronx semblait être motivé par l'idée que des jurés de ces quartiers de New York à majorité noire lui seraient plus favorables. Les lawyers restent extrêmement discrets sur leurs stratégies respectives.

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Pas de transaction annoncée

Cependant, les avocats de la jeune Guinéenne, Me Kenneth Thompson et Douglas Wigdor, ont affiché leur intention d'exploiter l'affaire française du Carlton dans la procédure américaine. «Nous cherchons à accumuler des preuves sur le comportement violent de M. Strauss-Kahn vis-à-vis des femmes», affirmait Me Wigdor au Figaro fin novembre lors d'un passage à Paris.

Depuis que le procureur Cyrus Vance a abandonné ses poursuites pénales pour agression sexuelle, la procédure civile est l'unique dossier où l'ancien patron du FMI est mis en cause (il n'a pas encore été interrogé par les juges de Lille dans l'affaire du Carlton). Ses enjeux financiers sont énormes, plusieurs millions de dollars pouvant être réclamés par la plaignante.

Enfin, la procédure peut toujours donner lieu à une transaction avant le procès - comme dans 80 % des cas aux États-Unis. «Nous n'avons à ce jour pas d'indication d'une éventuelle négociation», notait mardi le bureau du juge McKeon. Mais rien n'oblige les parties à prévenir le tribunal.

Vraiment pas de quoi se réjouir...
..à moins d'être socialiste !

312530 -copie-1 L'équipe de campagne de François Hollande :
- Chef de Cabinet ………………. : Faouzi LAMDAOUI
- Porte parole ……………………. : Najat BELKACEM
- Sécurité …………………………. : F. REBSAMEN
- Secrétaire Général ……………. : Nacer MEDDAH
- Chargé de missions …………. : Safia OTOKORÉ
- Organisation …………………… : J. SIMA
- Représentant …………………… : Ali SOULANE
- Secr. Général du P. S. ………… : Harlem DÉSIR
- N° 2 ……………………………….. : Malek BOUTIH
Faouzi Lamdaoui : né le 14 novembre 1962 à Constantine (Algérie).
(double nationalité franco-algérienne)

Najat Belkacem :née le 4 octobre 1977 à Beni Chiker au Maroc, 6e adjointe au
maire de Lyon. Membre du conseil de la communauté marocaine à l’étranger depuis décembre
2007. (double nationalité franco-marocaine)

François Rebsamen né à Dijon, maire de Dijon. A été condamné par le tribunal
administratif de Dijon à 1 an d'inéligibilité pour avoir utilisé le bulletin municipal
"Dijon, notre ville" pour ses intérêts personnels.
François Rebsamen a démissionné de son siège d'administrateur de la banque
soutenue par l'argent public quand Le Canard enchaîné eut révélé le montant de
ses jetons de présence, 20 000 euros en 2007

Nacer MEDDAH : double nationalité franco-algérien, préfet limogé il rejoint
l'équipe de François Hollande, il est nommé secrétaire général de la campagne.

Safia Otokoré (née le 17 octobre 1969 à Djibouti) double nationalité franco
somalienne.
Spécialiste du parachutage elle déclare : « Le parachutage fait partie de notre
culture, au PS : Jospin, Hollande, Ségolène, Lang, Montebourg tous ont été
parachutés. L'ancrage se fait après. Si je suis désignée à Trappes, je prends
l'engagement de m'y implanter ». Sur son blog, le député-Maire d’Elancourt (78),
Jean-Michel Fourgous s’interrogeait ainsi malicieusement : « Au fait, est-il exact
que Mme Otokoré touche toujours des émoluments de la Région Bourgogne
alors qu'elle déclare habiter Elancourt depuis un an ? Qu'en pensent les
contribuables Bourguignons ? »

Harlem DÉSIR : ancien président de sos racisme,
De novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il est président de SOS Racisme, il est également
salarié par l'« Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants », basée à Lille
en tant que « formateur permanent » et il perçoit pour cet emploi fictif, un salaire mensuel brut de
10 500 francs soit 2 666 euros en valeur actualisée1617. Cela lui vaut d'être condamné, le
17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus
de biens sociaux18.
Harlem Désir aurait également bénéficié de la clémence de François Mitterrand : une amnistie
concernant une dette de 80 000 francs au Trésor public, relative à des amendes de
stationnement (décision de justice du 9 mai 1992) alors qu'il était président de SOS Racisme19.

Malek BOUTIH : double nationalité franco-algérien, ancien président de sos
racisme,
battu aux législatives de 2007.

Lettre de François Hollande à l'occasion de l’Aïd-al-Fitr

Madame, Monsieur, chers amis,
Il y a plus d’un siècle, Jean Jaurès définissait par ces mots sa vision du vivre-ensemble entre
citoyens issus des deux rives de la Méditerranée : « l’action socialiste se produira, en chaque
pays, avec d’autant plus de force et d’autorité qu’elle sera universelle et universellement
probe, et que nul ne pourra y soupçonner un piège ».
Ces jours-ci, nous célébrerons la grande fête de solidarité et de partage qu’est l’Aïd-al-Fitr. A
l’issue du mois de jeûne du Ramadan, temps fort de joie, d’échange de voeux et de présents,
elle illumine la vie et les demeures de millions de nos compatriotes de culture musulmane.
Issue d’une longue tradition et porteuse de riches héritages culturels, par les valeurs
qu’elle porte et l’idéal social qu’elle vise, elle s’inscrit pleinement dans cette démarche
d’universalité.
A nous tous, élus, citoyens, d’y oeuvrer, pour reprendre les termes de Jaurès, par la probité
de notre action, veillant à l’égalité devant la loi, aux droits et à la dignité de chacun. Alors
seulement, toute la richesse culturelle de notre pays retrouvera sa place au coeur de notre
société.
Je souhaite, à chacune et à chacun, une très bonne fête de l’Aïd-al-Fitr.
François Hollande
Tous les français ont pu voir que l'islam "s'inscrit pleinement dans une démarche
d'universalité au moment des "printemps arabes", "révolutions de Jasmin" avec
l'instauration systématique de républiques islamiques fondées sur la charia, et le sort
"très enviable" réservé aux chrétiens dans ces nouvelles "démocraties" comme partout
ailleurs dans les pays musulmans.
Tous les français ont pu voir que les "tunisiens de France" edbcba3de78d8456375c60efb4f23bd9ont voté massivement pour les
candidats islamistes tunisiens.
Dans le même élan, Vincent Feltesse, (Président socialiste de la Communauté Urbaine
de Bordeaux et responsable de la campagne de François Hollande sur internet) en
rajoute une louche en direction des musulmans, sur son compte twitter :

Harlem Desir


« A l’occasion de l’Aïd el-Fitr, Aidkoum Moubarak à tou-te-s ! »
Il aurait pu tout aussi bien ajouter : "Allah Akbar les amis !
François Hollande et ses amis sont prêts à tout pour être élus, flatter dangereusement les
musulmans, s'assoir sur le principe de laïcité partout en France - qu'en aurait dit Jaurès
!!?? - et même à passer des coups de fil anonymes :
http://www.dailymotion.com/video/x5o73s_hollande-demasque-coup-de-filanony_
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Guéant accusé d'être un "rabatteur de voix FN"

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Par Associated Press - Il y a 2 heures 3 min
 

PARIS (AP) - L'équipe de campagne de François Hollande a accusé dimanche la droite de courtiser les électeurs du Front national, au lendemain du discours dans lequel Claude Guéant a estimé que "toutes les civilisations ne se valent pas".

Du côté du gouvernement, le ministre de l'Economie François Baroin a assuré sur Europe-1 que son collègue de l'Intérieur est un "profond républicain", tandis que le ministre de la Défense Gérard Longuet a jugé sur RTL qu'il "faut condamner le relativisme qui consiste à dire: tout s'équivaut".

Harlem Désir, ancien président de SOS Racisme, traite Claude Guéant de "rabatteur de voix FN". Sur son compte Twitter, le dirigeant socialiste qualifie les propos de l'ancien secrétaire général de l'Elysée de "provocation pitoyable", signe à ses yeux que la majorité UMP est en "perdition électorale et morale".

A l'origine de cette colère rose, une allocution prononcée samedi par le locataire de la place Beauvau devant des membres de l'UNI, une organisation étudiante de droite.

"Il y a des comportements qui n'ont pas leur place dans notre pays, non parce qu'ils sont étrangers mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle en particulier de la dignité de la femme et de l'homme", a ainsi déclaré M. Guéant, selon le prononcé du discours transmis dimanche à l'Associated Press par un de ses conseillers.

"Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas", a déclaré le ministre, dont les propos étaient rapportés par Louis de Raguenel, chargé de mission internet au sein de son cabinet.

"Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique", a poursuivi le ministre de l'Intérieur, selon la même source. "En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation".

Ce n'est pas l'avis du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande. Dans un communiqué, le porte-parole de sa campagne Bernard Cazeneuve considère que "l'amour de la démocratie et de la liberté doit interdire à tout républicain d'établir une quelconque hiérarchie dans l'humanité".

"Théoriser le conflit des civilisations, c'est diviser et abaisser la République!" met en garde M. Cazeneuve. "En affirmant la supériorité de notre civilisation sur les autres, Claude Guéant révèle une fois encore la dérive d'une droite en perdition, prête à tous les abandons pour préempter le fonds de commerce du Front national".

"Claude Guéant est un profond républicain", a assuré François Baroin au "Grand Rendez-vous", en relevant que la "période électorale" favorisait "l'exploitation" de ses propos. Déplorant "une polémique de plus", le ministre de l'Economie a confié son opinion personnelle: "Je préfère la liberté, l'Etat de droit, la démocratie (...) plutôt que l'oppression des femmes et la tyrannie". "Je ne vois pas très bien quel républicain peut contester cette position", a-t-il ajouté.

Citant comme exemple le port de la burqa, M. Baroin a estimé que certains intégristes musulmans tentaient d'"enfoncer un bélier dans un élément fondamental de notre pacte républicain, qui est tout simplement la dignité des femmes". Selon lui, "la République continuera d'opposer un mur sans faiblesse" à ces assauts. AP

 
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