Vendredi 15 mai 2009

Publié le 15/05/2009 à 09:08 Le Point.fr

AVEC LA MISE EN PLACE DU RSA - 700.000 personnes passeront au-dessus du seuil de pauvreté

AFP

700.000 personnes passeront au-dessus du seuil de pauvreté

Le haut commissaire aux solidarités actives et à la jeunesse, Martin Hirsch, a porté le projet du RSA depuis son entrée au gouvernement © Mehdi Taamallah/ABACAPRESS.COM


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La généralisation du Revenu de solidarité active (RSA), effective le 1er juin, devrait permettre à 700.00 personnes de passer au-dessus du seuil de pauvreté, a assuré jeudi Martin Hirsch. "Nous sommes prêts. C'est l'aboutissement d'une très longue marche (...) de plus de quatre ans", s'est félicité le haut commissaire aux Solidarités actives lors d'une conférence de presse. "L'effet direct immédiat, c'est que des personnes qui sont sous le seuil de pauvreté (817 euros par mois) avec leur revenu du travail vont avoir un complément et pourront franchir ce seuil. On les estime à 700.000 personnes. L'impact indirect et progressif, c'est l'effet sur le retour à l'emploi, on ne l'a pas chiffré à ce stade", a-t-il déclaré.

Quelque 3,1 millions de foyers (soit 6,8 millions de personnes, y compris les enfants) vont recevoir le RSA : actuels bénéficiaires du Revenu minimum d'insertion (RMI) et de l'Allocation de parent isolé (API), ainsi que des salariés vivant à la limite du seuil de pauvreté. Les bénéficiaires du RMI et de l'API basculeront automatiquement vers le RSA. Les autres doivent entamer les démarches avant le 15 juin sur le portail www.rsa.gouv.fr ou au 0811.20.39.39 pour toucher les premiers versements de juillet. Afin de sensibiliser ces derniers, des spots TV et radio seront diffusés à partir de lundi. Cette campagne s'élève à un total de 2,5 millions d'euros.

Interrogé sur un engorgement possible à Pôle Emploi en raison de la crise, Martin Hirsch a répondu que "les allocataires du RSA vont se retrouver avec les mêmes droits, les mêmes possibilités et les mêmes difficultés que les autres dans un service public très sollicité". Pour les travailleurs pauvres, le RSA est "la mesure la plus puissante, donc en période de crise elle est particulièrement utile", a-t-il estimé. Depuis la crise, "le taux de retour à l'emploi dans les zones expérimentales était chaque mois supérieur à celui dans les zones témoin", a-t-il souligné. Le montant mensuel du RSA sera identique au RMI (454,63 euros pour un célibataire) pour ceux sans emploi et consistera en un complément de revenu (100 à 200 euros) pour les autres. Il garantit aux bénéficiaires de minima sociaux qu'ils ne perdront pas un euro s'ils reprennent un emploi.
Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Publié dans : Paris solidarite metro. - Communauté : Militants du Modem
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Lundi 4 mai 2009

Peut-on expulser des sans abris, à Bordeaux comme en France ?

Les associations "Comité des Sans logis", "Un travail un toit", et "La clé de départ", soutenues fortement par Monseigneur Gaillot, font la route ensemble pour sauver cinq hommes de l’expulsion. Retour sur une affaire qui mérite d’être connue de tous.

Jean Yves Cottin, président du Comité des Sans Logis, milite depuis quinze ans au sein de cette structure parisienne. Le droit au logement étant un problème national, l’association s’empare aujourd’hui d’un problème local, celui de l’expulsion de cinq habitants du 35 Place Meunier à Bordeaux. "Cet immeuble abandonné de la C.U.B. est occupé par ces quelques sans logis depuis novembre dernier." explique-t-il. "Rien d’un squat, mais plutôt un point d’accueil pour tous les sans logis, un espace de propreté et de respect". Aujourd’hui, c’est au tribunal d’instance que la C.U.B. donne rendez-vous aux occupants après avoir déposé une demande d’expulsion.

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De gauche à droite, Monseigneur Jacques Gaillot, Annick et Jean Yves Cottin du Comité des Sans Logis
PHOTO BORDEAUX ACTU - JONATHAN BENETEAU

Nous pensions bien que la principale association d’aide aux sans-abris ne reste pas les bras croisés devant cette affaire. Ce vendredi 24 avril, c’est tout un comité de soutien qui se ligue contre les décisions de justice. Tout d’abord "Un travail un toit" qui n’est autre que l’association des sans abris qui occupent le lieu, puis "La clé de départ", une structure bordelaise à la recherche d’immeubles vétustes autorisés à être rénovés par des sans abris, et le CdSL, c’est à dire le Comité des Sans Logis, parrainée justement par Monseigneur Jacques Gaillot, qui, en visite à Bordeaux pour demander à la C.U.B. de renoncer à leur procès, résume très humblement la situation : "Les hors-la-loi, ce ne sont pas les sans abris qui occupent ces lieux, ce sont ceux qui laissent des logements vides, abandonnés".

Devant une centaine de bordelais concernés de près ou de loin par cette affaire - comme dans un élan de solidarité - les associations au côté de Monseigneur Gaillot lancent un appel : "Venez soutenir au tribunal d’instance du 180 rue Lecoq les expulsés du 35 Place Meunier". L’audience a lieu vendredi 15 mai, à 9h. La présence d’un maximum de monde peut faire revenir les propriétaires des lieux, à savoir la C.U.B. sur sa décision, la procédure d’expulsion habituel. Quoiqu’il advienne, cette initiative associative est pleine d’espoir, puisqu’elle a déjà permis au Comité des Sans Logis d’ouvrir une antenne bordelaise.source bordeaux actu.

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Mardi 28 avril 2009
Les Enfants de Don Quichotte délogés par la police à Strasbourg

STRASBOURG (AFP) — Les Enfants de Don Quichotte de Strasbourg qui avaient réinstallé un campement jeudi dernier dans le centre-ville en ont été délogés par la police dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué mardi un des porte-parole, Renaud Engel.

"Vers minuit quinze, deux voitures de la BAC (brigade anti-criminalité) suivis de cars de CRS ont débarqué et ils se sont mis à nous taper dessus avant de nous emmener au commissariat" pour un contrôle d'identité, a-t-il dit.

"Nous avons été copieusement battus. Nous étions une trentaine" quai Sturm à proximité du centre-ville. "Toutes les tentes ont été démontées. Nous avons fini la nuit sur le parvis du centre administratif de Strasbourg", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, la préfecture du Bas Rhin a indiqué que les Don Quichotte avaient été reçus à leur demande lundi pour évoquer le dispositif d'hébergement d'urgence hivernal qui est arrivé à son terme.

"Compte tenu de la permanence du dialogue avec les Enfants de Don Quichotte et des propositions et projets en cours, le maintien du campement du Quai Sturm ne se justifie pas", a ajouté la préfecture.

"Quand les personnes sont entrées cinq mois en structure d'hébergement (pendant la période hivernale, ndlr), c'est inacceptable que les gens restent à la rue sans être remis sur la voie de la réinsertion", avait expliqué Alexandre Glardon, président de l'association locale, lors de l'installation de leur campement.

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Lundi 27 avril 2009

undi 27 avril 2009

Un sans-abri retrouvé mort près de sa tente

Son corps a été découvert par des joggeurs, dimanche, à Rezé. Cet homme solitaire vivait là depuis des années.

Sa toile de tente est plantée là, entre les rails de chemin de fer et la route à quatre voies. Juste derrière la gare de Pont-Rousseau à Rezé, au sud de Nantes. Jean-Yves, comme l'appelaient les riverains, y vivait depuis une dizaine d'années. Hier matin, des joggeurs l'ont découvert. Il était allongé dans l'herbe, inanimé. Ils ont appelé les pompiers, qui n'ont rien pu faire pour le malheureux.

D'après les premières constatations du médecin légiste, l'homme serait mort depuis plusieurs jours, une semaine peut-être. Il ne présentait pas de traces de coups. L'hypothèse d'une mort par violence ne sera totalement écartée qu'après l'examen du corps, pratiqué aujourd'hui.

Jean-Yves, 52 ans, vivait de peu de choses. « Il allait à la pêche chaque jour pour se nourrir »,« Il vit dans la rue depuis près de trente ans. »

Cette habitante l'a bien connu, car son père l'avait hébergé un temps. Il faisait la manche au marché, non loin de là, chaque vendredi. « On lui apportait une assiette quand on faisait des grillades. Je l'ai vu pour la dernière fois il y a une semaine dimanche. »

« Il ne voulait pas quitter ce terrain », indique le maire de Rezé, Gilles Retière. Une friche humide en bordure de voie ferrée, qui appartient à la commune. « Des médiateurs sociaux lui rendaient visite régulièrement, mais il refusait qu'on l'aide. » L'épouse du maire, qui a été l'enseignante de Jean-Yves, se souvient d'un homme « solitaire, gentil, discret ».

À Rezé, un autre sans-abri avait été retrouvé mort en décembre, dans les toilettes publiques du marché. Depuis le début de l'hiver, la rue a déjà tué cinq personnes dans la métropole nantaise.


Vanessa RIPOCHE.  OUEST FRANCE
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Mercredi 22 avril 2009

Une famille à la rue à cause d'un oubli?


 

Que s'est-il passé ?

Lundi soir, un père de famille et ses cinq enfants se sont retrouvés à la rue, après avoir passé dix-neuf ans dans leur petit pavillon de Vauréal (Val-d'Oise), selon Le Parisien.

Ils ont été expulsés.

Comment ça s'est passé ?

Malgré toutes ses tentatives, le père de famille n'a pas réussi à éviter cette incroyable expulsion.

Des déménageurs et un huissier étaient présents, sous l’oeil des gendarmes de Vauréal, pour tout saisir.

Pourquoi ?

Après un divorce et la perte de son emploi, pour s'en sortir, ce père tombe dans l’engrenage des crédits à la consommation, précise Le Parisien.

Comme des milliers de français qui ont fait appel à ces crédits revolving, ce père de famille n'arrive pas à honorer les échéances et se retrouve avec des dettes, toujours selon Le Parisien.

Conscient de ce qu'il se passe, il fait appel à une avocate de Pontoise. Elle prend en charge son dossier qui doit passer devant la commission de surendettement.

Fin 2006, la commission valide son dossier, lui donnant ainsi la chance de poursuivre des remboursements adaptés à sa situation, explique Le Parisien.

Donc tout va bien ?

Non, car son avocate aurait omis de transmettre l'information à la justice.

Les poursuites ont continué et, en février 2007, ce père de famille a appris que sa maison était mise en vente et que ses biens seraient saisis.

Son avocate peut arranger les choses ?

Non, il était trop tard, elle n’a pas pu faire machine arrière, explique le cabinet d'avocat Halimi au Parisien.

Le nouvel avocat de ce père tente de régler à l’amiable l'affaire mais, la procédure n’a pas été finalisée à temps.

Que va t-il se passer maintenant pour cette famille ?

Les avocats ont tenté d’intervenir en préfecture afin de gagner du temps et de permettre à la famille de rester dans le pavillon le temps d’être indemnisée.

La demande n’a pas été entendue.

Ce père et ses cinq enfant sont donc à la rue.

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