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Travaux parlementaires.

Vendredi 03 février 2012

Justice: le Sénat balance du côté des délinquants !

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Le Sénat vient de vider de son contenu le projet de loi sur l’exécution des peines, dont je suis le rapporteur, voté le 17 janvier par l’Assemblée nationale.

La vision de la majorité socialiste du Sénat n’est absolument pas la nôtre :

  • Imposer un « numérus clausus » dans les prisons, ce qui revient à empêcher toute incarcération décidée par la justice au motif qu’il n’y aurait pas de places suffisantes en détention, est totalement irresponsable et contradictoire avec le projet de loi qui veut créer 24 000 places de prison supplémentaires. Cela veut clairement dire que les sénateurs socialo-communistes veulent que des criminels, pourtant condamnés, restent en liberté !
  • Supprimer les peines planchers pour les récidivistes est également une aberration qui démontre que, pour les socialistes, l’idéologie prend le pas sur les réalités de terrain au détriment des victimes et de la lutte contre la récidive.
  • Aménager automatiquement toutes les peines d’emprisonnement de 3 mois va non seulement à l’encontre du pouvoir d’appréciation du juge mais aussi contre le principe d’individualisation de la sanction.

Contrairement à ce qui est affirmé par les socialistes, notre politique n’est pas celle du tout carcéral : la loi pénitentiaire de 2009, dont j'ai aussi été rapporteur, permet en effet de nombreux aménagements de peines et les alternatives à l’incarcération. Mais, nous ne vivons pas dans un monde parfait, le crime existe et les délinquants ne sont pas forcément les victimes de la société.

Il existe aussi des individus toujours dangereux après la fin de leur peine et non réinsérables. C’est pourquoi de nombreux dispositifs et des moyens sont maintenant à la disposition de la Justice pour lutter efficacement contre la délinquance.

Vouloir tout abroger relève d’une idéologie dangereuse pour nos compatriotes et la société.

C'est pourquoi, mercredi prochain, lors de l'examen du texte en deuxième lecture par commission des lois, je déposerai une série d'amendements afin de revenir à la version initialement votée à l'Assemblée nationale, car contrairement à la majorité sénatoriale, ce n'est pas l'idéologie qui me guide mais le sens de l'intérêt général et la sécurité de nos concitoyens.

Jean-Paul Garraud
Député de la Gironde
Secrétaire national de l’UMP à la Justice

Le questeur PS du Sénat pris la main dans le pot de confiture

Le Salon Beige , le 5 juillet 2011  Chrétieneté info

 



P Le questeur PS du Sénat, Jean-Marc Pastor, épinglé par Mediapart pour des notes de frais douteuses, a diffusé un faux communiqué de presse du président du Sénat Gérard Larcher lui apportant son soutien.

Mediapart avait révélé que le sénateur du Tarn avait fait payer au Sénat fin 2010, deux factures (à hauteur de 2.492 euros) qu’il avait présentées pour des repas pris dans un restaurant géré par sa fille et dont il possède des parts. Interrogé sur ces faits, Jean-Marc Pastor a fait parvenir un communiqué de presse de Gérard Larcher qui prenait sa défense évoquant des « allégations =(…) sans fondement« . C’était un faux.

Pour Alain Milon, le droit français discrimine l’adoption islamique. C’est pourquoi le sénateur UMP souhaite modifier le code civil pour le rendre conforme à la charia. Ou comment l’UMP encourage l’entre-soi et le communautarisme en se pliant aux règles du coran pour l’adoption par des couples musulmans : la kafala.

_
C’est pourquoi l’objet de cette proposition de loi, qui ne comporte que deux articles, est bien de mettre fin à la discrimination pour les enfants recueillis en kafala résultant de deux articles du code civil.
Alain Milon, UMP

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2010-2011

Enregistré à la Présidence du Sénat le 10 mars 2011

PROPOSITION DE LOI

relative à l’adoption des enfants régulièrement recueillis en kafala,

PRÉSENTÉE

Par M. Alain MILON,

Sénateur

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Au premier alinéa de l’article 21-12 du code civil, après les mots : « adoption simple », sont insérés les mots : « ou qui a été régulièrement recueilli en kafala ».

Article 2

Le deuxième alinéa de l’article 370-3 du code civil est supprimé.

______________________________________________________

Mesdames, Messieurs,

Les enfants en kafala sont des enfants sans famille, recueillis légalement pour la plupart d’entre eux en Algérie ou au Maroc par des familles venues de différents pays d’Europe, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, la Belgique, mais aussi la France. La kafala est un mode de recueil prévu par le Coran et reconnu par la Convention internationale des droits de l’enfant comme une mesure pérenne de protection de l’enfant sans famille : c’est quasiment une adoption dans ses conditions et ses effets, mais c’est une adoption sans filiation.

Les autres pays européens, pragmatiques (sic), reconnaissent la kafala dans tous seseffets et la transforment en adoption, créatrice d’un lien de filiation, afin que les enfants de kafala puissent bénéficier des mêmes droits au sein de leur famille et dans le pays où ils habitent que les autres enfants recueillis régulièrement dans des pays étrangers par des familles adoptives.

(…)

En pratique, il en résulte des difficultés quotidiennes pour les familles d’enfants, vis-à-vis des administrations et des organismes sociaux. Certes, le Conseil d’État à plusieurs reprises, a jugé que l’enfant recueilli en kafala a la possibilité d’entrer et de séjourner en France au titre du regroupement familial et au visa de la Convention européenne des droits de l’homme et plus précisément du droit au respect de la vie privée et familiale.

Cependant, les problèmes de la vie quotidienne en France commencent alors. L’ouverture de certains droits sociaux est subordonnée à l’existence d’un lien familial juridiquement établi et les dispositions du code de la sécurité sociale sont à l’origine d’un contentieux important entre les familles et les caisses d’allocations familiales.

De nombreuses voix se sont élevées depuis 2001 pour dénoncer la discrimination que subissent ces enfants. Notamment, celle de la Défenseure des enfants (rapports de 2004 et de 2005) et celle du Conseil supérieur de l’adoption dans un avis donné en 2007. Le 14 avril 2010, après avoir réuni un groupe de travail sur le sujet, le Médiateur de la République a formulé une proposition de réforme (5) visant à améliorer les droits et le statut juridique des enfants recueillis par kafala en France, comportant cinq mesures. Dans ce texte qui rappelle les importantes inégalités de traitement subies par ces enfants et qui apparaissent contraires à la Convention des droits de l’enfant, le Médiateur souligne que si les quatre premières, relatives à la procédure d’agrément, à celle de regroupement familial, à la précision des effets juridiques de la kafala et au délai de résidence pour solliciter la nationalité française, pouvant être adoptées à court terme, entraîneraient une amélioration sensible du sort des enfants et de leurs familles, « seule la possibilité d’accéder à l’adoption préconisée en dernier lieu permettrait une résolution globale des problèmes évoqués lorsque cette mesure serait conforme à l’intérêt supérieur de l’enfant apprécié par le juge. »

Nous partageons entièrement cette position que nous avions déjà défendue en juin 2006 par le biais d’amendements déposés lors de l’examen en première lecture par le Sénat du projet de loi relative à l’immigration. C’est pourquoi l’objet de cette proposition de loi, qui ne comporte que deux articles, est bien de mettre fin à la discrimination pour les enfants recueillis en kafala résultant de deux articles du code civil.

Source : Sénat.fr, proposition de loi en PDF

Chrétiens d'Orient : Dominique SOUCHET demande un investissement ferme et permanent de la diplomatie française

L'horrible attentat de masse d'Alexandrie est venu illustrer dramatiquement les craintes que nous exprimions dans l'appel lancé juste avant Noël, à mon initiative, par plus de 100 parlementaires français, appelant notre diplomatie à être la voix des chrétiens d'Orient persécutés.

Cet attentat confirme que nous sommes en présence d'une stratégie délibérée qui vise à déstabiliser les communautés chrétiennes du Moyen-Orient, ainsi que les Etats dont elles constituent la composante originelle. Face à ce mouvement de fond, la France doit faire preuve d'une volonté politique forte et continue.

Son message doit rappeler fermement que la vocation d'un Etat est de protéger la vie de l'ensemble de ses citoyens et d'assurer la sécurité de toutes les composantes de sa population.

Comme défenseur traditionnel des droits fondamentaux et dans l'esprit de la laïcité positive chère au Président de la République, la France doit monter au créneau pour défendre avec vigueur le droit fondamental de pratiquer librement sa foi. Elle ne saurait accepter que les grandes fêtes religieuses deviennent au Moyen-Orient synonyme de massacres systématiques. 

Il faut maintenant aller au delà du symbolique. Les messages de condamnation et de condoléances ne suffisent plus.

L'indispensable protection des communautés chrétiennes d'Orient est un point qui doit désormais figurer obligatoirement sur l'agenda de toutes les rencontres politiques à haut niveau entre les dirigeants français et leurs homologues du Proche et du Moyen-Orient. Ces derniers doivent comprendre que le libre exercice de sa religion sans avoir à craindre pour sa sécurité n'est pas pour la diplomatie française une question annexe ou accessoire, mais une préoccupation permanente. La France doit en particulier marquer son souci de voir les lieux de culte convenablement protégés et les auteurs des attentats ne pas rester impunis. Rien ne serait pire que de laisser se développer un climat d'impunité envers les agresseurs des chrétiens.

Dominique SOUCHET entend, avec les signataires de l'appel, maintenir la pression sur les dirigeants français pour qu'ils agissent sur le long terme, avec détermination et fermeté, auprès des instances internationales pour faire de la protection des minorités religieuses une priorité. Il demande que la France, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, prenne d'urgence l’initiative d’un projet de résolution réaffirmant solennellement le droit de toutes les minorités à pratiquer librement et en sécurité leur religion.

 

Dominique SOUCHET

Député du Mouvement Pour la France (MPF)

Membre de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale

Conseiller des affaires étrangères



Sénat: Raffarin crée son propre mouvement au sein du groupe UMP

PARIS — L'ex Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé mardi la création, avec une trentaine de sénateurs, de son propre mouvement, "République et territoires" au sein du groupe UMP du Sénat, première expression de la colère des ex-UDF, parents pauvres du remaniement gouvernemental.

"Cette initiative s'inscrit dans le prolongement du cercle de sénateurs qui se réunit chaque semaine depuis deux ans et a exprimé à diverses reprises sa différence tant en ce qui concerne la réforme de la taxe professionnelle que les politiques relatives à l'emploi, la santé ou les territoires", a affirmé le sénateur de la Vienne dans un communiqué.

Il a ajouté avoir été reçu avec les sénateurs de son nouveau mouvement --ils seront une trentaine dans le nouveau mouvement -- mardi matin par le président Nicolas Sarkozy.

"Les sénateurs de +République et Territoires+ ont réaffirmé leur appartenance à la majorité présidentielle et leur loyauté à Nicolas Sarkozy mais ils ont également exprimé leur attachement à leur liberté de vote tout particulièrement en ce qui concerne la défense des libertés et la poursuite de la décentralisation", a-t-il déclaré.

"Ce que nous voulons, a-t-il dit à l'AFP, c'est travailler dans une UMP qui respecte la diversité et nous sommes nombreux au Parlement à souhaiter qu'il y ait une diversité qui puisse s'exprimer".

Il a publié la liste des 24 sénateurs présents à ses côtés lors de la rencontre avec M. Sarkozy, parmi lesquels Michel Becot (Deux-Sèvres), René Beaumont (Saône-et-Loire), Pierre Bernard-Reymond (Hautes-Alpes), Jacques Blanc (Lozère), Paul Blanc (Pyrénées-Orientales), Alain Chatillon (Haute-Garonne), Christian Cambon (Val de Marne), Jean-Claude Carle (Haute-Savoie), Philippe Dallier (Seine-Saint-Denis) et Beatrice Descamps (Nord).

Les dissensions dans la majorité sénatoriale ont été ravivées par le remaniement. Beaucoup de sénateurs UMP ont regretté la part trop belle faite aux RPR-UMP dans le gouvernement au détriment des centristes et libéraux. Et ce d'autant plus qu'au Sénat, l'UMP n'ayant pas la majorité absolue, le vote des textes du gouvernement dépend des alliés centristes.

Le patron des sénateurs UMP Gérard Longuet, un temps pressenti comme ministre, a pour sa part clamé haut et fort combien il avait été "maltraité" par l'exécutif.

Dès le lendemain du remaniement, certains évoquaient en coulisses la possibilité de constitution par M. Raffarin d'un groupe indépendant.

Pour contrer l'initiative, le président Sarkozy a convoqué, selon plusieurs sources à l'UMP, mardi à 09H30 M. Raffarin et ses amis pour leur demander de renoncer.

"Nous avons décidé de pas constituer de groupe mais d'affirmer en interne ce groupe de réflexion, le débat sur la constitution d'un groupe était sur la table, nous avons trouvé un juste milieu", a dit M. Dallier à l'AFP.

"Cela ne vise nullement Gérard Longuet ou Gérard Larcher mais il y a un problème de fonctionnement entre le gouvernement et le Parlement, le sentiment de ne pas être entendus", a-t-il ajouté.

Au groupe UMP du Sénat, on souligne qu'un tel mouvement "n'a pas d'existence juridique et n'est qu'une +amicale+, comme l'amicale gaulliste qui existe au sein du groupe".

"La création de ce mouvement confirme qu'il existe un équilibre entre les différentes sensibilités qui existent à l'intérieur de cette grande famille qu'est le groupe UMP", a fait valoir M. Longuet à l'AFP.

M. Raffarin n'a cessé de faire entendre sa petite musique depuis son échec face à Gérard Larcher (UMP) pour la présidence du Sénat en septembre 2008. Il a notamment mené une fronde sur la réforme de la taxe professionnelle.

Publié le 23/11/2010 à 12:29 Le Point.fr

PROFIL

ASSEMBLÉE NATIONALE - Christian Jacob, un chiraquien pur jus à la tête du groupe UMP

Par Charlotte Chaffanjon

ASSEMBLÉE NATIONALE - Christian Jacob, un chiraquien pur jus à la tête du groupe UMP

Christian Jacob, député de Seine-et-Marne, chiraquien et ami de Jean-François Copé, devient le patron du groupe UMP à l'Assemblée nationale. © Christophe Morin / IP3

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Il est le moins connu, parce que le moins médiatique, de la bande des "bébés Chirac", Christian Jacob. Pourtant, il n'est pas le moins actif des "Dalton" ou "mousquetaires", selon qu'ils agacent ou séduisent. Ses trois acolytes, Jean-François Copé, François Baroin et Bruno Le Maire, font régulièrement la une de l'actualité, pour leurs ambitions ou leur action gouvernementale. Voilà que c'est à lui, fidèle d'entre les fidèles de l'ancien chef de l'État, d'entrer dans la lumière.

À la faveur de la nomination de son ami Jean-François Copé au poste de secrétaire général de l'UMP, cet ancien agriculteur, maire de Provins (Seine-et-Marne) et président de la commission du Développement durable, devient le chef de file des députés de la majorité, qui l'ont élu mercredi matin. Une juste récompense pour sa fidélité à la vie parlementaire, considère celui qui nous rappelait récemment avoir refusé d'entrer au gouvernement en 2009, alors que François Fillon lui proposait l'Industrie. Trop désireux de ce poste qu'il convoite depuis longtemps. "Ma candidature n'est pas un scoop", disait-il au Point.fr le 15 novembre, juste après sa déclaration officielle de candidature.

"Trépied solide"

Lui qui fut plusieurs fois ministre sous la présidence de Jacques Chirac (à la Fonction publique, à la Famille et aux PME) va désormais oeuvrer à la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012, main dans la main avec l'ami Copé et le gouvernement, promet-il. Pour autant, à bientôt 51 ans - il les fêtera le 4 décembre -, Christian Jacob veut rester libre. Coprésident de Génération France, club de Jean-François Copé, le député de Seine-et-Marne croit à une candidature de ce dernier à la présidentielle de 2017. Car il reste peu adepte du style Sarkozy. C'est même lui qui fut à l'origine de la tribune parue début septembre dans Le Figaro et qui provoqua la fureur du chef de l'État.

Avec Copé, Baroin et Le Maire, il posait "les conditions de la victoire en 2012". "Il faut que le président de la République puisse s'appuyer sur un trépied solide constitué d'un gouvernement resserré, d'une majorité parlementaire engagée et d'un parti redynamisé", écrivaient-ils, sans hésiter à souligner, entre autres, le manque de réussite du gouvernement en matière de sécurité, un mois après le discours de Grenoble. Au poste qui est le sien, sa voix portera plus loin.

 
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