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Meurtre de Maxime: Plus de 1.000 personnes lors d'une marche blanche

Créé le 14/01/2012 à 15h58 -- Mis à jour le 14/01/2012 à 16h38
Des personnes déposent des fleurs, le 14 janvier 2012 à Etouvans, lors d'une marche blanche en mémoire de Maxime.

Des personnes déposent des fleurs, le 14 janvier 2012 à Etouvans, lors d'une marche blanche en mémoire de Maxime. Sebastien Bozon afp.com

 Malgré son absence, sa famille avait accepté le principe...

Plus de 1.000 personnes selon les gendarmes ont défilé dans le silence à l'occasion d'une «marche blanche» ce samedi en début d'après-midi à Etouvans, le petit village du Doubs où habitait le jeune Maxime, retrouvé mort mercredi matin sur un chemin Pouforestier.

La plupart des personnes présentes portaient une rose blanche. Elles ont défilé dans les rues du village jusqu'à un banc sur lequel étaient posées des photos du jeune homme, qui était âgé de 14 ans, et des bougies. En tête de cortège, des camarades de classe de Maxime portaient un drap blanc sur lequel était écrit: «Maxime notre petit ange. On t'aime fort. Parti trop tôt».

«Cela me fait mal qu'il ne soit plus là»

Les copains du jeune homme ont déposé le drap blanc par terre et toutes les participants ont déposé les unes après les autres leur rose blanche dessus. Ces fleurs devaient ensuite être emmenées à l'endroit où le corps de Maxime a été retrouvé. Des ballons blancs ont aussi été lâchés.

«Cela me fait mal qu'il ne soit plus là, je repense à tous les bons moments qu'on a passés ensemble», a déclaré la petite amie de Maxime, en larmes. «Cette marche blanche c'est pour exprimer notre tristesse et qu'il voie qu'on pense tous à lui».

«On n'est pas seuls dans notre tristesse»

Kevin, qui connaissait Maxime depuis l'école maternelle et faisait régulièrement de la moto avec lui, était également très ému: «C'est à la fois un hommage pour montrer à Maxime qu'on pense à lui, et montrer à quel point la façon dont il est mort nous horrifie. C'est aussi important de voir tout ce monde, on n'est pas seuls dans notre tristesse».

La famille du jeune homme, qui avait accepté le principe de cette marche blanche, était absente. De nombreux maires et élus étaient présents, 

Tué pour une moto?

Maxime avait quitté mardi soir le domicile familial à Etouvans pour faire un tour de moto-cross. Son corps partiellement calciné avait été retrouvé mercredi matin par des forestiers, dans un bois à proximité du village. Un suspect âgé de 17 ans, une connaissance de la victime, a été mis en examen pour assassinat et placé en détention vendredi. Un second suspect, un jeune majeur, a en revanche été relâché samedi en début d'après-midi à l'issue de sa garde à vue.

Selon une source proche de l'enquête plusieurs pistes sont explorées pour découvrir le mobile du meurtre, mais l'une des hypothèses pourrait être que l'adolescent a été tué par une ou plusieurs de ses connaissances qui étaient intéressées par sa moto. Maxime doit être inhumé lundi.

© 2012 AFP

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Le Sénat de la Ve République, qui doit voir samedi l'élection de son premier président socialiste, a déjà eu à sa tête un homme de gauche, rappellent des spécialistes : le radical Gaston Monnerville, dont, cependant, la majorité n'a jamais été à gauche.

Le Sénat de la Ve République, qui doit voir samedi l'élection de son premier président socialiste, a déjà eu à sa tête un homme de gauche, rappellent des spécialistes : le radical Gaston Monnerville, dont, cependant, la majorité n'a jamais été à gauche. | -


Le Sénat de la Ve République, qui doit voir samedi l'élection de son premier président socialiste, a déjà eu à sa tête un homme de gauche, rappellent des spécialistes : le radical Gaston Monnerville, dont, cependant, la majorité n'a jamais été à gauche.
Qui a raison ? Ceux qui vantent le caractère totalement inédit de l'arrivée de la gauche au "plateau", le PS Jean-Pierre Bel étant l'hyper favori pour succéder samedi à l'UMP ?
Où ceux qui - notamment à droite - mettent l'accent sur le précédent Monnerville, personnalité singulière de la politique française, qui présida 19 ans les Sénats de la IVe (de 1947 à 1958), puis de la Ve (de 1958 à 1968) ?
Les deux, répond le constitutionnaliste Guy Carcassonne.

"Oui, il y a un un président de gauche, mais jamais un que la gauche ait pu élire grâce à ses propres forces".
"Il n'est pas du tout abusif de qualifier Gaston Monnerville d'homme de gauche. Quand il y a eu la scission des radicaux, c'est ce côté qu'il a choisi", relève M. Carcassonne.
"Je l'ai connu : il était radical de gauche", renchérit Didier Maus, également constitutionnaliste. "Il était de cette tradition radicale enracinée qui veut qu'on n'a pas d'ennemis à gauche".
"Je dirais plutôt +centre gauche+, il n'était pas radical socialiste", nuance l'historien socialiste Alain Bergounioux.
Tous se retrouvent pour souligner qu'une présidence socialiste du Palais du Luxembourg n'en demeure pas moins un événement majeur, puisque sa majorité sera, elle aussi, de gauche.
Celle de Monnerville était "une majorité d'opposition au général de Gaulle réunissant gauche, centre gauche et centre droit", détaille M. Maus. "Les centristes du MRP (ndlr : chrétiens-démocrates du Mouvement républicain populaire) qui étaient alors très anti-gaullistes, même si cela s'est résorbé ensuite, y figuraient".
Dans cette majorité anti-gaulliste, il y avait aussi les Indépendants paysans de Pinay, relève M. Bergounioux.
Avocat, résistant, successivement élu en Guyane où il était né en 1897, puis dans le Lot, Gaston Monnerville illustre les complexités du paysage sénatorial d'alors.
Approuvant le retour du général du pouvoir en 1958, il rompt avec fracas en 1962, farouchement opposé à l'élection du président au suffrage universel.
La tension sera telle que les ministres ne vinrent plus assister aux séances du Sénat et M. Monnerville ne fut plus invité aux cérémonies officielles.
En 1968, il cède son fauteuil au centriste , un an avant le départ du général de Gaulle après l'échec de son référendum sur son projet de réforme du Sénat.
Un projet qui conférait notamment l'intérim de la présidence de la République au Premier ministre, et non plus au président du Sénat.

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Notre  Ministre de la Défense élu au  premier tour à l'élection Sénatoriale

En 2012, Poutine et Medvedev se proposent d'échanger leurs rôles

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 24.09.11 | 11h52   •  Mis à jour le 24.09.11 | 15h46

 

Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, au congrès du parti Russie unie, samedi 24 septembre à Moscou.

Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, au congrès du parti Russie unie, samedi 24 septembre à Moscou.REUTERS/DENIS SINYAKOV

S'exprimant devant le congrès de Russie unie, le parti au pouvoir, l'actuel président russe Dmitri Medvedev a proposé que son premier ministre Vladimir Poutine, qui a déjà occupé ce poste à deux reprises, se présente à la présidentielle du 4 mars 2012. "Je pense qu'il serait bon que le congrès soutienne la candidature du chef du parti, Vladimir Poutine, au poste de président du pays", a déclaré M. Medvedev.

Vladimir Poutine a donc profité de cette tribune pour officialiser sa candidature, puis proposé que Dmitri Medvedev conduise la liste de Russie unie aux législatives du 4 décembre et lui succède au poste de premier ministre. "Je suis sûr que Russie unie gagnera [les législatives du 4 décembre] et que sur la base de ce soutien populaire, Dmitri Anatolevitch [Medvedev] pourra créer une équipe nouvelle, jeune, efficace et énergique, et diriger le gouvernement de la Russie", a déclaré l'actuel premier ministre devant 11 000 partisans à Moscou.

"L'ACCORD, NOUS L'AVONS TROUVÉ IL Y A LONGTEMPS"

Les deux chefs de l'exécutif russe ont insisté sur le fait que cette décision était "mûrement réfléchie". "J'insiste sur une chose : nous avons toujours dit la vérité. Finalement, le plus important, c'est vous, le peuple russe, qui choisissez. Nous savons que nous nous de présentons devant les électeurs pour gagner", a lancé M. Medvedev. "L'accord sur ce qui doit être fait et par qui, nous l'avons trouvé il y a longtemps, il y a plusieurs années, a confirmé M. Poutine. Nous pensons que la question de 'qui fait quoi à quel poste' est loin d'être la chose la plus importante".

Nommé premier ministre en août 1999, M. Poutine dirige de facto la Russie depuis 2000 et la démission du président de l'époque, Boris Eltsine, miné par la maladie et l'alcool. Après deux mandats présidentiels, il est redevenu premier ministre en 2008. Mais l'homme qui l'a remplacé au Kremlin à cette époque ne s'est jamais vraiement opposé à lui, démentant systématiquement les rumeurs sur l'existence de tensions entre eux.

AU KREMLIN JUSQU'EN 2024 ?

Les opposants russes ont immédiatement dénoncé le retour annoncé au Kremlin de M. Poutine."C'est un scénario catastrophique pour la Russie", a résumé Boris Nemtsov, un ex-vice premier ministre de Boris Eltsine, dont le parti d'opposition Parnas n'a pas été enregistré par les autorités russes cette année.

Guennadi Ziouganov, chef du Parti communiste, seul mouvement d'opposition à siéger au Parlement, a tenté de minimiser l'importance de cette annonce."Il n'y a rien de nouveau ici pour nous (...) cet accord existait avant, ils ont juste décidé de l'officialiser", a-t-il nuancé.

Le scrutin présidentiel russe aura lieu le 4 mars 2012 et le parti de Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine est donné gagnant. La cote de popularité des deux hommes reste en effet élevée avec environ deux tiers des Russes satisfaits de leur action. Grâce à une réforme constitutionnelle adoptée en 2008 qui prolonge la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans à partir de 2012, M. Poutine peut, théoriquement, rester au pouvoir jusqu'en 2024.

Les sénatoriales en six questions

Par Guillaume Perrault Publié le 23/09/2011 à 21:46


Crédits photo : Martine ARCHAMBAULT/Le Figaro
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Les grands électeurs désignent dimanche 170 sénateurs. L'UMP Gérard Larcher espère conserver la présidence.

Comment sont élus les sénateurs ?

Les sénateurs, qui représentent les collectivités locales, sont élus au suffrage universel indirect. Le collège électoral est composé de 150.000 grands électeurs, soit 1500 grands électeurs en moyenne par département ou territoire d'outre-mer. Le département le moins peuplé, la Lozère, compte 344 grands électeurs. Le département le plus peuplé, le Nord, en comprend 5671. Le corps électoral le plus restreint est celui de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui dispose de 38 grands électeurs. Les Français vivant à l'étranger sont représentés par 12 sénateurs, eux-mêmes désignés par les 155 élus de l'Assemblée des Français de l'étranger. Dans les départements peu peuplés, qui désignent un à trois sénateurs (Lozère, Manche, Loir-et-Cher…), le scrutin majoritaire à deux tours est en vigueur. Dans les départements urbains et très peuplés (Loire-Atlantique, Isère…), qui désignent au moins quatre sénateurs, l'élection se déroule à la proportionnelle.

Dans quels départements vote-t-on ? 

Pour la première fois, c'est près de la moitié des sénateurs - et non le tiers, comme lors des précédents scrutins - qui vont être renouvelés. Cent soixante-dix sièges sont à pourvoir. Le scrutin concernera les départements classés par ordre alphabétique entre l'Indre-et-Loire et les Pyrénées-Orientales, ainsi que tous les départements d'Île-de-France. Les grands électeurs se rendront aussi aux urnes dans six départements et territoires d'outre-mer: la ­Guadeloupe, la Marti­nique, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Réunion, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie. Les Français de l'étranger, enfin, renouvelleront six de leurs douze sénateurs .

La gauche va-t-elle gagner ? 

Le PS et ses alliés - radicaux de gauche, écologistes et communistes - ont de réelles chances de devenir majoritaires au Palais du Luxembourg, pour la première fois depuis l'après-guerre. Si l'on fait confiance à l'arithmétique, le PS, les communistes, les écolos et les divers gauche deviendraient majoritaires à la Haute Assemblée dans l'hypothèse d'un gain de 23 sièges. Une telle poussée serait la consécration des succès répétés de la gauche aux élections locales, en particulier lors des municipales de 2008.

L'issue du scrutin reste cependant imprévisible. Entre 40% et 50 % des grands électeurs n'ont pas d'étiquette politique. En outre, dans les départements où la proportionnelle est en vigueur, un très faible écart de voix peut suffire à faire basculer un siège, d'autant que de nombreuses listes dissidentes sont en lice.

Quel enjeu pour l'UMP ? 

L'UMP espère «limiter la casse» et conserver la majorité avec le concours de ses alliés centristes, de quelques radicaux valoisiens et d'élus d'outre-mer. Officiellement, le président du Sénat, Gérard Larcher (UMP), pronostique «une majorité de 6 à 12 sièges» . Beaucoup à droite escomptent une majorité plus étroite encore, voire une assemblée sans majorité claire.

Beaucoup dépendrait alors des deux groupes charnières que compte actuellement le Sénat: l'Union centriste et le Rassemblement démocratique, social et européen (RDSE), qui réunit quelques divers droite et des divers gauche. Depuis les élections sénatoriales de 2008, l'UMP ne dispose déjà plus que d'une majorité relative au Palais du Luxembourg. Le concours des 29 centristes, voire de certains des 18 radicaux, est d'ores et déjà indispensable au gouvernement pour faire adopter ses projets de loi au Sénat. Et ces groupes charnières joueront un rôle plus important encore à l'avenir si aucune majorité claire ne se dégage des urnes dimanche soir.

Qui sera le prochain président du Sénat ? 

L'élection du président du Sénat - deuxième personnage de l'État dans l'ordre protocolaire et président de la République par intérim en cas de décès ou de démission du chef de l'État - interviendra le samedi 1er octobre. Gérard Larcher (UMP, Yvelines), président de la Haute Assemblée depuis 2008, espère sauver son fauteuil et Jean-Pierre Bel (Ariège), président du groupe socialiste au Sénat, rêve de le lui arracher.

Une candidature centriste, par exemple Jean Arthuis (Mayenne), président de la commission des finances du Sénat, n'est pas à exclure. Dans l'hypothèse d'une Assemblée sans majorité claire, d'intenses tractations de couloir sont à prévoir pendant les six jours qui séparent les élections sénatoriales et l'élection du président de la Haute Assemblée. Les sénateurs éliront leur président à bulletins secrets. Aux deux premiers tours de scrutin, la majorité absolue des voix est requise. À partir du troisième tour, la majorité relative suffit pour que la fumée soit blanche.

Quelles conséquences pour 2012 ? 

Une gauche majoritaire à la Haute Assemblée - pour la première fois depuis l'après-guerre - représenterait une défaite sérieuse pour Nicolas Sarkozy. Les élections sénatoriales sont le dernier rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2012. Et, en cas de victoire de la gauche au Palais du Luxembourg, le Sénat serait un relais précieux pour le PS et ses alliés lors des campagnes électorales du printemps prochain.

Pour autant, la conquête du Sénat par la gauche n'augure pas nécessairement une victoire à l'élection présidentielle. Les Français recherchent souvent une forme de cohabitation institutionnelle. Sous la Ve République, de Gaulle et Mitterrand ont dû gouverner avec un Sénat dans l'opposition. Et l'hostilité de la Haute Assemblée n'a pas empêché l'un et l'autre d'être réélu président.

Par ailleurs, à l'UMP, les plus optimistes veulent croire que la perte du Sénat créerait un électrochoc dans les rangs de la majorité et provoquerait un sursaut salutaire en 2012.

 
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