Lundi 29 juin 2009
AP | 28.06.2009 | 21:38  nouvel obs.

La liste UMP du maire sortant Jean-Paul Alduy a remporté dimanche le second tour des élections municipales à Perpignan, a-t-on appris auprès de la délégation spéciale qui gère les affaires courantes de la commune depuis deux mois.

L'ancien maire, dont l'élection en mars 2008 avait été invalidée par le conseil d'Etat après l'affaire de la "fraude à la chaussette", a obtenu 53,54 % des suffrages. Le sénateur devance largement la gauche catalane, partie divisée pour ce scrutin, contrairement aux élections de mars 2008. La liste socialiste de Jacqueline Amiel-Donat obtient 33,08% et la liste MoDem/Verts de Jean Codognès 13,38%.

Le taux de participation a atteint 51,08% des 68.171 inscrits, avec 33.415 suffrages exprimés.

Au premier tour, dimanche dernier, Jean-Paul Alduy avait obtenu 40,35 % des voix, Jacqueline Amiel Donat 24,75% et Jean Codognès 14,19%.

Jean-Paul Alduy, 67 ans, retrouve donc le fauteuil de maire de Perpignan, qu'il occupe depuis 1993.

"On nous avait volé la victoire en 2008. Le peuple nous l'a redonnée, et avec le bonus offensif. Nous avons gagné la finale", a déclaré M. Alduy dimanche soir. "Ce soir, les Perpignanaises et les Perpignanais ont vaincu le mensonge et la calomnie. Les Perpignanaises et les Perpignanais ont répondu à celles et ceux qui on voulu salir Perpignan. On a, ce soir, lavé l'honneur de Perpignan".

Les électeurs perpignanais étaient de nouveau appelés aux urnes après la décision du Conseil d'Etat le 23 avril dernier d'invalider le scrutin de mars 2008, marqué par l'affaire de la "fraude à la chaussette". Le soir du second tour, le président d'un bureau de vote de la ville, frère d'un colistier de M. Alduy, avait été surpris au moment du dépouillement avec des enveloppes et bulletins électoraux dans ses chaussettes et sa poche. AP

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Lundi 29 juin 2009

HÉNIN-BEAUMONT (Pas-de-Calais), - Le FN a frappé un grand coup dimanche et s'est placé en position de ravir la mairie d'Hénin-Beaumont à une gauche divisée et fragilisée par les scandales touchant l'ancien maire, Gérard Dalongeville (ex-PS), au premier tour de l'élection municipale.

Marine Le Pen vote le 28 juin 2009 à Hénin-Beaumont

AFP/Denis Charlet

Marine Le Pen vote le 28 juin 2009 à Hénin-Beaumont

La liste du FN est arrivée largement en tête du premier tour avec 39,34% des voix, devant la liste du divers gauche Daniel Duquenne (20,19%). La liste d'Union de la gauche, conduite par le socialiste Pierre Ferrari, est arrivée seulement en troisième position avec 17,01% des voix.

"Je crois que c'est ce qu'on appelle être en ballottage favorable. Pour moi, c'est jouable", a déclaré à la presse la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, deuxième sur la liste conduite par Steeve Briois. Celui-ci deviendra le nouveau maire d'Hénin-Beaumont en cas de victoire du FN au second tour le 5 juillet.

La gauche, en revanche, était sous le choc. "J'appelle à un front républicain dès ce soir. Je ferai tout pour que le FN ne gagne pas à Hénin-Beaumont. Une triangulaire serait suicidaire", a déclaré M. Duquenne.

M. Ferrari a assuré qu'il travaillerait lui-aussi "au rassemblement" pour "éviter une triangulaire".

Daniel Duquenne tête de liste divers gauche vote le 28 juin 2009 lors du premier tour des élections municipales à Henin-Beaumont

AFP/Denis Charlet

Daniel Duquenne tête de liste divers gauche vote le 28 juin 2009 lors du premier tour des élections municipales à Henin-Beaumont

Le FN serait largement favori en cas de triangulaire au deuxième tour. Même sans triangulaire, le FN paraît en mesure de rééditer l'épisode de Vitrolles en 1997 qui avait vu Catherine Mégret ravir la ville au PS.

La réussite du parti d'extrême droite sur ces terres traditionnellement ancrées à gauche serait un fait d'arme notable pour Marine Le Pen, qui briguera la succession de son père à la présidence du FN lors d'un congrès prévu dans un an.

"C'est un score considérable par rapport à 2008", date de la dernière élection municipale, s'est-elle félicitée dimanche soir. "C'est la démonstration qu'il y a un véritable élan de confiance de la part des Héninois à l'égard du FN", a-t-elle ajouté.

Le FN a profité des divisions de la gauche et de la gestion désastreuse du maire socialiste Gérard Dalongeville, épinglé à de multiples reprises par la Chambre régionale des comptes, et finalement mis en examen et écroué en avril dans une affaire de fausses factures.

Le parti d'extrême droite, qui avait fait de ces scandales à répétition son principal argument de campagne, avait déjà réalisé à Hénin-Beaumont son meilleur score national lors des dernières élections européennes avec près de 28% des voix, loin devant le PS relégué à dix points derrière.

Steeve Briois et Marine Le Pen avaient notamment souligné la présence dans les listes de gauche d'anciens collaborateurs de M. Dalongeville, dont le candidat investi - après de longs atermoiements - par le PS, Pierre Ferrari, qui fut son adjoint avant d'être mis à l'écart en août 2008.

Exclu depuis du PS et révoqué de ses fonctions de maire, M. Dalongeville, qui a été écroué, est poursuivi pour détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme en lien avec l'attribution de marchés publics.

Le FN semble aussi profiter des effets de la crise économique dans cette ville du bassin minier de 26.000 habitants, lourdement frappée par le chômage (19%).

En mars 2008, M. Dalongeville avait été réélu au deuxième tour dans une triangulaire avec 51,94% des voix, devant la liste FN (28,83%) et celle de Daniel Duquenne (19,23%).

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Lundi 15 juin 2009

i les résultats décevants du Mouvement Démocrate aux Européeennes obligent ses responsables et ses militants à repenser sa stratégie, ils ne sonnent pas pour autant le glas de cette jeune formation politique.

Leçon n° 1 : L’anti-sarkozisme n’est pas une stratégie

Un peu d’histoire... Le MoDem est né en 2007 d’une opposition aux valeurs incarnées par Nicolas Sarkozy et à l’idéologie qui sous-tend les politiques de son hyper-présidence. Cette posture de départ avait pour conséquence immédiate et logique l’abandon de François Bayrou par la plupart des élus de l’UDF conscients que leur avenir politique ne tenait qu’à une alliance avec l’UMP. Le résultat de François Bayrou au premier tour de la présidentielle tient autant à ses qualités et à son programme qu’au manque de crédibilité de la candidate socialiste. L’honnêteté intellectuelle nous oblige à reconnaître que sans elle et face à un Strauss-Kahn ou un autre poids lourds de la sociale démocratie, le score du leader de l’ex-UDF aurait été moindre. L’enthousiasme de la campagne présidentielle, le charisme indéniable du candidat Bayrou et le délitement du PS ont donné naissance à ce mouvement hybride qui devait faire vivre et militer ensemble des citoyens issus de la démocratie-chrétienne, de la sociale démocratie, de l’écologie politique et pour beaucoup sans passé militant. Les modes de scrutin et l’absence de candidats crédibles et expérimentés n’ont pas permis à l’ex-UDF et au nouveau MoDem de devenir une force politique influente à l’Assemblée Nationale et dans les communes. Les élections municipales ont été le théâtre d’une difficile coopération entre les ex-UDF qui se croyaient légitimes et les nouveaux venus de la gauche. Si les résultats ramenés au niveau du nombre réel de listes Modem furent honorables, leur impact national et médiatique fut insignifiant. Faute d’un réseau important d’élus nationaux et locaux, le MoDem reste inaudible malgré les éclats souvent brillants de son leader lors des affaires EDWIGE, Tapie et autres atteintes du pouvoir aux valeurs et principes démocratiques.

Le mode de scrutin et l’enjeu des élections européennes étaient favorables au MoDem, héritier quasi-naturel des Pères de l’Europe. Le choix de faire de ses élections une opposition frontale au Président et à sa politique, au point de ne parler qu’accessoirement de l’Europe fût une erreur stratégique. Cette stratégie ne tenait pas compte d’une réalité sociologique : l’électorat du MoDem est un électorat historiquement pro-européen, plutôt diplômé et donc peu sensible aux arguments démagogiques voire poujadistes dont certains candidats zélés ont usé, un électorat issu des catégories sociales moyennes supérieures moins touchées par la crise. Sur le plan politique, l’électorat du MoDem se partage entre les démocrates-chrétiens et républicains gaullistes déçus par le sarkozisme et les libéraux du PS et des Verts. Il convenait donc de faire une campagne très européenne en déclinant au plan européen les valeurs humanistes, sociales et libérales et écologiques que prétend défendre le MoDem et de rendre secondaires les attaques directes au gouvernement et au président.

Leçon n° 2 : Toutes les élections ne sont pas présidentielles

Si François Bayrou a raison de rappeler que l’élection présidentielle est la seule élection qui permet un véritable changement politique, il feint d’ignorer l’importance d’un réseau d’élus locaux pour la gagner. Si le Parti Socialiste est actuellement incapable de proposer un programme crédible aux Français qui attendent autant de libertés que de protection et qui ne croient plus à un Etat surpuissant et maternant voire castrateur des initiatives citoyennes, il reste tout de même un appareil et un réseau efficace. La sociologie politique enseigne que l’expérience politique renforce la légitimité. La plupart des militants du PS sont des élus locaux qui sont des professionnels de la politique. L’amateurisme et le dilettantisme de la plupart des militants MoDem est encore un handicap.

Pour les élections régionales de 2010, le MoDem aurait tout intérêt à laisser les instances régionales du mouvement sélectionner les candidats crédibles, légitimes localement et si possible expérimentés (conseillers municipaux, généraux et régionaux, personnalités locales) et établir un programme régional sur la base des réalités locales et des politiques publiques menées par le Conseil régional sortant. Dans cette hypothèse, il s’agira dans la plupart des cas de s’opposer au PS ! La méthode consiste à former les militants et candidats à la réalité juridique, administrative et politique des collectivités territoriales, de décliner un programme précis sur chaque compétence de la Région (développement économique, emploi et formation, culture, etc...) Par ailleurs, il faudra laisser la liberté aux têtes de liste de faire alliance ou non au second tour avec la droite ou la gauche en fonction des réalités politiques locales. S’il est candidat en Aquitaine, François Bayrou pourra-t-il se désolidariser d’Alain Juppé ?

Leçon n° 3 : Un parti politique ne peut se réduire à un forum de discussions stériles

La formation aux réalités, politiques, juridiques, économiques et sociales est une priorité absolue pour une formation politique dont les militants sincères et zélés se perdent parfois dans des discussions stériles à refaire le monde, à réinventer des solutions déjà expérimentées, à dénoncer des dysfonctionnements imaginaires... Le bon sens populaire est certainement légitime mais il ne suffit pas pour concevoir une politique. La complexité des réalités obligent à un effort d’analyse et quelques compétences. Tout militant a le devoir de se former et de s’informer avant de se prononcer sur un problème qu’il croit connaître. Les professionnels de la santé, de l’éducation ou d’un tout autre domaine ont une expérience de terrain très utile, mais ils ignorent parfois les enjeux et les contraintes juridiques et institutionnelles. Le minimum syndical du militant serait tout de même de connaître la constitution ! A ce titre on peut douter de la pertinence de certains papiers publiés par des commissions de réflexion des fédérations locales du MoDem ou des analyses de blogeurs démocrates !

Leçon n° 4 : Rien n’est jamais joué d’avance en politique.

Les échecs sont salutaires si l’on apprend à sortir de l’aveuglement et de la naïveté. Ce n’est ni la diffusion du Film Home ni l’altercation avec Cohen-Bendit qui expliquent le mauvais score du Modem aux Européennes.

Le succès du MoDem aux élections régionales tiendra principalement à l’ancrage local et à la crédibilité des candidats et des programmes.

Le succès du Modem et de François de Bayrou à la présidentielle tiendra à la fois de la capacité du candidat et de son programme à rassembler à la fois les centristes et gaullistes déçus par la politique de Sarkozy et les orphelins d’un PS en déconfiture. Pour cela, il faudra sortir de l’imprécation et entrer dans les propositions.France démocrate

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Mercredi 10 juin 2009
Élections européennes 2009 date : 7 juin 2009

© Laurent de Boissieu pour france-politique.fr

 

    % des inscrits % des votants
Inscrits 44 282 679    
Abstentions 26 282 225 59,35  
Votants 18 000 454 40,65  
Nuls 781 480 1,76  4,34
Suffrages exprimés 17 218 974 38,88  95,66

 

liste

nombre
de listes

voix

% des
inscrits

% des suffrages
exprimés (1)

% des suffrages
exprimés (2)

élus

UMP - NC - GM 8 4 798 921   27,87   29
PS 8 2 837 674   16,48   14
Europe - Écologie 8 2 802 950   16,28   14
MoDem 8 1 455 225   08,45   6
FN 7 1 091 681   06,34   3
Front de Gauche : PCF - PG 7 1 041 755   06,05   4
NPA 7 840 713   04,88    
Libertas : MPF - CPNT 8 826 269   04,80   1
Alliance Écologiste Indépendante (AEI) 8 625 220   03,63    
Debout la République (DLR) 7 304 769   01,77    
LO 7 206 119   01,20    
Alliance des Outre-mers (AOM) 1 73 117   00,42   1
Parti de la France (PDF) 3 63 096   00,37    
Parti Anti Sioniste (PAS) 1 36 398   00,21    
Parti Breton - Strollad Breizh (PB-SB) 1 32 894   00,19    
Europe - Démocratie - Espéranto (EDE) 8 29 263   00,17    
La terre sinon rien 1 28 767   00,17    
Maison de la Vie et des Libertés (MVL) - Parti de la France (PDF) 1 24 180   00,14    
Alternative Libérale (AL) 5 17 051   00,10    
Résistances 1 14 516   00,08    
CNI 5 12 844   00,07    
Solidarité 2 8 665   00,05    
Pour une France et une Europe plus fraternelles 1 6 526   00,04    
Europe - Décroissance 6 6 381   00,04    
Euskal Herriaren Alde (EHA) 1 5 800   00,03    
Alliance Royale (AR) 6 4 244   00,02    
Euzko Alderdi Jeltzalea - Parti Nationaliste Basque (EAJ-PNB) 1 4 275   00,02    
Cannabis sans frontières 1 3 988   00,02    
Communistes 7 3 338   00,02    
Union des Gens (UDG) 6 2 881   00,02    
Newropeans 5 2 549   00,01    
Rassemblement pour l'Initiative Citoyenne (RIC) 6 2 036   00,01    
Citoyenneté Culture Européennes (CCE) 1 1 767   00,01    
Parti Humaniste (PH) 5 1 547   00,01    
L'Europe de Gibraltar à Jérusalem 1 1 209   00,01    
Où est la rupture ? 1 322   00,00    
Programme contre la précarité et le sexisme 1 24   00,00    

données compilées par nos soins - © Laurent de Boissieu http://www.france-politique.fr

72

(1) % national

(2) % dans les seules circonscriptions où une liste a été présentée

 

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Lundi 8 juin 2009

Les 72 eurodéputés français élus

Lepoint.fr vous propose la liste, par circonscription, des 72 députés européens français élus dimanche.


Nord-Ouest : 10 sièges

PCF - 1 siège : Jacky Hénin

PS - 2 sièges : Gilles Pargneaux, Estelle Grelier

Verts - 1 siège : Hélène Flautre

MoDem - 1 siège : Corinne Lepage

UMP - 4 sièges : Dominique Riquet , Tokia Saïfi, Jean-Paul Gauzes, Pascale Gruny

FN - 1 siège : Marine Le Pen

Ouest : 9 sièges

PS - 2 sièges : Bernadette Vergnaud, Stéphane Le Foll

Verts - 2 sièges : Yannick Jadot (Divers Gauche), Nicole Kiil-Nielsen

MoDem - 1 siège : Sylvie Goulard

UMP - 3 sièges : Christophe Béchu, Elisabeth Morin-Chartier, Alain Cadec

Libertas - 1 siège : Philippe de Villiers

Est : 9 sièges

PS - 2 sièges : Catherine Trautmann, Liem Hoang-Ngoc

Verts - 1 siège : Sandrine Bélier

MoDem - 1 siège : Jean-François Kahn

UMP - 4 sièges : Joseph Daul, Véronique Mathieu, Arnaud Danjean, Michèle Striffler

FN - 1 siège : Bruno Gollnisch

Sud-Ouest : 10 sièges

Front de Gauche - 1 siège : Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche)

PS - 2 sièges : Kader Arif , Françoise Castex

Verts - 2 sièges : José Bové, Catherine Grèze

MoDem - 1 siège : Robert Rochefort

UMP - 4 sièges : Dominique Baudis, Christine de Veyrac, Alain Lamassoure, Marie-Thérèse Sanchez-Schmidt

Sud-Est : 13 sièges

PCF - 1 siège : Marie-Christine Vergiat

PS - 2 sièges : Vincent Peillon, Sylvie Guillaume

Verts - 3 sièges : Michèle Rivasi, François Alfonsi, Malika Benarab-Attou

MoDem - 1 siège : Jean-Luc Bennahmias

UMP - 5 sièges : Françoise Grossetête, Damien Abad (Nouveau Centre), Dominique Vlasto , Gaston Franco, Nora Berra

FN - 1 siège : Jean-Marie Le Pen

Massif-Central-Centre : 5 sièges

PS - 1 siège : Henri Weber

Verts - 1 siège : Jean-Paul Besset

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