Une procession malmenée dans le Vieux Nice : témoignage d'un catholique inquiet
(source).
Louis (prénom modifié) est un père de famille qui a tenu à communiquer son indignation
concernant de graves intimidations qu'ont subi une centaine de catholiques qui processionaient dans les rues de Nice le 8 décembre dernier. Son témoignage devrait alerter la municipalité UMP
sur les dangers de l'irresponsable politique migratoire menée actuellement (170 000 visas accordés chaque année aux seuls Algériens, engagement de
Fillon).
Joachim Véliocas: Vous êtes un catholique de Nice qui le 8 décembre, a participé à une
procession en l'honneur de la fête de l'Immaculé conception de Marie, pouvez-vous nous exposer comment cela se déroule ?
Louis : Notre famille, c'est à dire ma femme, nos trois jeunes enfants et moi-même sommes venus ce soir là à la chapelle de la Visitation qui jouxte le prieuré place Sainte Claire
dans le Vieux Nice, pour participer à la procession et entendre la messe qui la précédait. Les processions mariales avaient bien entendu traditionnellement lieu dans le Vieux Nice mais la
plupart ont été abandonnées depuis des années. Notre prieur a décidé en cette fin d'année 2010 de relever cette tradition en organisant une procession dans le Vieux Nice entre la place Sainte
Claire et la Vierge du Malonat, nom d'une statue de la Vierge édifiée rue du Malonat car les prières à la Vierge avaient protégé le Vieux Nice d'une épidémie de choléra en 1854. Après la messe,
donc vers 19h30, la procession a commencé: place Sainte Claire, descente à gauche sur 120 m de la rue de la Croix, descente à droite sur 30 m de la rue Rossetti, à gauche 100 m dans la rue
Droite, à gauche montée sur 50 m de la rue du Malonat. La procession a marqué un arrêt pour prier devant la Vierge du Malonat, puis le retour s'est fait par le même chemin, soit au total
environ 700 m aller-retour.La procession comprenait environ 120 personnes, hommes, femmes, adultes, vieillards, enfants. En tête
marchaient trois policiers municipaux, puis nos abbés et les acolytes avec la croix. Derrière eux, les femmes et les enfants, puis notre statue de la Vierge dont j'étais l'un des deux porteurs,
enfin les hommes. Nous chantions en latin et en français des "notre père" et des "je vous salue Marie", dizaines de chapelet, en portant des cierges. Près de la Vierge du Malonat nous avons
également chanté "Chez nous soyez Reine".
Joachim Véliocas: Cela doit être très beau...Cependant tout ne s'est pas
passé comme prévu, pouvez-vous nous raconter ?
Louis: Arrivés rue Rossetti, point de rassemblement habituel de nombreux musulmans, nous avons été conspués
par des passants et les consommateurs d'un bar. Ces personnes étaient toutes des musulmans. Les cris étaient des "Allah ouakbar" et des youyous. S'y ajoutaient des sifflets des mêmes personnes.
L'un a vu mon regard désapprobateur et m'a lancé, à moi qui portais la statue de la Vierge, "qu'est-ce que t'as toi, t'as un problème?". Nous avons chanté plus fort pour couvrir les bruits sacrilèges. Rue Droite s'y sont ajoutés des youyous, sifflets et hurlements divers en provenance des
étages, hurlés par des mères de familles musulmanes et leurs enfants. Au retour par le même chemin, nous avons entendu la même chose, en
plus fort car ils nous attendaient cette fois. Celui qui m'avait apostrophé s'est alors levé pour aller cracher sur la procession, au niveau des femmes comme il se doit. Un autre s'est approché mais je n'ai pu voir s'il a craché ou non. Il est important de noter qu'il n'y a aucun aspect politique dans cette affaire. Les
agresseurs ne font guère de distinction entre catholiques traditionalistes et modernistes. Aucune organisation, quelle qu'elle soit, n'a pu mobiliser car seuls nos fidèles savaient que la
procession allait avoir lieu. Nulle affiche n'avait été collée. Notre occupation temporaire de la rue était légale, contrairement aux prières de rues musulmanes hebdomadaires. Les non-musulmans que nous avons croisé pendant la procession ont eu des réaction d'étonnement, prenant des photos de cet évènement qu'ils jugeaient
folklorique, ou de satisfaction de voir de nouveau des processions, c'est tout. Les musulmans, eux, se trouvaient là simplement
parce qu'ils habitaient le Vieux Nice ou qu'ils y passaient. Il s'agit d'un échantillon aléatoire de musulmans moyens vivant en France dont une grande partie a spontanémentmanqué de respect à la religion catholique et aux chrétiens français.
JV: Et la police municipale qu'a-t-elle fait ? Comment cela se passera-t-il les
prochaines années, allez vous demander une escorte policière pour la procession comme en Syrie ou en Egypte ?
L: Les policiers municipaux n'ont pas réagi. Une partie des évènements a d'ailleurs pu leur échapper car ils
précédaient la procession. Je pense que nous continuerons cette procession annuelle mais la décision appartient à nos abbés. Nous savons
tous que si nous nous défendons, il y a un risque d'interdiction de la procession les années suivantes pour "risque de trouble à l'ordre public", ce qui serait un comble mais enfin...
Pour ma part, je ferai cependant mon possible d'une part afin que la sécurité, principalement celle de nos femmes et de nos enfants, soit mieux assurée, mais surtout d'autre part pour
décourager les musulmans de commettre des sacrilèges.
Source : Tribune de Genève