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Le maire jugé en appel pour harcèlement

Pascal Buchet, le maire de Fontenay-aux-Roses et premier secrétaire du PS des Hauts-de-Seine, va tenter de démontrer qu’il n’est pour rien dans le suicide de sa directrice de la communication.

roberto cristofoli | Publié le 26.01.2012, 04h09LE  PARISIEN

 Nanterre, le 27 juin 2011. Condamné par le tribunal correctionnel, Pascal Buchet passe aujourd’hui devant la cour d’appel de Versailles.

Nanterre, le 27 juin 2011. Condamné par le tribunal correctionnel, Pascal Buchet passe aujourd’hui devant la cour d’appel de Versailles. | (LP/

Le maire de Fontenay-aux-Roses et patron du départemental Pascal Buchet joue gros cet après-midi devant la cour d’appel de Versailles (Yvelines). Le 27 juin dernier, il avait été condamné à 8000 € d’amende par le tribunal correctionnel de Nanterre, car reconnu coupable de harcèlement moral après le de Jenny Sauvagnac, sa directrice de la communication.

Sa comparution aujourd’hui est la conséquence de son appel, qui renvoie en même temps devant la cour sa collaboratrice Anne-Laure Duny, relaxée en première instance.

Un appel que le maire de Fontenay-aux-Roses justifiait ainsi en juin dernier : « Je suis innocent des faits qui me sont reprochés, martelait-il. Responsable politique départemental engagé, j’irai au bout de mes combats. Je combats toutes les injustices, y compris celles qui me concernent. »

En juillet 2007, Jenny Sauvagnac, 36 ans, mariée et mère de deux enfants en bas âge, s’était jetée du septième étage de son appartement parisien. La collaboratrice du maire aurait perdu pied sous la pression, le stress et les « ordres contradictoires » d’un maire décrit comme « tyrannique » par les expertises psychiatriques.

Pascal Buchet et sa directrice de cabinet, Anne-Laure Duny, ont comparu en mai dernier devant le tribunal correctionnel de Nanterre après le dépôt d’une plainte contre X déposée à l’automne 2007 par le mari de la défunte.

Réputé proche de Martine Aubry, Pascal Buchet a déjà payé politiquement le prix de sa condamnation en première instance. Désigné par les militants pour conduire la liste socialiste aux élections sénatoriales de septembre dernier, il a été désavoué par le bureau national du PS, qui lui a préféré le maire de Clamart, Philippe Kaltenbach, aujourd’hui sénateur des Hauts-de-Seine. Candidat à la candidature sur la 12e circonscription (Châtillon, Clamart, Le Plessis-Robinson, Fontenay-aux-Roses) aux prochaines législatives, Pascal Buchet verrait sa carrière sérieusement hypothéquée en cas de condamnation en appel.

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Commentaires

ELt il n'est pas le seul de ces réenchanteurs de rêves à avoir le mépris de l'autre et surtout de la femme ! Les socialistes montrent toujours leurs vrais visages et cela n'est pas nouveau malheureusement ! Voilà pourquoi il faut aussi réclamer que tous les élus condamnés pour ce genre d'atteinte grave à la personne soit interdit définitivement d'élection. Y compris les quelques dans nos rangs, nous avons tant à y gagner.

Commentaire n°1 posté par Emmanuel Renahy le 29/01/2012 à 19h35
 
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