Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 23:26
NOUVELOBS.COM | 20.11.2009 | 17:24

Plusieurs maires invités à l'Elysée par Nicolas Sarkozy pour discuter de la réforme des collectivités territoriales se sont félicités de cet échange tout en se disant "vigilants". Les maires de gauche ont décliné l'invitation.

André Laignel, secrétaire général de l'AMF, lors du 91e congrès des maire de France (AFP)

André Laignel, secrétaire général de l'AMF, lors du 91e congrès des maire de France (AFP)

Plusieurs maires invités vendredi 20 novembre à l'Elysée par Nicolas Sarkozy sur le thème de la réforme des collectivités territoriales et de la fin de la taxe professionnelle se sont félicités de cet échange, tout en se disant "vigilants". Le président avait convié 700 maires mais la gauche avait refusé l'invitation, pour, notamment dénoncer son absence au Congrès des maires achevé jeudi.

Un échange "républicain"


"Il fallait faire de la pédagogie, le contrat est rempli", a déclaré à la sortie de cette rencontre Jean-Pierre Decool, maire (NI) de Brouckerque (Nord), estimant d'une "grande clarté" le discours de Nicolas Sarkozy.
"Si les textes qui nous ont été présentés avaient été aussi rassurants, on n'aurait pas été aussi interrogatif", a estimé Bernard Seurot, maire (UMP) de Bruges (Gironde), en louant un échange "très républicain" entre le président et les élus, largement acquis à sa cause.
Se disant "rassuré", Bernard Seurot restera toutefois "vigilant".

Conseillers territoriaux


Nicolas Sarkozy a été "égal à lui-même, c'est-à-dire convaincant. Nous verrons la suite après, quand tout cela se mettra en place", a indiqué Pierre Dziegiel (DVG), maire de Longeau-Percey (Haute-Marne), qui sera notamment "vigilant" sur le scrutin uninominal à un tour prévu pour l'élection des futurs conseillers territoriaux, "qui peut être très dangereux".
Pour autant, Pierre Dziegiel estime qu'"il faut" effectivement réformer les territoires et "que l'on avance". Pour lui, c'est "impossible" de "regarder son nombril en se disant 'qu'est-ce que je peux garder de mon pré carré'".

"Clause de revoyure"


Mais la fronde des maires, qui s'était notamment exprimée lors de leur congrès à Paris, n'est pas finie selon lui : "il y a une discussion et un dialogue à avoir entre élus de tous bords".
Tout en voyant dans cet échange une "très bonne idée", Christian Nahon, maire (DVG) de Villeron (Val-d'Oise), attend de "voir ce qui va sortir de l'Assemblée nationale". "Je ne suis pas plus rassuré que ça", a-t-il ajouté.
Comme lui, Yves Druet, maire sans étiquette "de sensibilité de gauche" de Cravanches (Territoire de Belfort), a encore des inquiétudes. "On a eu des assurances sur les dotations 2010, mais qu'en sera-t-il dans l'avenir?", s'est-il demandé. "Ce qui est compensation a tendance à s'effilocher avec le temps".
Comme plusieurs autres élus, il a vu en revanche dans la "clause de revoyure" promise par le président pour le suivi des réformes un élément "positif".

"Une porte close"


L'ancien ministre socialiste et secrétaire général de l'AMF André Laignel, a estimé que Nicolas Sarkozy n'avait fait "aucune ouverture" au cours de la rencontreIl n'a proposé "aucune ouverture, même modeste" juge le socialiste. C'est "une porte close alors que les maires demandent une négociation loyale". Sarkozy "n'a eu qu'un seul message à l'égard des maires de France dont il n'a entendu aucune des demandes, ni aucun des messages: "circulez, il n'y a rien à voir!"".

(Nouvelobs.com avec AFP)
Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République. - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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