Sarkozy désolé mais pas solidaire. Le président français, Nicolas Sarkozy, qui rencontrait, jeudi 19 novembre, le premier ministre irlandais, Brian Cowen, à Bruxelles, a évoqué avec celui-ci la rencontre France-Irlande, qui a permis aux joueurs de Raymond Domenech de se qualifier pour le Mondial aux dépens de l'Eire. Une main de Thierry Henry non sifflée par l'arbitre a permis aux Bleus d'égaliser (1-1) dans une partie qu'ils ne maîtrisaient pas, provoquant l'ire des Irlandais, qui ont déposé une réclamation auprès de la FIFA pour que soit rejouée la partie.
'J'ai dit à Brian Cowen combien j'étais désolé pour eux. Ne me demandez pas de me substituer à l'arbitre, aux instances du foot français, aux instances du football européen : laissez-moi à ma place', a-t-il dit à la presse. Une manière de dire qu'il ne soutiendrait pas personnellement le recours irlandais auprès de la FIFA.
Auparavant, le premier ministre François Fillon avait adopté la même ligne de défense, estimant qu'il ne revenait 'ni au gouvernement français ni au gouvernement irlandais de s'immiscer' dans les règles du football mondial.