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PARIS, 1 déc 2009 (AFP) - Les quelque 600 salariés et nombreux bénévoles du Samu social devrait pouvoir "être bientôt vaccinés" contre la grippe H1N1, a déclaré mardi à l’AFP Stéfania Parigi, secrétaire générale du Samu social de Paris, après avoir alerté les pouvoirs publics.
"Les personnels ne sont pas prioritaires et ce n’est pas faute d’avoir alerté les tutelles au mois d’août" au moment où l’association a mis en place son plan de continuité d’activité, a déploré Mme Parigi. Depuis le début de l’épidémie, le Samu social a comptabilisé "cinq cas parmi les personnes accueillies et un cas d’un personnel de maraude". "Nous avons fait les démarches et on va être bientôt vaccinés, mais on aurait pu l’anticiper", a-t-elle ajouté, regrettant que le plan de vaccination gouvernemental n’ait par ailleurs "pas été pensé pour cette population" de personnes à la rue, qui est durant la journée "partout dans le métro". Mme Parigi s’exprimait à l’occasion d’une visite du centre d’hébergement d’urgence Yves-Garrel (XIe arrondissement, 108 places) par des députés membres du groupe d’études "pauvreté, précarité, sans abris" de l’Assemblée nationale. Interrogée sur la gestion coordonnée, en région parisienne, des maraudes auprès des SDF et des places d’hébergement par le 115 que le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu voulait "opérationnelle" au 1er décembre, Mme Parigi a fait état "d’habitudes institutionnelles très marquées" qui jouent comme des freins. Pour les maraudes, Paris a été découpée en quatre zones qui seront gérées par quatre associations pour éviter les doublons mais il reste encore à recruter les coordinateurs de ces zones. "C’est difficile de coordonner à quatre", a souligné Mme Parigi, qui doit rencontrer M. Apparu jeudi pour parler des maraudes. Quant à la gestion par le numéro d’urgence 115 du Samu social de l’ensemble des places d’hébergement disponibles (contre 30% actuellement), Mme Parigi a plaidé pour qu’à l’avenir le 115 puisse avoir la même "légitimité que le 15 pour les urgences médicales".