Partager l'article ! Le discours du président de la République Nicolas Sarkozy devait conclure le conseil national dans l'après-midi.: AP | 28.11.2009 | 14:46 ...
La campagne de l'UMP pour les élections régionales sera... nationale. Tel un leitmotiv, le Premier ministre François Fillon et le secrétaire général du parti Xavier Bertrand ont invité samedi les candidats de la majorité au "rassemblement", les appelant à défendre le bilan du gouvernement. Le président Nicolas Sarkozy doit intervenir dans l'après-midi en clôture de ce conseil national réuni à La Plaine Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
"Mon devoir est d'assumer avec vous les espoirs et les risques de ce rendez-vous électoral", a affirmé le chef du gouvernement, devant les cadres de l'UMP réunis pour ratifier les têtes de listes régionales et départementales de la majorité présidentielle en vue des élections des 14 et 21 mars 2010.
"Ce n'est pas seulement en faisant 22 campagnes régionales, chacun dans son coin, que nous combattrons cette gauche et que nous riposterons à ces attaques contre le président de la République et le gouvernement", a averti le Premier ministre. "Il va falloir faire du régional, parce que les Français attendent des propositions précises concernant leurs régions, mais il faudra aussi faire du national".
"C'est nous, et non l'opposition, qui avons déclenché la mutation du développement durable. C'est nous qui avons eu le courage d'instaurer la taxe anticarbone et non pas la gauche", a-t-il ajouté.
Sur le "rétablissement" des comptes publics, "depuis trois ans l'Etat fait des efforts, depuis cinq ans les régions socialistes n'en font aucun. Sur la fiscalité régionale, la gauche s'est révélée insatiable. Nous devons dans cette campagne incarner la responsabilité fiscale", a souligné M. Fillon. "Face aux divisions de la gauche, nous devons incarner le rassemblement des Français (...) Nous devons être ceux qui prennent le risque du changement", a-t-il poursuivi, reprenant les mêmes thèmes que ceux abordés quelques minutes plus tôt par Xavier Bertrand.
"Ne nous y trompons pas (...) nous ne gagnerons pas les élections régionales en menant 22 campagnes régionales chacun dans son coin, chacun dans sa région", avait ainsi lancé le secrétaire général de l'UMP. "Nous allons assumer nos valeurs, (...) assumer l'action qui est menée par le président de la République et par le Premier ministre".
"Si nous sommes élus (...), nous, nous n'augmenterons pas les impôts locaux régionaux", a-t-il assuré. "Nous sommes les porteurs du changement, voilà pourquoi nous voulons le changement en mars prochain".
"La campagne sera nationale", a renchéri à son tour Jean-Pierre Raffarin. Le sénateur de la Vienne, qui avait pourtant mené la "fronde" des élus locaux contre la réforme de la taxe professionnelle, a fait écho aux autres ténors de l'UMP. "Une campagne comme celle des régionales sera une campagne dans laquelle les thèmes seront ceux (...) que nous ferons exister au niveau national. Mais évidemment c'est à nous de colorier ces thèmes avec les couleurs de nos régions".
Les socialistes "ont trop le goût de l'impôt, les socialistes sont gourmands de l'impôt", a aussi insisté l'ancien Premier ministre, mettant en exergue la "division" dans le camp de la gauche par opposition au "rassemblement" à droite. "La victoire, j'en suis convaincu, sera la récompense de notre union", a-t-il souligné.
"Le message-clé (...) c'est la réforme et le mouvement", a commenté le ministre de l'Immigration Eric Besson à son arrivée au conseil national. "C'est la marque de fabrique de Nicolas Sarkozy et c'est décliné, effectivement, à chaque élection", a-t-il ajouté, faisant référence aux européennes de juin 2009, où l'UMP a obtenu 27,87% des voix, contre 16,5% pour le PS.
De quoi permettre au ministre du Travail Xavier Darcos, tête de liste en Aquitaine, d'envisager la campagne "avec beaucoup de sérénité", "d'optimisme" et "détermination".
Le discours du président de la République Nicolas Sarkozy devait conclure le conseil national dans l'après-midi. AP