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L’Assemblée nationale examine en ce moment le projet de loi du Grand Paris défendu par le secrétaire d’Etat au développement de la région Capitale, Christian Blanc. Au coeur de ce projet polémique, un métro automatique de 130 km qui relierait 9 pôles économiques franciliens, sur une quarantaine de gares desservies.
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Débat à l'Assemblée Nationale:
L'Assemblée nationale poursuit aujourd'hui encore l'examen du projet de loi sur le Grand Paris et aborde le vif du sujet: la création d'un vaste réseau de métro automatique en Ile-de-France.
Les élus de gauche, ainsi qu’une partie des élus de droite franciliens y sont opposés. Ils déplorent le manque de concertation et le transfert du droit de préemption au bénéfice de l'Etat. L'urgence pour eux est à l'amélioration des réseaux de transports publics existants.
Ces élus sont rassemblés au sein de "Paris Métropole" qui depuis novembre 2008 réunit la ville de Paris et 105 collectivités territoriales d'Ile de France de différentes couleurs politiques, sous la forme d'un syndicat mixte.
Lors du débat parlementaire le rapporteur UMP Yves Albarello (Seine-et-Marne)a fait part des "réelles craintes" d'"un certain nombre de ses collègues quant à certaines des interconnexions
indispensables entre les actuels réseaux RER et transiliens avec la double boucle".
Parmi les détracteurs du texte, Daniel Goldberg (PS, Seine-Saint-Denis) a cité un communiqué du Medef Ile-de-France, très critique. "Le MEDEF dénonce un texte qui pose des problèmes de fond et des problèmes juridiques, dont l’horizon est lointain, qui ne profite ni à l’hyper-centre, ni même au coeur de l’agglomération, qui pose une grande interrogation sur le devenir des futurs pôles".
Principale oratrice PS, Annick Lepetit (Paris) adjointe au maire de Paris chargée des déplacements a souligné que l'objectif du secrétaire d'Etat Christian Blanc de création d'un million d'emplois en 15 ans en IdF "est en complète contradiction avec toutes les études économiques et démographiques connues", y compris de l’INSEE". Ceci "suppose un rythme deux fois et demi supérieur à celui observé depuis quinze ans" et "revient à annoncer une déconnexion totalement inédite et improbable entre population active et emploi".
Le rapporteur du budget Gilles Carrez (UMP) est intervenu hier soir pour lancer un appel à un accord Etat-région : "Si l'Etat et la région ne trouvent pas un accord explicite, si les collectivités locales ne se reconnaissent pas dans le projet du Grand Paris, nous irons droit au blocage et nous accumulerons les retards, et ce sont les Franciliens qui en subieront les conséquences".
L'examen du texte se poursuit jusqu'à ce soir. Il prévoit un réseau de métro automatique de 130 km de long autour de Paris desservant une quarantaine de gares, d'un coût de 21 milliards d'euros en investissement.
Pierre Mansat, Adjoint du Maire chargé de Paris Métropole ajoute que "le projet de transport en lui-même n'a pas été débattu fondamentalement ni avec les collectivités et encore moins avec les citoyens. Est-ce qu'on peut dans une société moderne et démocratique sortir de son chapeau une infrastructure de transport de 130 km qui va être là pour un siècle ? Il faut quand même valider sa pertinence d'une autre façon".
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