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Par Thierry Dupont, publié le 13/05/2011 à 17:22 l'express
Francois Fillon lors de son passage à "Parole Directe" sur TF1, le 12 mai 2011.
AFP PHOTO / BERTRAND LANGLOIS
C'est un François Fillon bronzé et détendu, presque souriant, qui s'est présenté jeudi soir sur le plateau de Parole directe, la nouvelle émission politique de TF1. Etait-ce la bonne surprise de la croissance au premier trimestre? La baisse du chômage? Ou bien la satisfaction d'avoir tiré les oreilles de Laurent Wauquiez, contraint après sa convocation à Matignon de battre en retraite sur la question du RSA? Face à Laurence Ferrari, le Premier ministre s'est voulu magnanime: "Laurent" -il a répété trois fois le prénom- est un "excellent ministre", même s'il a "commis une faute en terme de fonctionnement de l'équipe gouvernementale".
L'épisode a profondément agacé le chef du gouvernement, qui vient de fêter son quatrième anniversaire à Matignon. La polémique perturbe la séquence de défense du bilan du quinquennat dont l'avait chargé Nicolas Sarkozy.
Gardien des équilibres
Il a surtout été ulcéré de voir son autorité aussi ouvertement mise en cause par un jeune ministre. "Je me demande si 2017 n'est pas commencé", glissait jeudi un membre du gouvernement à LEXPRESS.fr. Lors du séminaire gouvernemental du 5 mai, à Matignon, le Premier ministre avait expressément demandé à son équipe de s'abstenir de toute nouvelle proposition intempestive.
Pas question non plus pour François Fillon de prendre part à la course à l'échalote avec l'extrême-droite, sur la base des sondages. "Il a des convictions fortes de gaulliste social et n'a pas l'habitude de se renier par des calculs de court ou moyen terme", assure le député du Val-d'Oise, Jérôme Chartier.
Au sein d'une majorité déchirée entre une UMP qui tire à droite et des centristes en voie d'émancipation, François Fillon prend à coeur son rôle de gardien des équilibres. "Le Premier ministre manifeste beaucoup le souci de recevoir l'avis de toutes les sensibilités et, parfois, il a bien du mérite", estime le député de Savoie, Michel Bouvard, un autre de ses proches.
Ses positions dissonnantes à propos du débat sur la laïcité ou de la consigne de "ni-ni" aux cantonales n'ont toutefois pas été du goût de tous. Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a dénoncé des "postures" et, malgré leur réconciliation médiatisée lors d'un récent déjeuner, la controverse a laissé des traces. A l'Assemblée, l'accueil du Premier ministre, longtemps unanime, a fraîchi, sous l'influence conjuguée des copéistes et de partisans de Jean-Louis Borloo. "Je crains que ce ne soit le bal des aigris qui s'exprime", maugrée Jérôme Chartier.
"Pas de plan de carrière"
Du coup, les proches de Fillon s'organisent pour éviter l'isolement d'un Premier ministre que beaucoup enterrent déjà, en prévision de 2012. Au-delà de l'assiation France 9, une demi-douzaine de parlementaires et quelques collaborateurs de Matignon se réunissent chaque semaine de façon informelle pour mieux porter sa parole. "Attention, pas dans le sens d'une écurie", s'empresse de préciser Michel Bouvard.
S'il est un domaine dans lequel François Fillon ne veut être pris en défaut, c'est bien celui de sa loyauté envers Nicolas Sarkozy, un président "inclassable, valeureux, engagé, déterminé et finalement toujours libre", a insisté le Premier ministre sur TF1. Leurs relations seraient "excellentes". Elles ont pourtant longtemps semblé compliquées. Si l'on en croit les nombreux é publiés dans la presse, agacé par la popularité flatteuse de son Premier ministre, le président le pressait de mouiller davantage le maillot. "Je soupçonne fortement des délits d'entourage, sourit Jérôme Chartier. On cherche à faire dire beaucoup de choses au chef de l'Etat. C'est oublier que Nicolas Sarkozy et François Fillon ont des discussions quasi-quotidiennes."
C'est au cours de l'un ces échanges que le chef de l'Etat aurait validé l'idée de confier à Chantal Jouanno la tête de liste pour les sénatoriales à Paris et la quatrième place à un autre proche de Fillon, Daniel-Georges Courtois. Ce choix, qui met l'UMP parisienne en ébullition, semble préparer l'arrivée de François Fillon dans la capitale, en vue des municipales de 2014. Mais des personnalités comme Rachida Dati, voire Jean-Louis Borloo, pourraient avoir le même appétit... A moins que les ambitions présidentielles que l'on prête à l'actuel Premier ministre pour 2017 ne prennent corps. Dans son édition du 13 mai, Le Monde évoque aussi un possible poste à l'étranger. "Il n'a pas de plan de carrière", assure l'un de ses partisans. Il n'est jamais trop tard pour commencer.
« Je n’aime pas les Communistes parce qu’ils sont Communistes.
Je n’aime pas les Socialistes parce qu’ils ne sont pas Socialistes.
Je n’aime pas les miens parce qu’ils aiment trop l’Argent. »
Charles De Gaulle
« Parce qu'on a voulu me l'imposer, et parce qu'on veut faire croire que c'est une panacée. Il ne faut pas se payer de mots ! C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.
Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allé les voir? Vous les avez regardés, avec leurs turbans et leurs djellabas? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français !
Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants (il doit penser à Soustelle). Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante?
Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »
Propos de Charles De Gaulle recueillis par Alain Peyrefitte.
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