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Affaire Tron : soupçons de règlements de compte

LEMONDE | 30.01.12 | 11h58   •  Mis à jour le 30.01.12 | 12h25

 
 

 

Le secrétaire d'Etat à la fonction publique et maire UMP de Draveil (Essonne), Georges Tron, le 19 avril 2011 à Paris.

Le secrétaire d'Etat à la fonction publique et maire UMP de Draveil (Essonne), Georges Tron, le 19 avril 2011 à Paris.AFP/PIERRE VERDY

L'affaire avait éclaté dans le sillage du scandale du Sofitel de New York, impliquant DSK. Deux ex-employées municipales de Draveil (Essonne) accusaient le maire UMP et secrétaire d'Etat à la fonction publique, Georges Tron, de harcèlement sexuel sous couvert de réflexologie plantaire. Le 22 juin 2011, M. Tron, 54 ans, était mis en examen pour viols et agressions sexuelles ainsi que son adjointe aux affaires culturelles, Brigitte Gruel ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Dans la foulée, il démissionnait du gouvernement. L'homme, dont la France découvrait la fascination pour les pieds, a toujours nié être un délinquant sexuel. Depuis le début de l'affaire, il s'estime victime d'un "complot" ourdi par ses opposants politiques locaux d'extrêmedroite.

Neuf mois après, l'enquête judiciaire semble étayer en partie cette hypothèse. Les plaignantes, Virginie Faux et Eva Loubrieu, ont bien reçu séparément des conseils de Jacques Olivier, ancien conseiller en communication du Front national (FN) et frère jumeau de Philippe Olivier, 51 ans, marié à Marie-Caroline Le Pen – lui aussi ancien permanent du FN. Tous deux vivent à Draveil où ils mènent un combat local contre un projet immobilier soutenu par M.Tron

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