L'eurodéputé socialiste Vincent Peillon, qui dispute le leadership du courant 'L'Espoir à gauche' à Ségolène Royal, lui a demandé mercredi de "s'arrêter" et de cesser son "spectacle désolant".
"Vous savez qu'on ne peut pas virer les gens surtout quand on se fait le chantre de la démocratie", a répondu Vincent Peillon sur Europe-1, réagissant à l'annonce mardi soir de Ségolène Royal de lui retirer l'animation de son courant. "Ce qui a encore été fait hier soir est ridicule", a-t-il jugé se revendiquant "le leader de Espoir à gauche".
"Je ne reculerai pas mais je lui dis: 'c'est un spectacle désolant, arrête-toi Ségolène, tu as fait beaucoup de mal samedi, il y a les régionales, occupe-toi de tes régionales, on parlera de tout ça après", a estimé Vincent Peillon.
"Tout cela devient insupportable, il faut que cela cesse, c'est destructeur (...) il faut s'arrêter", a-t-il renchéri, tenant à "(s)'excuser auprès de tous les Français, les femmes et les hommes de gauche, (...) qui assistent à ce spectacle délétère" imposé par "Madame Royal".
"Il y a vingt dirigeants du courant qui sont élus par les militants au bureau national, ils le restent, pas un seul ne bougera. L'esbroufe médiatique ne fait pas la réalité", a-t-il prévenu.
Estimant que Ségolène Royal avait déjà son courant, en l'occurrence "Désirs d'avenir", Vincent Peillon a suggéré que "si avec quelques-uns de ses amis" elle voulait "quitter la structure de l'Espoir à gauche, elle le (pouvait)". Quant à un vote au sein du courant, Vincent Peillon a souhaité qu'il ait lieu "plus tôt", même avant les régionales, pronostiquant que Ségolène Royal allait "perdre ce vote comme elle a perdu tous ses derniers votes". AP