Partager l'article ! Au maire de décider: Travail dominical à Paris : 10.000 magasins concernés Le ministre du Travail, Xavi ...
Le ministre du Travail met la pression sur la mairie de Paris. Xavier Darcos a proposé, hier, pour l'ouverture des magasins le dimanche de classer en zone touristique 10 % du territoire de la capitale, s'appuyant sur un rapport du préfet de région. Quelque 10.000 magasins auraient ainsi la possibilité d'ouvrir, contre 500 aujourd'hui. Beaucoup plus larges que les 7 périmètres touristiques actuels, les zones retenues englobent le coeur de Paris avec les pôles Haussmann-Opéra, les Halles-Rivoli et Montparnasse-Rennes-Bon Marché-Saint-Germain. Les zones des Champs-Elysées et de Montmartre sont très étendues. Bercy Villages, la porte Maillot et le parc des Expositions sont également ciblés. Ces zones ont été choisies via une étude de la CCIP d'après leur fréquentation touristique et leur densité commerciale. « Le tourisme représente 12,5 % de l'emploi salarié parisien, la capitale est la première ville touristique mondiale […] il serait dangereux que Paris reste un musée, la situation actuelle n'est pas acceptable », a martelé Xavier Darcos, s'étonnant « des résistances politiques ».
Le ministre attend que Bertrand Delanoë « s'exprime »puisque la décision, contrairement à ce que prévoyait originellement la loi, sanctionnée par le Conseil constitutionnel, revient au maire. Dénonçant « l'agressivité et la radicalité des propositions », l'élu a rappelé la création, par le Conseil de Paris, d'un groupe de travail pour examiner la question selon « la justification économique »de l'extension, notamment en termes de « création d'emplois » et de réelles « garanties sociales ». Sachant que la loi, pour les zones touristiques, ne prévoit ni compensations ni volontariat. « Mais travailler le dimanche nécessitera un changement du contrat de travail, qui ne peut se faire sans l'accord du salarié », précise le ministère. La balle est désormais dans le camp du maire de Paris, qui n'entend pas céder aux pressions. Selon un bon observateur du dossier, « rien ne devrait bouger avant les régionales ». .