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Tous derrière Sarko!

Le parti de droite UMP du président Sarkozy a remporté hier une écrasante victoire au premier tour des législatives. Avec près de la moitié des voix du premier tour des élections législatives, la droite emporterait plus de 400 sièges sur 557 à l'Assemblée nationale

 

 

L'UMP, le parti de droite du président Nicolas Sarkozy, est arrivé hier très largement en tête du 1er tour des législatives françaises et devrait remporter une écrasante majorité à l'Assemblée pour mettre en oeuvre la politique de «rupture» promise par le nouveau président.

L'UMP et ses alliés ont obtenu entre 45,6 et 46,4% des voix et devraient détenir entre 383 et 501 des 577 sièges de l'Assemblée à l'issue du second tour, le 17 juin, selon les projections de trois instituts de sondage.

Le Parti socialiste (PS), premier parti d'opposition, et ses alliés obtiendraient entre 60 et 170 sièges.

L'Assemblée sortante comptait 359 députés UMP et 149 socialistes. En raison du mode de scrutin, la plupart des nouveaux députés ne devaient être élus qu'à l'issue du second tour.

Les responsables socialistes ont immédiatement appelé à la «mobilisation» et à un «sursaut» des électeurs de gauche pour le second tour afin d'empêcher que la nette avance de l'UMP et de ses alliés ne se transforme en un raz-de-marée dans la nouvelle assemblée.

«Tous ceux qui ne veulent pas d'un parti qui puisse contrôler l'Assemblée nationale à lui tout seul, tous ceux qui ne veulent pas de la précarité, que tous ceux-là viennent voter dimanche prochain», a lancé le chef du PS François Hollande. Restée la figure de proue des militants socialistes, Ségolène Royal avait renoncé à se présenter mais a sillonné la France pour soutenir des candidats.

Abstention record
Le scrutin d'hier a été marqué par une abstention record, aux environ de 40%, alors que la présidentielle avait suscité l'engouement.

La droite s'est félicitée de son score. Le ministre de l'Economie, Jean-Louis Borloo, a estimé que «le peuple français, y compris beaucoup de gens de gauche souhaitait donner sa chance au gouvernement, avec un Parlement qui travaille en harmonie avec lui.»

La large victoire de la droite était attendue: toutes les enquêtes avaient pronostiqué une «vague bleue», la couleur de l'UMP.

Pour M. Sarkozy, 52 ans, qui bénéficie d'un «état de grâce» dans l'opinion depuis son élection le 6 mai avec 53% des voix face à Ségolène Royal, c'est d'ores et déjà une nouvelle victoire personnelle car il s'était fortement impliqué dans la bataille.

Si le second tour confirme la tendance, M. Sarkozy aurait les mains libres pour faire voter par le Parlement les réformes qu'il a promises aux Français.

Hors le PS et l'UMP, les autres partis paraissent en position d'être laminés à l'issue du second tour. Aucun d'entre eux ne devrait atteindre le seuil de vingt députés nécessaire pour disposer d'un groupe autonome à l'Assemblée.

Une gifle pour Bayrou
Le mode de scrutin français majoritaire à deux tours assure une sur-représentation au parti vainqueur sur le plan national.

Ainsi, malgré ses 18,57% des suffrages au 1er tour de la présidentielle, le leader centriste François Bayrou se retrouve marginalisé et son nouveau parti, le MoDem, n'aurait que de 0 à 4 sièges. «Ce déséquilibre, un jour ou l'autre, la France le regrettera», a-t-il affirmé

Quant à l'extrême droite de Jean-Marie Le Pen, elle est créditée de 5% des voix. Le Front national n'aurait donc aucun député comme dans l'Assemblée sortante. Le parti a «enregistré un revers», mais il «n'est pas mort», a assuré Marine Le Pen, pour qui «Sarkozy décevra quoi qu'il arrive.»

Les législatives en chiffres

44,5 En millions, le nombre d'électeurs.

577 Le nombre de circonscription. Et le nombre de sièges de l'Assemblée nationale - la chambre basse du Parlement - qui sont en jeu.

7639 Le nombre exact de candidats, issus de plus de 80 partis, qui se présentaient hier au premier tour des législatives. Dont 41,6% de femmes.

50% Le score pour être élu dès le premier tour. 12,5%: le score nécessaire pour être au second.

5 ans La durée du mandat d'un député. Sauf dissolution.

17 juin La date du second tour.

49,95%. Il n'aura manqué que 56 voix pour que Laurent Fabius (PS) passe dès le premier tour.

Le Premier ministre François Fillon (UMP) est élu dès le premier tour avec 53% des voix.

Avec 38% dans sa circonscription, François Bayrou est en ballottage favorable.

Avec 53,7%, le ministre de l'Economie Jean-Louis Borloo est élu.

Ballotage favorable pour François Hollande, le patron du PS, avec 44,4%.

SOURCE LE MATIN ONDELINE.

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