Partager l'article ! Nicolas Sarkozy sur le térrain rencontre les travailleurs.: Nicolas Sarkozy dialogue avec des ouvriers du Creusot ...
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LE CREUSOT, Saône-et-Loire (Reuters) - Pas une semaine sans au moins une visite d'usine : cela semble le rythme adopté par Nicolas Sarkozy, qui a fait de la "valeur travail" un thème central de sa campagne présidentielle.
Mardi, c'était l'usine d'Alstom du Creusot, qui fabrique des bogies pour tout ce qui roule sur des rails, du métro au TGV.
Accompagné du P-DG d'Alstom Patrick Kron, il a rappelé qu'il avait contribué en 2004 à sauver le groupe du démantèlement, quand il était ministre de l'Economie et des Finances, en le renationalisant à hauteur de 21%.
Debout sur une estrade, au milieu d'un cercle de salariés dans un des ateliers, il a également rappelé que lors d'une visite de l'usine Alstom de La Rochelle, il avait été accueilli à l'époque par un piquet de grève.
"Aujourd'hui, Alstom, c'est trois ans de carnets de commande", a-t-il déclaré. "Quand je vois que vous fabriquez le métro de Singapour, je me dis que les usines, c'est pas foutu (...) Je veux qu'en France des usines comme la vôtre on puisse les garder parce qu'une économie sans usine est une économie qui va mourir".
"Vous devriez plutôt trouver que c'est une bonne nouvelle qu'il y ait des gens qui ont une chance d'être élus qui viennent vous voir", a-t-il ajouté, en égratignant au passage ses adversaires de gauche, dont la socialiste Ségolène Royal. "Parce que c'est bien beau de se battre pour les espaces verts, mais le jour où il n'y aura que les espaces verts et plus d'usines, avec quoi on fera vivre sa famille ?"
Avant et après son discours, Nicolas Sarkozy a discuté avec des petits groupes d'ouvriers sur leurs conditions de travail, mais aussi sur les problèmes d'école et, toujours, sur sa volonté de faire en sorte que les salariés puissent "travailler plus pour gagner plus".
"Nous, on ramasse les miettes", l'a interpellé un ouvrier. "Je suis ici depuis 17 ans, je gagne 1.300 euros net par mois et ils nous proposent 1,5% d'augmentation. C'est inadmissible".
Nicolas Sarkozy a acquiescé. "Maintenant, la boîte va mieux. Vous me dites : est-ce que c'est normal que les ouvriers n'en profitent pas ? Je vous dis non".
"Je vais vous faire une suggestion", a alors repris le salarié d'Alstom. "Devenez directeur de la boîte !".
"POUR RAMASSER DES VOIX"
Le même l'avait pourtant accueilli le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle en l'accusant de venir à l'usine du Creusot "pour ramasser des voix".
Nicolas Sarkozy lui a répondu un peu plus tard dans son discours en s'adressant à l'ensemble des salariés présents.
"Il y a un de vos collègues qui a dit : il vient ici pour les élections", a-t-il lancé. "Eh bien oui. Mais enfin vous, vous cherchez des clients (...) Je ne vois pas pourquoi on ne chercherait pas des électeurs".
Des électeurs, il a en rencontrés d'autres à l'étape suivante, dans les rues pittoresques d'une petite commune voisine du Creusot, Montcenis.
Bain de foule ponctué de cris de "Sarkozy président" ou "Allez Nicolas" et arrêts obligatoires chez tous les commerçants de l'artère principale, dont l'inévitable "Café des Sports" où des clients l'ont félicité pour sa prestation de lundi soir à l'émission "J'ai une question à vous poser", sur TF1.
"De la sécurité et du travail", a également lancé un client. "C'est un bon programme", a répliqué le président de l'UMP.
Renseignement pris, une grande partie de la petite foule qui l'a accueilli n'était pas des habitants de Montcenis mais des adhérents et des sympathisants de l'UMP venus d'autres communes de Saône-et-Loire telles que Châlon-sur-Saône, Macon, Louhans, Roussillon-en-Morvan, Le Creusot ou Monceau-les-Mines.
"Nous sommes venus de Châlon dans deux cars. Moi j'ai amené deux sympathisants", a ainsi déclaré Claude, 82 ans, retraité de l'agriculture et militant depuis plusieurs décennies du RPR, puis de l'UMP. "C'est la fédération qui a organisé ça."
Après une brève visite à un club du troisième âge et dans une maison de retraite, Nicolas Sarkozy a terminé l'après-midi dans un élevage de boeufs charolais où il a rencontré des responsables agricoles locaux.
Il leur a notamment dit qu'il réfléchissait à "la possibilité pour les communes de créer des organismes de portage des terrains", afin de mettre ceux-ci à la disposition des agriculteurs "moyennant un loyer raisonnable", afin de résoudre le problème du coût du foncier. SOURCE YAHOO INFO.