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Borloo veut donner une dimension sociale à la campagne de Sarkozy Par Pascale JUILLIARD

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PALAVAS-LES-FLOTS (AFP) - Avec Jean-Louis Borloo, le Parti radical veut donner une dimension "sociale" à la campagne de Nicolas Sarkozy, mais son soutien au probable candidat UMP à la présidentielle ne sera "pas un chèque en blanc", ont prévenu ses dirigeants dimanche.

En clôturant l'université d'été de Palavas-les-Flots (Hérault), le ministre de l'Emploi, qui co-préside depuis huit mois ce parti associé à l'UMP, a promis de "mettre toute (son) énergie pour faire triompher les idées du pôle social de la majorité" en 2007.

 

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"Nous devons être à l'avant du combat contre toutes les discriminations et pour une réelle égalité des chances", a-t-il déclaré devant près de 400 participants, qui n'avaient cessé durant les deux jours d'évoquer un "ticket Sarko-Borloo" pour la présidentielle.

Dans un message vidéo, le président de l'UMP a promis de s'inspirer des idées "sociales" du Parti radical, "pour ne pas laisser à la gauche le monopole de la générosité".

 

"Les valeurs des Radicaux et l'objet, l'ambition, le projet qui sont les miens à la tête de l'UMP se rejoignent", a affirmé M. Sarkozy en souhaitant qu'ils "prennent toute leur place" dans la campagne.

 

Il était représenté par son bras droit Brice Hortefeux, secrétaire général délégué de l'UMP, qui a salué l'"énergie originale, broussailleuse, inventive, indépendante de Jean-Louis Borloo".

 

Mais l'ancien maire de Valenciennes, personnalité de droite la plus populaire après M. Sarkozy, n'entend pas être la caution sociale de ce dernier.

 

S'il a réaffirmé devant la presse qu'il n'envisageait pas d'être candidat à la présidentielle - "l'hypothèse la plus raisonnable, c'est non", a-t-il dit - la question de son engagement pour Nicolas Sarkozy est pour l'instant prématurée. "On en est au moment du débat", a-t-il dit.

 

"Nous allons nous mobiliser autour de celui qui est aujourd'hui le candidat naturel de l'UMP, Nicolas Sarkozy", a déclaré pour sa part le co-président André Rossinot, estimant que les radicaux peuvent "jouer la carte de l'ouverture" vers le "centre et le centre-gauche".

 

Mais "le soutien des radicaux ne sera pas un chèque en blanc", a ajouté le maire de Nancy. "Nous aurons des propositions non négociables", a-t-il dit en souhaitant que M. Sarkozy "vienne fin septembre rue de Valois, pour parler du projet législatif".

 

Parmi les propositions des radicaux figurent notamment l'introduction d'une part de proportionnelle aux législatives (50%), la création d'un "passeport pour la vie" aidant les jeunes à accéder à la formation, ou encore une charte de la laïcité dans les services publics.

 

L'UMP doit arrêter début novembre, lors d'un conseil national, son projet et les investitures aux législatives. "Cela nous laisse deux mois pour négocier", a souligné M. Rossinot.

 

Quoi qu'il en soit, le Parti radical, qui tiendra son congrès annuel en décembre, est apparu tout acquis à la candidature de Nicolas Sarkozy, et le nom du Premier ministre Dominique de Villepin n'a pas été prononcé une seule fois dans les discours.

 

"Je souhaite que très vite, nous nous engagions pour bâtir une route radicale qui doit conduire à la victoire de Nicolas Sarkozy", a déclaré le secrétaire général, le ministre des PME Renaud Dutreil. Plusieurs parlementaires ont pour leur part vu le président de l'UMP en "premier de cordée".

 

Le plus vieux parti de France compte 25 parlementaires et trois ministres avec François Loos (Industrie). Il revendique 8.000 adhérents.

 

 
source yahoo info.
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