Ce mercredi 22 juillet 2009, 22/7/9, chiffres magiques, Michel Rocard, s'est expliqué sur les ondes de France Inter à propos de la fameuse taxe carbone. Ce n'est pas de la rigolade. 300 euros par an et par ménage. Le prix d'un matelas pour bien dormir, tant de gens ayant une mauvaise literie, ou de deux paires de lunettes pour les gosses ou bien d'autres biens essentiels. Il paraît que les plus aisés et consommateurs d'énergie fossile vont payer pour ceux qui ne consomment pas d'énergie fossile. Toute cette affaire relève de l'usine à gaz. Une usine écologique puisqu'elle ne rejette pas de gaz carbonique. Il serait question d'inciter les consommateurs à opter pour le véhicule électrique. Et pourquoi pas le tout électrique comme dans les années 1970. Mais alors pourquoi Rocard envisage-t-il de taxer aussi l'électricité ? C'est pour le moins incohérent. Et d'un point de vue énergétique, n'importe quel technicien sait que l'électricité est produite pour une part modeste (7%) par des centrales fonctionnant avec des énergies fossiles. Et donc le glissement vers l'électrique n'est pas si écologique puisqu'il impose de maintenir les centrales fonctionnant au charbon ou au pétrole. A moins que le tout nucléaire ne se précise. Avec les conséquences en terme de gestion des déchets. Bref, à part l'énergie renouvelable du soleil, du vent et des cours d'eau, les énergies fossiles polluent. Nous le savons. Pourquoi cette frénésie fiscale envers les énergies fossiles, surtout pour châtier les particuliers ? Une chose est sûre, les riches ne seront pas touchés. Et l'addition sera salée quand les taxes s'ajouteront au prix de l'énergie. Car le baril atteindra des records, 200, 300 dollars ?
Il existe une collusion entre diverses parties ayant intérêt à pratiquer ce combat fiscal contre un soi-disant réchauffement dû au gaz carbonique. Ce qui est loin d'être prouvé par les scientifiques et quand bien même ce serait le cas, nous n'allons pas mourir d'un degré supplémentaire mais certainement, la civilisation va dépérir en devenant débile, en laissant de côté la raison, la réflexion, la sagesse, le progrès. Comment interpréter cette accusation d'être les assassins de la planète. Oui, ce sont les mots employés par Rocard pour désigner ceux qui comme vous et moi, utilisent un véhicule à moteur, se chauffent avec le fuel parce que c'est l'immeuble HLM qui est conçu ainsi. C'est incroyable, ces invectives envers les citoyens, devenus tout d'un coup des assassins de planète, alors que le gaz carbonique est l'ingrédient sans lequel les végétaux ne pourraient exister et les animaux et les hommes. Observez la nature. Les arbres et les plantes sont d'une puissance resplendissante. La nature vit, elle est exubérante. Un hymne au divin. Et cet abruti de Rocard, cet ignare, voudrait nous punir. Et nous salir. Comme du reste Frédéric Mitterrand évoquant le caniveau des pirates en défendant la loi Hadopi, croyant que le piratage porte atteinte aux indépendants alors que c'est faux et que cet énergumène de la culture se garde bien d'aller explorer les marges de la contre culture. Rocard, nommé par Sarkozy en tant que président des experts sur la taxe carbone. Rocard qui s'est lancé dans une véritable inquisition contre les consommateurs d'énergie fossile.
Comment expliquer cet accès de folie ? Comment comprendre que Rocard le socialiste puisse s'en prendre aux consommateurs d'énergie, à ce monde issu du progrès, à cette culture de la liberté, au libéralisme lui-même, à la démocratie, au point de faire des citoyens des pécheurs et de les punir d'un châtiment universel, la taxe carbone. Quelle mouche a piqué Rocard ? Pour délirer à ce point, pour s'en prendre aux citoyens. Cela ressemble à une vengeance d'un homme qui juge ne pas avoir eu le destin qu'il méritait, souvent second, dans l'ombre de Mitterrand, une fois deuxième homme de l'Etat et puis plus rien. Rocard le narcissique, triste emblème d'une époque du crépuscule qui vire à la folie des masses, aux paniques climatiques, économiques et virales. Rocard, qui accomplit le funeste dessein de la trilatérale, fustigeant les consommateurs d'énergie, fouettant le vil peuple démocrate et volubile qui commerce avec le diable et assassine la planète. Les masses et les citoyens ont besoin d'éducation, de connaissance, de passion. Ils n'ont que le ressentiment d'un vieillard de la politique qui se venge sur le peuple. Pauvre Rocard. Quel triste sort. Et bien futés seront ceux qui feront le rapprochement avec Attali, Besson et Frédéric Mitterrand. Tous sollicités par Sarkozy. Et tous, ayant comme point commun le désir d'une revanche, mais qui n'existe pas car ces personnages sont arrivés au terme de leur quantité de progrès. Alors la revanche se fait vengeance et châtiment. Besson s'en prend aux justes aidant des clandestins, Fred Mitterrand aux pirates qui libèrent la culture et Rocard aux « canailles » qui roulent en chopper ou en roadster en écoutant Born to be wild.
Rocard est bien le symptôme et le signe de cette époque maladivement crépusculaire qui n'est pas sans rappeler la guerre civile des années 1930 et la collaboration qui s'en suivit. Punition au lieu d'éducation, répression au lieu de prévention, précaution maladive au lieu de passion progressiste. Rocard, l'homme du désenchantement, du déclin, de la perversion narcissique érigée en système de gouvernance. Bref, Rocard ne relève pas de l'asile mais raisonnablement, nous citoyens, doutons de la légitimité de ce personnage à participer aux projets du futur et à la gouvernance de la civilisation. Rocard le progressiste qui tourne le dos à la civilisation technicienne pour entrer dans des délires réactionnaires et écologistes que l'Histoire a connus comme prodromes du nazisme. Nous citoyens, prenons peu à peu conscience du dénominateur commun des élites choisies par Sarkozy qui du reste, doit les mépriser car ce président n'est pas si stupide qu'on ne le pense. C'est quelque part la stratégie du chaos et de l'apocalypse que nous sert Sarkozy, en réponse à l'âge crépusculaire où nous sommes plongés. Nous attendons un chef charismatique et religieux. Nous avons un sorcier à l'Elysée. De quoi plaire à la génération Harry Potter !