A l'heure où nous mettons en ligne cet article, Johnny se chauffe la voix pour un concert sponsorisé par l'Etat et offert au peuple parisien pour quiconque se rendra sous la tour Eiffel (entre 600 et 800.000 personnes sont attendues), et à la nation entière (pour ceux qui choisiront d'écouter RTL où le concert sera retransmis en direct et en intégralité de 20 à 23 heures).
Un feux d'artifice suivra, que l'on annonce aussi impressionnant que la garden-party a été modeste cette année, comme pour souligner l'aptitude du chef de l'Etat à se mettre au diapason d'une situation économique catastrophique. Fût-elle nationale, la fête est restée sobre.
Au même moment, le chef de l'Etat sera sur France 2 dans une émission de Michel Drucker que l'on peut sans crainte qualifier de militariste avant même de l'avoir vue.
Voilà que par petites touches, une dimension de petit père de la nation avec l'armée réconciliée, l'unité nationale reforgée par le prochain grand emprunt, un nouveau personnage apparaît. Car Nicolas Sarkozy a prévenu, le 7 juillet devant les élus de l'UMP: «Au pire, au mieux, vous vous dites que vous en avez encore pour sept ans et demi maximum avec moi!»