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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 12:34
  • Une personne sur 20 s'est retrouvée sans domicile

     
  • Selon l'étude de février de l'Adil 75 sur "la part du loyer dans le budget des ménages parisiens", la part du loyer moyen dans le revenu des ménages s'élève à 34%. Le locataire parisien subit donc de plus en plus son loyer, la part du loyer dépassant même 35% du budget pour les personnes dont le revenu est inférieur à 2 000 €. Le taux d'effort étant bien entendu moins important pour les couples, lesquels conjuguent deux revenus, vous avez la palme "VDM" ou du locataire malchanceux si, en plus de faire partie des bas revenus, vous êtes célibataire et que, par conséquent, vous logez dans des des petites surfaces, le coût du logement au m² étant plus élevé. Selon l'enquête logement 2006 de l'Insee, il y a encore plus infortuné que le cumul des facteurs aggravants : une personne sur 20 s'est retrouvée sans logement personnel au cours de sa vie.

    Selon l'Insee, une personne sur 20 s’est retrouvée sans logement personnel au cours de sa vie. 2 500 000 personnes ayant en 2006, en métropole, un logement personnel déclarent en avoir été privées au moins une fois par le passé : soit 5% de la population de plus de 15 ans. Ces 2,5 millions de personnes ont été hébergées à 78% par un tiers (parmi ceux hébergés par un proche, l'Insee répertorie aussi les Tanguy malgré eux qui n'ont pas pu quitter le domicile de leurs parents). Dans leur grande majorité, les personnes hébergées par un tiers n’ont pas connu d’autres formes d’habitation. 14% ont été hébergées dans un service d’hébergement et 11% ont dormi dans un lieu non prévu pour l’habitation (rue, parc, voiture, etc.).

    En excluant ceux qui n'ont pas pu partir de chez leurs parents, la durée totale des périodes sans logement varie de 3 mois au moins à 3 ans ou plus.

    Le risque de perte de logement est un phénomène qui, selon l'enquête, s’est développé depuis le milieu des années 80, trois quarts de ces épisodes sans logement ayant eu lieu lors des 20 dernières années (la moitié depuis 1996 et un quart depuis 2001).

    Quelles sont les catégories socioprofessionnelles touchées ? Les ouvriers et les employés sont surreprésentés (65% contre 55% de la population n’ayant jamais connu de période sans logement personnel) : les personnes vivant seules - célibataires, ou sans conjoint à la tête d’une famille monoparentale - sont davantage touchées, de même que les hommes et les étrangers. Leur probabilité d’être au chômage est plus forte étant, quand ils travaillent, rarement en CDI. 

    Pour ces catégories, une fois un toit retrouvé, les problèmes de logement persistent : les relogés habitent plus souvent dans des hôtels, des meublés. En HLM ou en parc privé, l'enquête revèle aussi que les anciens sans domicile sont deux fois plus souvent locataires que ceux ayant toujours eu un logement personnel. 35% ont connu des difficultés à régler leurs loyers ou leurs charges (contre 16% des locataires qui ont toujours eu un logement) et 17% sont en situation d’impayés de loyers. Selon l’Insee, « retrouver un domicile ne signifie pas que l’on est sorti de la pauvreté ». Le confort n'est pas la caractéristique de leur logement, qu'ils qualifient de bruyant et de mal exposé. Ces relogés ont d'ailleurs davantage souffert du froid de l’hiver en raison d’une installation insuffisante, d’une limitation de chauffage ou d’une mauvaise isolation.



Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Publié dans : Paris solidarite metro. - Communauté : LES EXCLUS EN FRANCE
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