Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /2009 17:06

François Fillon tente de

faire avaler la couleuvre Besson !

Appelé à la tribune du Conseil national de l’UMP, le Premier ministre n’a eu de cesse de tenter de justifier l’entrée de l’ex-PS Eric Besson dans les instances du parti majoritaire. « Ni droite, ni gauche », citation de Malraux, nouvel humaniste… Estrosi fait la gueule et c’est dire le malaise qui règne dans le parti !



François Fillon à la tribune du Conseil national de l'UMP. Photo : SL
François Fillon à la tribune du Conseil national de l'UMP. Photo : SL
Un ancien socialiste secrétaire général adjoint de l’UMP ? Mieux vaut en rire… « Il y a moins de différences entre Eric et moi qu’entre les différents courants du Parti socialiste », confiait François Fillon à la tribune du Conseil national du parti majoritaire le 24 janvier. On rigole franchement dans la salle : « ça, ça vaut le coup de le noter », s’amuse un militant encravaté. C’est encore cette bonne blague qui a le mieux fonctionné dans l’intervention du Premier ministre à la tribune de la Mutualité décorée aux faux airs  du jeu Des chiffres et des lettres. Car l’entrée d’Eric Besson est dure à avaler.

Faire avaler la pillule avec du « ni droite, ni gauche »
Les références au nouveau ministre de l’Immigration et de l’Identité national, rallié à la majorité, sont légions dans le discours de François Fillon, indirectes ou explicites. Le Premier ministre s’érige, insistant sur le fait que l’UMP n’est pas là pour se mettre en scène «pour favoriser des carrières dont ils n’ont rien à faire.» «On peut être de gauche ou de droite, être salariés ou fonctionnaires, a-t-il énuméré. La crise mérite bien que l’on soit d’abord tous Français ! Français dans le même bateau, face à la même tempête.»

Dans son coin, Christian Estrosi rumine son éviction du poste de secrétaire général adjoint au profit de Besson. Fillon, à la tribune, tente de faire avaler la pillule Besson : « sa présence parmi nous, c’est une chance et une richesse, renchérit-il. Une chance parce que notre mouvement a vocation à unir les sensibilités françaises. Et une richesse parce que, pour penser l’avenir, il faut balayer les clichés manichéens et les clivages binaires. » Ouverture, ouverture, vous avez dit ouverture ?

Citer Malraux, pour faire bonne mesure
« En 2007, nous avons, avec Nicolas Sarkozy, battu la gauche sur son terrain de prédilection : celui des idées et des valeurs », continue-t-il avant d’appeler à tracer « les contours d’un nouvel humanisme ». Et le Premier ministre de citer André Malraux pour projeter la trahison du socialiste ancien proche de Ségolène Royal dans les annales de l’histoire politique.

Le Premier ministre qui s’exprime devant les militants du parti en centrant son discours sur l’opposition et l’entrée d’Eric Besson ? Il n’y a pas de hasard mais un vrai malaise dans les rangs gouvernementaux et partisans qu’il s’agissait de calmer. Si le nouveau promu « assume », comme il le répétait au Figaro, certains élus UMP, dont Hervé Mariton, ne goûtent pas trop ce choix audacieux à la veille d’échéances électorales symboliques fortes : les premières européennes après la présidence française de l’Union. On attend avec impatience le mot du patron sur la promotion de son nouveau « chouchou de gauche ».


Samedi 24 Janvier 2009 - 14:11
Sylvain Lapoix   marianne.
Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Publié dans : U.M.P. - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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