Samedi 10 janvier 2009

Moins deux ! Ce n’est pas le thermomètre gelé par l’hiver <; mais le baromètre mensuel de CSA pour « le Parisien », « Aujourd’hui en France » et i>télé, qui indique une légère rechute de la cote de confiance de Nicolas Sarkozy : 44 % en janvier contre 46 % en décembre 2008 et 47 % en octobre, mois qui avait marqué une nette embellie pour le président de la République.

En revanche, le nombre de personnes interrogées qui ne font pas confiance au chef de l’Etat retrouve le niveau de 50 %, soit une sur deux. Pour le Premier ministre, c’est le contraire : François Fillon gagne un point à 43 % et le pourcentage de Français qui ne lui font pas confiance descend de 50 % à 48 %.

« Les réformes semblent soit avancer, soit zigzaguer, soit s’enliser »

Sans surprise, ce sont les plus de 65 ans (54 %), les cadres, professions libérales (52 %) et les retraités (50 %) qui restent les plus forts soutiens de Sarkozy, avec bien sûr l’électorat de droite (87 %). Mais le président perd des points chez les étudiants (moins 15), chez les salariés du secteur privé (moins 3) et chez les petits patrons (moins 26). Preuve de l’inquiétude de ceux-ci face à la crise et au plan de relance. De même, la dégradation de sa cote de confiance dans le Nord, l’est de la région parisienne et le Sud-Est indique que les catégories populaires, qui souvent ont voté pour Sarkozy en 2007, doutent aujourd’hui face à la dégradation de la situation économique. Au contraire, chez les salariés du secteur public, qui sont par définition mieux protégés face aux tempêtes économiques, il voit sa cote progresser de 9 points (44 %).
La présidence de l’Union européenne par la France achevée, Nicolas Sarkozy se retrouve plongé sur le terrain de la politique intérieure. Et l’homme de la rupture est devenu malgré lui l’homme qui doit lutter contre une crise qui dépasse l’Hexagone. L’opinion lui fait sans doute crédit de son hyperactivité sur la scène internationale, mais sans lui faire davantage confiance pour autant. Car Sarkozy le sait, c’est sur la situation intérieure qu’il sera jugé. Pour l’instant, faute de résultats sur le pouvoir d’achat et face à un chômage qui repart à la hausse, c’est sa méthode qui est en cause : « La façon d’être est une condition nécessaire mais non suffisante pour rassurer l’opinion sur la capacité du politique à faire face », note Stéphane Rozès, directeur général de CSA. Face à la multiplication des chantiers annoncés (lycée, justice, hôpital, territoires, bien d’autres encore) Rozès pose la question de « la cohérence entre chacune de ces réformes qui semblent soit avancer, soit zigzaguer, soit s’enliser ». Depuis plusieurs semaines, on s’interroge à l’Elysée sur l’opportunité et le meilleur moyen, pour le président, de recadrer son action face à l’opinion. Pour tenter de repartir à la hausse, tout en assurant qu’on ne regarde pas les sondages.

Baromètre exclusif CSA pour « le Parisien », « Aujourd’hui en France » et i>télé, réalisé par téléphone les 7 et 8 janvier 2009. Echantillon national représentatif de 958 personnes de 18 ans et plus. Méthode des quotas (disponible sur www.csa.eu).

Le Parisien

Par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé - Publié dans : Gaullistes populaires: info, sondages ,photos. - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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