Partager l'article ! De nombreuses personnes sans domicile fixe préfèrent affronter le froid que d’accepter la promiscuité, voire l’insalubrité de certains lieux.: ...
« L’objectif du gouvernement, c’est l’humanisation », a affirmé hier Christine Boutin, en visite dans un centre parisien où sont accueillis des sans-abri en chambre individuelle sans limitation de durée.
La ministre du Logement a promis à cet effet 110 millions d’euros en 2009, 30 millions déjà budgétés et 80 millions supplémentaires annoncés à Douai le 4 décembre 2008 par Nicolas Sarkozy. Admettant que 99.600 places d’hébergement est un nombre « insuffisant », elle a répété que la « volonté du gouvernement était très forte » pour loger les sans-abri. Mais il faut les « humaniser », a-t-elle insisté, notamment en les transformant en logements individuels.
De nombreuses personnes sans domicile fixe préfèrent affronter le froid que d’accepter la promiscuité, voire l’insalubrité de certains lieux. Jeudi 1er janvier, le chef de l’Etat a déclaré que « nous n’avons pas le droit de laisser mourir de froid ». Mais « on ne peut accepter que l’on contraigne ces femmes et ces hommes à rester dans un endroit contre leur gré. L’hébergement d’urgence, ce n’est pas la prison », a-t-il ajouté. « Il faut donc mettre ces hommes et ces femmes en situation de décider après leur avoir donné à manger un bon repas chaud, leur avoir proposé d’être soigné, leur avoir permis de prendre une douche puis leur avoir montré la chambre ou le lit qu’on leur offre. Si la personne n’en veut pas, alors elle retourne dans la rue, c’est son choix », a-t-il affirmé.