Aucune félicitation au tribunal de police qui condamne le DAL à 18000 euros d’amende. Espérons que appel sera interjeté et que la deuxième instance de jugement rendra une décision qui contredira ce fichu tribunal de police. Mais ceci n’est que juridique. Quelle politique adopter ? Un homme ce matin à la radio a parlé de l’expérience berlinoise d’un palais mis à disposition de 20 hommes sans domicile. Ces hommes n’ont plus envie de partir de là. Dans ma petite tête depuis plusieurs jours je rumine les idées à la con de Christine Boutin, ou, plus précisément, de son Premier Fillon et son super dirigeant en chef Sarkozy. Idée (si on peut appeler cela une idée), qui consiste à forcer les sans-abri à s’abriter. Ceux qui ont vu les images des gymnases, les images de sortes de cellules carrés, bleues, à deux lits, genre Ecole de la peur deux minutes enfermé là-dedans et tu te suicides ou tu te barres vite fait seront peut-être de mon avis en émettant quelques doutes quand à l’efficacité de ces « solutions ».
Mettre à disposition des sans-abris quelques immeubles, des éducateurs, des lieux informels, où l’on peut dormir, manger, se laver, laver ses affaires,
repartir, revenir. Installer dans ces immeubles des espaces amovibles que les personnes arrangeront à leur façon. Ne pas laisser les gens dans une solitude extrême qu’ils refusent (voir les
cellules ci dessus mentionnées) et les laisser utiliser les lieux chauffés mis à disposition, ainsi que des personnels d’accueils faisant respecter un minimum de règles. J’ai dans l’idée que
les sans abri sont des écorchés, des claustrophobes, des affolés de la gente humaine qui ne font confiance à personne. Qui ont besoin de liberté et de refuges. Si ces refuges étaient libres,
ouverts jour et nuit, conviviaux, situés dans le centre de Paris, ils iraient sans doute plus facilement. Pour les endurcis et les misanthropes (ceci n’est pas une critique), faire tourner des
camions transportant du matériel de survie : couvertures chauffantes, vêtements antifroid, sac de couchage comme ceux qu’utilisent ceux qui vont pour rigoler et jouer à se faire peur
affronter banquises et pôle nord. Peut-être des bippeurs à dispositions pour ceux qui subitement ne se sentent pas bien. Je vous entends d’ici : ouais, et puis quoi encore, ça coûte cher,
pour qui se prennent ces sans domicile. Ils ne se prennent pour rien. Ils ont déchu. Ils sont tombés. Ils ne se sont peut-être jamais levés. Il faut se mettre à leur disposition et non les
forcer à être à notre disposition avec des préjugés, et des règles de vie imposées à tous. Certains ont une autre façon de vivre. Ils sont différents. (Vive la diversité nous dit l’Europe). Il
faut écouter leur demandes. Leurs besoins contradictoires. Leurs envies bizarroïdes. Les sondages indiquent que ce les Français redoutent le plus c’est d’être à la rue. Ils savent bien que la
tête se perd facilement quand les difficultés de toutes natures tombent dans la vie d’un être humain. A peu près normalement constitué on s’en sort. Déjà fragiles, pour des problèmes qui
remontent dans la plupart des cas à l’enfance, d’autres êtres humains glissent dans un trou social. Tant qu’ils ne seront pas entendus, écoutés, pris au sérieux, et que l’on ne s’adaptera pas à
leur demandes, rien ne sera possible. Je rappelle à Boutin et Sarkozy que ceux qui sont dans la merde, ce sont eux, les sans abris, les perdus, les alcooliques, les poly-toxicos. Ou les femmes
qui ne souffrent d’aucun de ses troubles mais dorment dans leur bagnoles. Mais qui veut garder la présidence en 2012 se doit de périodiquement donner du biscuit à sa frange d’extrême droite,
avec ses méthodes d’éradication, de Kärcher qui ne font que faire fuir les hommes et les femmes vingt kilomètres plus loin. Comme il fut fait avec Marcellin quand il décida d’ »éradiquer» le
«problème» de la drogue et fit fuir le centre Marmottant installé à Beaubourg où des éducateurs étaient arrivé à faire un bon travail et canaliser les groupes. Les usagers du centre sont partis
. Et maintenant ils se baladent dans les environs de Paris. LA REPRESSION NE SERT A RIEN. Les célébrités friquées qui vont en désinto à Marmottan le savent elles-mêmes très bien. Leur seule
différence avec les toxicos que l’on voulait virer, c’est qu‘ils avaient de l’argent.
Ce matin c’était récolte de la banque alimentaire. Je remercie les bénévoles qui s’occupent de cette collecte. Si Sarko trouve les opérations souhaitées trop coûteuse, il lui suffit de ne pas faire de voyage pendant une semaine et donner les sous aux associations. Pour ce que rapporte ses voyages, il peut tout aussi bien rester en France 7 jours. Cela ne changera pas d’un iota la crise française. Il lui a fourni un abonnement téléphonique gratuit, non, le Martin Bouygues? Les vidéos-conférences, il connaît? Allez Madame Sarkoy, l'épouse de notre mini facho, encore un effort pour lui faire changer d'avis.