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Copé évoque un second mandat pour Nicolas Sarkozy

AP | 02.10.2008 | 20:18

Jean-François Copé a évoqué jeudi la possibilité d'un deuxième quinquennat pour Nicolas Sarkozy lors d'un meeting en marge des journées parlementaires de l'UMP tout à la gloire du chef de l'Etat et de son action contre la crise financière.

Devant un millier de militants et une douzaine de ministres réunis au Palais de la Méditerranée à Nice, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui ne cache pas ses ambitions pour la présidentielle de 2017, a rendu hommage à l'action du chef de l'Etat, notamment pour promouvoir la réussite. "Si on arrive à construire tout ça ensemble, non seulement on va faire un triomphe avec le quinquennat de Nicolas Sarkozy, probablement d'ailleurs le suivant, et surtout on aura mérité de la patrie", a conclu M. Copé.

Tous les orateurs ont rendu des hommages vibrants au "sang froid" du chef de l'Etat dans la crise financière. L'ultrasarkozyste député-maire de Nice Christian Estrosi a donné le ton en envoyant "un message de soutien et d'affection" à l'hôte de l'Elysée.

Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a fait l'éloge de celui qui "a su avant les autres déceler les signes de ce tsunami économique et financier qui secoue la planète" et "a mis de côté toute fatigue" ces derniers jours.

"Imaginez une seconde ce qui se serait passé si Nicolas Sarkozy n'avait pas remporté le combat présidentiel", a-t-il demandé. "Que se serait-il passé sous présidence française lorsque l'affaire de Georgie a éclaté? Que se passerait-il alors que le monde est confronté à une crise financière?", s'est-il demandé.

Patrick Devedjian a salué la "grande capacité d'anticipation, vertu première du chef de l'Etat". "Nous sommes armés pour pouvoir affronter la crise", a affirmé le secrétaire général de l'UMP, qui a appelé la majorité à "serrer les rangs derrière le président de la République": "le débat s'il doit avoir lieu, ne pourra avoir lieu qu'un peu plus tard".

"Nous devons faire le contraire de ce que fait le PS: nous devons nous occuper des Français plus que de nous-mêmes", a expliqué M. Estrosi. Le secrétaire général adjoint de l'UMP a accusé un PS "en faillite idéologique" de chercher à se "recapitaliser" grâce à la crise financière. Dans une allusion au show de Ségolène Royal samedi dernier au Zénith de Paris, le député-maire de Nice a ironisé sur "la nostalgie version Hollande", la "version remake de Martine Aubry" et "la version mystique, genre Secte du Temple ségolaire".

M. Estrosi a eu un mot pour excuser le grand absent de la soirée, François Fillon, "appelé par le président de la République pour prendre des décisions" sur la crise financière. Le Premier ministre est attendu vendredi à Antibes pour la clôture des journées parlementaires. AP

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