Partager l'article ! un gaulliste social.: Gérard Larcher, un gaulliste social pur produit du Sénat AP | 24.09.2008 | 16:06 L'ancien mini ...
L'ancien ministre du Travail Gérard Larcher, vainqueur mercredi de la primaire de l'UMP pour la présidence du Sénat, est un gaulliste à la fibre sociale, pur produit de la Haute-Assemblée où il siège depuis 1986.
Ce sénateur à la rondeur joviale, né le 14 septembre 1949 à Flers (Orne), marié et père de trois enfants, est un très habile homme de réseaux qui a su tisser des amitiés au delà de son camp.
Fils d'un élu local de l'Orne, vétérinaire de campagne pendant 14 ans, ce passionné de chevaux et de chasse doté au solide coup de fourchette s'est occupé de l'équipe de France de sports équestres, qu'il a suivie aux Jeux Olympiques de Montréal en 1976.
Engagé chez les jeunes gaullistes dès 1966, puis au RPR en 1976, Gérard Larcher, marié est père de trois enfants, est maire de Rambouillet (Yvelines) depuis 1983. Celui qui est alors proche de Charles Pasqua est élu à l'âge de 37 ans à la Haute Assemblée, dont il est le benjamin à ce moment-là.
Le Sénat, c'est sa passion. "J'aime le Sénat. Le Sénat m'a beaucoup donné, je souhaite aujourd'hui pouvoir lui rendre", disait-il mardi à ses collègues du groupe UMP.
En 22 ans de carrière sénatoriale, Gérard Larcher a occupé la plupart des fonctions qui comptent au Palais du Luxembourg: vice-président de 1997 à 2001, président de la commission des Affaires économiques de 2001 à 2004. De 1997 à 2004, il a présidé la Fédération hospitalière de France (FHF) qui représente la quasi-totalité des hôpitaux publics. Il est aussi l'auteur de trois rapports sur La Poste en 1997, 1999 et 2003 dans lesquels il préconise sa transformation en société anonyme à capitaux publics.
Cette compétence sociale lui a permis en 2004 d'entrer au gouvernement comme ministre délégué aux Relations du travail de Jean-Pierre Raffarin. Il conserve son poste dans le gouvernement Villepin de 2005 à 2007. Très apprécié des syndicats, il acquiert une réputation de savoir écouter et d'être un fin négociateur.
Ce chiraquien rallié à Nicolas Sarkozy en janvier 2007 a remis en avril dernier un rapport au chef de l'Etat sur l'avenir de l'hôpital, dans lequel il préconise des regroupements d'établissements. Beaucoup, à propos de cet homme de réseaux, évoquent une appartenance à la franc-maçonnerie, que ce protestant par mariage a démenti pendant la campagne pour la présidence du Sénat. AP