POLITIQUES - Les eurodéputés anti-Strasbourg sont aux anges. Le président du
Parlement, Hans-Gert Pöttering, a confirmé hier que la session plénière prévue à Strasbourg à compter du 22 septembre sera déplacée à
Bruxelles.
C’est la deuxième fois ce mois-ci que l’hémicycle alsacien est rayé du calendrier parlementaire, conséquence de l’effondrement
d’une partie des faux plafonds du bâtiment, le 7 août. Survenant en pleine présidence française de l’UE, l’affaire suscite la consternation des élus locaux, face aux velléités récurrentes de
certains eurodéputés de regrouper l’ensemble des activités du Parlement à Bruxelles. Le maire (PS), Roland Ries, regrette ainsi «l’instrumentalisation de cet accident pour faire ressurgir le
vieux débat politique sur le siège». En visite hier à Strasbourg, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a volé au secours de la capitale alsacienne. Un traité fixe
le siège du Parlement à Strasbourg, a-t-il martelé, «et il sera respecté. Ce point n’est pas négociable, la France ne transigera pas».
T.C.