Pour son campus à Royan, l'UMP joue l'unité même si tout n'est pas rose dans les rangs de la majorité
L'UMP joue la carte de l'unité autour de Patrick Devedjian. : AFP
Après l'université d'été du parti socialiste à la Rochelle la semaine dernière, l'UMP
tient son campus à Royan. Autre nom, autre lieu, quoique sur la côte Atlantique. Le parti présidentiel souhaite aussi se démarquer du concurrent de gauche en affichant une unité de façade, car
derrière les rivalités couvent mais aussi une certaine colère des députés, notamment contre le mode de financement du RSA. Tout n'est pas rose à l'UMP, d'autant que le nombre de militants
baisse.
La semaine qui a précédé cet "UMP camp" ou campus du parti présidentiel, en français dans le texte, a été marquée par une
question lancinante au sujet de Patrick Devedjian, le secrétaire général du parti: démissionnera-démissionnera pas?
Patrick Devedjian a assuré que "qu'il n'y aurait aucun remaniement de la direction de l'UMP". Tout juste avait-il concédé: "J'ai dit et le répète, que le jour où le
président de la République me demanderait ma démission, il l'aurait dans les deux minutes qui suivraient".
Éviter les polémiques
La place est convoitée et beaucoup veulent la peau de Devedjian (dont certainement Nicolas Sarkozy) toutefois l'UMP tente depuis vendredi d'afficher une belle unité de façade, histoire de trancher
avec la cacophonie du PS à La Rochelle.
Jean-Pierre Raffarin a appelé ses troupes à « éviter les polémiques inutiles » avant de réaffirmer son soutien à Patrick Devedjian.
"La Rochelle, c'était les querelles de personnes et l'absence de proposition. Ici, c'est l'unité et en même temps le travail intellectuel pour approfondir notre projet", a assuré
ce dernier.
Colère contre le RSA
Les sénateurs comme Philippe Dominati ont laissé échapper la colère que leur inspire la surtaxe pour financer le revenu de solidarité active (RSA). « Quand on claque un milliard d'euros
pour, au final, restaurer l'ORTF, il ne faut pas pleurer ensuite parce qu'on n'a pas d'argent pour financer le RSA », a maugréé le sénateur de Paris, en constatant avec une ironie amère :
« Je suis parti en vacances après un impôt nouveau, je rentre, il y a un impôt nouveau ! »
Hervé Mariton, le député de la Drôme, dont on connaît la liberté de parole, dit, lui, que "le principe de financement n'est pas bon". Et d'ajouter: "En dehors de la parole officielle qui est servie
avec zèle, est-ce qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas d'accord avec moi? Je ne le crois pas".
Baisse des militants
Tout n'est pas rose, donc à l'UMP, d'autant que le nombre de militants a aussi tendance à baisser. Une baisse que le secrétaire général a relativisé ce matin samedi en soulignant que 2007 avait été
"une année de passion électorale".
Le nombre de militants est actuellement de 210 000, contre 370 000 fin 2007!
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samedi 06 septembre 2008 ouest France
Pour son camp ...