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"Il faut continuer le travail", dit Sarkozy aux soldats français en Afghanistan
NOUVELOBS.COM | 20.08.2008 | 09:17
'"Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...).
Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme", a déclaré le président de la République en visite à Kaboul, après s'être
recueilli devant les cercueils des soldats tués dans une embuscade.
Militaires français à Kaboul, en décembre dernier (Reuters)
Le président français Nicolas Sarkozy a demandé mercredi 20 août aux soldats français dans une base
en Afghanistan de "continuer le travail" et "relever la tête", deux jours après la mort de dix soldats dans des combats contre les talibans.
"La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels", a-t-il indiqué devant des militaires français dans la banlieue de
Kaboul, au camp Warehouse, quartier général du commandement régional de Kaboul de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan.
"Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le
terrorisme. Nous sommes ici non pas contre les Afghans, mais avec les Afghans, pour ne pas les laisser seuls face à la barbarie", a affirmé le président français.
"Je n'ai pas de doute, il faut être là. Moi aussi, j'étais sous le choc (...), mais je vous dis en conscience que si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille et l'enchaînement des
événements, mais le choix qui m'a amené à confirmer le choix de mes prédécesseurs d'envoyer l'armée française ici", a-t-il mis en avant.
Nicolas Sarkozy effectue depuis ce matin une visite en Afghanistan accompagné du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et du ministre de la Défense Hervé Morin.
Après avoir passé en revue un détachement du Régiment de marche du Tchad, le président français et les deux ministres se sont recueillis devant les cercueils des dix soldats, dans la chapelle
ardente dressée dans le camp.
Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec des militaires du 8e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (8e RPIMa), qui lui ont relaté l'embuscade et les combats
contre les talibans lundi, dans la vallée d'Uzbeen du district de Saroubi, à 50 km à l'est de Kaboul.
Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu à l'hôpital du camp, où il a rencontré 10 des 21 soldats blessés dans les combats de lundi, dont certains devaient être rapatriés mercredi matin à Paris.
Il aura un entretien à huis clos avec le Général Michel Stollsteiner, commandant la région de Kaboul, et rencontrera les militaires français. Nicolas Sarkozy devrait également rencontrer le
président afghan Hamid Karzaï.
Critiques de la gauche
Nicolas Sarkozy, qui avait été très critiqué par la gauche pour avoir décidé en avril de renforcer le contingent français en Afghanistan, a montré mardi une "détermination intacte" à y continuer le
"combat contre le terrorisme" aux côtés des Américains.
Plusieurs pays ont rendu hommage mardi au "sacrifice" des dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan. En France, la classe politique a été unanime pour saluer leur mémoire, mais des
membres de l'opposition ont réclamé un débat au Parlement, et même un retrait des troupes françaises.
Par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé
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Publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République.
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