Lundi 14 juillet 2008

L'appel émouvant d'Ingrid Betancourt à la libération des otages

Répétition du défilé du 14 juillet, le 9 juillet 2008 à Versailles

Stephane de Sakutin AFP/Archives ¦ Répétition du défilé du 14 juillet, le 9 juillet 2008 à Versailles

 
C'est un 14 juillet inédit, en compagnie de dizaines de chefs d'Etat étrangers et avec les Nations unies à l'honneur qui se déroule ce lundi. Suivez la journée du président de la République, du défilé militaire à sa garden party.

14h15: L'émotion a submergé l'assistance. La fête peut reprendre, loin des caméras.

14h08: Ingrid Betancourt: «Je suis bien consciente que je ne mérite pas cette décoration mais elle me fait tellement plaisir». (...) «D'autres Colombiens comme moi restent, là-bas, aux mains des Farc. (...) Ils sont certainement moins bien traités encore que moi. Leurs chaines sont sûrement plus courtes, ils  ont certainement moins à manger dans leur gamelle, moins de temps pour se laver à la rivière (...). Il faut qu'ils soient libérés aussi, très vite.Alors je compte sur vous monsieur le Président, je compte sur Carla, avec sa belle voix et son coeur, je compte aussi sur mon ami Bernard Kouchner», dit-elle avant de s'exprimer, la voix tremblante sous le coup de l'émotion en espagnol. «Je pense aussi à tous mes compagnons qui ne reviendront jamais, à tous ceux qui sont morts en captivité. Je leur offre cette distinction car ils la méritent plus que moi».

14h: «Bienvenue Ingrid, cette belle jeune-femme», lance Nicolas Sarkozy sur la terrasse de l'Elysée qui surplombe les jardins. Moment d'émotion quand le Président demande à la foule d'applaudir les enfants de l'ex-otage, qui ont été «si forts», qui «ont cru en vous quand d'autres n'y croyaient plus». «Ingrid est libre, les infirmières bulgares sont libres, le médecin palestinien est libre. Mais le soldat Shalit, ca fait deux ans qu'on a pas eu de nouvelles de lui. Et on va se mobiliser pour lui (...)». «Ingrid Betancourt vous représentez l'espoir alors au nom de la République je vous décore de la Légion d'Honneur».

13h55: La fête bat son plein dans les jardins de l'Elysée, alors que Nicoals Sarkozy s'apprête à décorer Ingrid Betancourt de la Légion d'Honneur, devant tout le monde. Vêtue d'une robe violette, comme Carla Bruni, elle est arrivée en compagnie de ses enfants Mélanie et Lorenzo et de son ex-mari, Fabrice Delvoye.

12h58: La politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy est à l'honneur. Outre le grand-patron Jean-Marie Messier, l'ex-judoka David Douillet, l'ex-mentor du Président Charles Pasqua  ou la sage Simone Weill, se pressent aussi dans les allées, le socialiste Jack Lang, le philosophe André Glucksmann ou encore le socialiste Michel Rocard.

Ce dernier est le seul à s'arrêter devant les journalistes et les photographes, visiblement ravi: «C'est une belle journée pour la France. J'ai toujours plaisir de venir à la Garden party». Nul doute que c'est plus plaisant aujourd'hui pour lui que cela ne l'était à l'époque où il était le Premier ministre de François Mitterrand.

12h45: Il fait beau, les invités commencent à se presser devant les buffets garnis de petits fours et de boissons. Quelque 4.500 personnes ont été invitées à profiter des jardins.

12h15: Arrivée en grande pompe de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni:
«On se croirait dans une monarchie», lâche le journaliste de 20minutes.fr présent dans la cour de l'Elysée.

12h05: Le président salue la foule et entraine avec luile secrétaire général de l'ONU. Une première pour ce dernier, visiblement peu habitué aux bains de foule. Maintenant les invités du chef de l'Etat vont quitter la place de la Concorde, dans des petits bus, pour aller au palais Marigny, en face de l'Elysée où un déjeuner à été prévu pour eux. Le Président lui ira à l'Elysée participer à la Garden party où il a invité des gens plus modestes que tous ces chefs d'Etats étrangers.

12h:
Le défilé est terminé. Nicolas Sarkozy dit quelques mots à la presse: «La France est fière de son armée. Je leur ai dit. Nous avons eu un superbe défilé, une fête populaire, (...) Ils ont été impeccables. (...) Les soldats français n'ont pas besoin d'avoir du vague à l'âme. Ce sont des soldats courageux (...). Le vague à l'âme c'est pas pour les soldats français c'est pour le lanterneau médiatique.

11h50: Les parachutistes sautent au-dessus de la place de la Concorde et atterrissent avec succès devant la tribune présidentielle. Musique. Les drapeaux français et ceux de l'ONU sont déployés sur la place.

11h45: Honneur aux pompiers. La tribune officielle se relève et applaudit largement les camions rouges des sapeurs pompiers de Paris. Le défilé touche à sa fin.

11h30: Le défilé motorisé commence. La tribune présidentielle s'asseoit enfin.

11h15: La Préfecture de police (PP) confirme l'interpellation de Robert Ménard et précise que les personnes arrêtées avec lui ont été conduites au commissariat de police du XVIIIe arrondissement pour vérification d'identité.

11h05: Autre absente de marque. Tout comme François Fillon, INgrid Betancourt n'est pas dans la tribune officielle. Son médecin lui a dit de lever le pied et de se reposer. Sera-t-elle à la garden party?


11h: Nicolas Sarkozy est toujours debout dans la tribune officielle. Normalement quand les troupes commencent à descendre, le chef de l'Etat et ses invités s'assoient pour voir le défilé. Va-t-il les contraindre à rester debout pendant une heure?

10h55: Les soldats commencent à descendre les Champs-Elysées, avec à la tête des 4.000 hommes qui défilent ce lundi: les Casques bleus, les soldats de la paix.

10h50: Les avions survolent les Champs-Elysées, dont des Mig russe. Une première.

10h45: L'acteur Kad Merad («Bienvenue chez les Ch'tis!»)  déclame des extraits du Préambule de la Déclaration universelle des Droits de l'homme.

10h39: La Marseillaise, chantée cette fois, résonne sur la place de la Concorde. A la demande du chef de l'Etat, de jeunes sapeurs pompiers, dnt certains dne sont âgés que de 12-14 ans, se sont mélés aux militaires de carrière pour entonner l'hymne officiel. Comme le dit le présentateur sur TF1: «C'est très très émouvant».

10h31: Nicolas Sarkozy rejoint la tribune officielle et, avant de s'asseoir au côté du secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon, il salue son épouse: ce n'était pas prévu. Tout comme la bise à Angela Merkel, la chancellière allemande déteste les effusions de son homologue français.

10h30: La garde républicaine joue la Marseillaise.

10h29: Nicolas Sarkozy, arrivé en bas des Champs-Elysées, est salué par le ministre de la Défense, Hervé Morin. Normalement c'est le Premier ministre qui aurait dû l'accueillir, mais François Fillon est cloué au lit.

10h20: Sarkozy descend les Champs-Elysées sur un véhicule mlitaire, alors que les avions de la patrouille de France survole les Champs-Elysées.

10h10: Le chef de l'Etat, arrive à l'Arc de Triomphe du président Nicolas Sarkozy alors que plusieurs dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et du pourtour méditerranéen invités ont pris place à la Concorde.

10h:
Le secrétaire généal de Reporter sans frontière
Robert Ménard, a été interpellé par les forces de l'ordre peu avant 10h, place de la Concorde, en compagnie d'une dizaine de militants de RSF. Tous criaient «Liberté en Syrie», alors que le président syrien, Bachar al-Assad, est l'invité de la France.


C. L. avec agence et Vincent Glad à L'Elysée


20Minutes.fr, éditions du 14/07/2008 - 10h18

dernière mise à jour : 14/07/2008 - 15h16

Par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé - Publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République. - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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