Réfugiés du Darfour (archives, 2004)
©SOURCE FRANCE 2
Khartoum s'inquiète après l'annonce du procureur de la Cour pénale internationale. Celui-ci a déclaré qu'il avait de
nouvelles preuves de crimes commis au Darfour et qu'il allait "nommer" ceux qui en sont responsables selon lui.
L'Union africaine a mis en garde la CPI sur ces poursuites envisagées contre des responsables soudanais.
La ligue arabe a reçu une demande officielle du gouvernement de Khartoum pour examiner "les derniers développements de la
situation entre le Soudan et la Cour pénale internationale", a indiqué Hicham Youssef, le chef de cabinet du président de la Ligue Amr Moussa.
Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a annoncé jeudi dans un communiqué qu'il présenterait lundi devant les juges de la Cour de nouvelles "preuves" de crimes commis ces cinq
dernières années contre des civils au Darfour et "nommer(ait)" ceux qui en sont responsables selon lui.
Il va demander un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Bechir, selon le département d'Etat américain. Ce
serait la première fois que le CPI met en cause un président en exercice pour génocide ou crime contre l'humanité.
Des responsables de l'Onu craignent qu'une telle mesure ne déclenche une réponse militaire soudanaise contre les soldats de la force mixte Onu-Union africaine (Minuad) qui se trouve dans la
région.
Depuis 2003 au Darfour, province occidentale du Soudan, les forces gouvernementales appuyées par des milices arabes luttent contre des mouvements rebelles. Le conflit a fait jusqu'à 300.000 morts
et déplacé 2,2 millions de personnes, selon l'ONU.