Partager l'article ! LA LEGION.: Le Général jeannou Lacaze. Bref historique de la Légion Héritière des régiments é ...
Le Général jeannou Lacaze.
Héritière des régiments étrangers au service de la France, la Légion étrangère est créée le 10 mars 1831 par une ordonnance royale de Louis-Philippe. Elle conquiert un de ses plus beaux titres de gloire au Mexique le 30 avril 1863 lors du combat de l’hacienda de Camerone. Ce combat dont le nom est inscrit sur tous les drapeaux de la Légion, reste le symbole de l’exécution intégrale de la mission jusqu’au sacrifice total. Engagée sur tous les théâtres d’opérations extérieurs, participant lors des deux grandes guerres à la défense du "sanctuaire" national, la Légion étrangère a su traverser le temps et s’adapter aux techniques et aux missions d’aujourd’hui en servant la France avec Honneur et Fidélité.
1831 (10/03) créée par ordonnance du roi Louis-Philippe qui spécifiait sa vocation à servir "hors du territoire du Royaume" (cette exclusive a été levée). Formée d’anciens membres de la garde Suisse et du régiment Hohenlohe encadrés par des officiers français, elle participa à la conquête de l’Algérie. 1835 cédée à l’Espagne, elle l’aida à vaincre l’insurrection Carliste de 1835 à 1838. Parallèlement, une 2ème Légion, créée le 16 décembre 1835, poursuivit la conquête de l’Algérie. 1855 engagée en Crimée à Sébastopol. 1859 sous le nom de 1er et 2ème régiments étrangers, en Italie à Magenta.
1862 arrivée au Mexique où elle perdit 31 officiers, 1917 sous-officiers et légionnaires. Le 30 avril 1863, dans l’hacienda de Camerone, 3 officiers et 62 soldats du capitaine Danjou résistèrent une journée aux 1200 cavaliers et 800 fantassins mexicains du colonel Milan : ils en tuèrent 300 et en blessèrent autant. Danjou fut tué. Le nom de ce combat est inscrit sur les drapeaux de la Légion. Amputé de la main gauche en 1853, le capitaine Danjou portait une prothèse en bois. Retrouvée sur les lieux du combat, elle est exposée dans la crypte du musée de la Légion et chaque année, lors de la prise d’armes de Camerone (le 30 avril), elle est présentée aux troupes. 1870 participe à la guerre, puis retourne en Algérie.
1875 reprend le nom de Légion étrangère. 1883 envoyée au Tonkin pour protéger les populations contre les Pavillons-Noirs à Tuyen-Quang : 600 légionnaires résistent à 20 000 Chinois. 1892 engagée au Dahomey contre Béhanzin, puis au Soudan et à Madagascar. De retour à Sidi-bel-Abbès, engagée dans le Sud-Oranais où les nomades multiplient les razzias. 1914/1918 stationnée au Maroc, une partie rentre en France : 36644 volontaires étrangers et 6329 Français passèrent, en 52 mois de guerre, dans 5 régiments de la Légion encadrés par les anciens légionnaires : les pertes les réduisirent, à la fin des combats, à un régiment de marche qui fut le 1er de tous les régiments de l’armée française à recevoir la Médaille militaire (août 1919) : décoré de la Légion d’honneur, il a 9 citations. 1920/1926 contribue à la pacification du Maroc : en Syrie, lutte contre les Druzes. 1935 comprend 18000 Allemands. 1939 nombreux engagements de républicains espagnols : 5 régiments, 1 demi-brigade et 1 groupement de reconnaissance divisionnaire étrangers sont constitués en France. Le 14 juillet port officiel du képi blanc. 1939/1940 le Comte de Paris (sous le nom d’Orliac) et le Prince Napoléon (sous celui de Blanchard) servent comme 2ème classe. 1940 (avril), la 13ème demi-brigade participe à l’expédition de Narvik (Norvège), puis en mai-juin 1942 à Bir Hakeim (Libye). A El-Alamein, le colonel Amilakvari est tué le 24 octobre.
1942 combat en Tunisie, puis Italie. 1944 débarque en Provence. Lors de sa remontée vers Belfort, incorpore un bataillon d’Ukrainiens servant alors dans la Wehrmacht. 1945/1954 en Indochine elle perd 109 officiers, 1082 sous-officiers et 9092 légionnaires. A Diên Biên Phu, fournit environ 50% des troupes avec 4 régiments d’infanterie, un de cavalerie blindée, deux bataillons parachutistes et diverses formations autonomes (génie, transport, entretien), 1500 morts et 4000 blésés. 1954/1962 en Algérie, 20 000 légionnaires participent au maintien de l’ordre. Rallié au putsch d’Alger d’avril 1961, le 1er REP fut dissous le 30 avril à Zéralda. 1962 (24 octobre) quitte Sidi-bel-Abbès (qu’elle avait fondé en 1842), brûle le pavillon chinois qui, pris en 1884 à Tuyen-Quang, ne devait pas quitter Sidi-bel-Abbès, emporte la main de bois du capitaine Danjou, les reliques du musée du Souvenir et exhume les cercueils du Général Rollet "père de la Légion", du Prince Aage de Danemark (1887-1940, petit-fils du roi Christian IX) et, symboliquement, du légionnaire Heinz Zimmermann, dernier tué d’Algérie, qui seront transférés à Puyloubier, près de Marseille.
1969/1978 plusieurs interventions au Tchad. En 1978, opération aéroportée sur Kolwezi au Zaïre. Le 2ème REP (colonel Érulin) protège les nationaux et Européens, contre les rebelles katangais. En 1982, au Liban, la Légion pour la première fois intervient dans le cadre d’une opération sous casques bleus.
1991, trois régiments Légion participent à la guerre du Golfe. Depuis 1992, la Légion fournit des troupes en ex-Yougoslavie et participe à toutes les formes d’action internationale. 1992, la Légion est au Cambodge et intervient en Somalie puis en 1994 au Rwanda. En 1996, elle rétablie l’ordre en Centre-Afrique ainsi qu’en 1997 au Congo. 2002/2003 opération Licorne en Côte d’Ivoire.