Partager l'article ! Sarko perd la "BOULE": Assad au 14-juillet: "Sarkozy n'a pas le sens des symboles" (Moscovici) 12/06/2008-[ ...
PARIS, 12 juin 2008 (AFP) - Pierre Moscovici, secrétaire national du PS aux questions internationales, a exprimé jeudi sa "gêne" à l’annonce de la présence à Paris du président syrien Bachar el-Assad à la fête nationale du 14 juillet, estimant que "Nicolas Sarkozy, décidément, n’a pas le sens des symboles".
"Nicolas Sarkozy, décidément, n’a pas le sens des symboles. Il ne reconnaît pas ce que peuvent représenter les images, il mène une politique qui est beaucoup trop réaliste, cynique à l’occasion, qui ne respecte pas suffisamment l’éthique, en plus extrêmement changeante et instable", a déclaré sur RTL l’ex-ministre des Affaires européennes. "(...) Donner à ce pays et à ce président en quelque sorte l’onction, la reconnaissance majeure que représente la présence sur les Champs-Elysées, le jour de la fête nationale, ça me gêne", a poursuivi M. Moscovici. Selon lui, "la Syrie est un grand pays qui joue un rôle majeur dans la région (proche-orientale), très important au Liban et maintenant à nouveau partie prenante d’un équilibre libanais (...), elle est aussi engagée dans des discussions avec Israël". "Et en même temps, c’est un pays qui a pu jouer un rôle assez sombre, notamment au Liban. La lumière n’a pas été faite sur les conditions de l’assassinat de (l’ex-Premier ministre libanais) Rafic Hariri -, on a tout lieu de penser que la Syrie est étroitement impliquée (...)", a fait valoir le responsable PS. Pour M. Moscovici, "tout ça n’est pas sérieux". "Nicolas Sarkozy n’a pas la fermeté, la tranquillité, la vision d’une bonne politique étrangère qui équilibre les intérêts (...), qui tient compte des partenaires - la Syrie et la Libye en sont - et qui en même temps sait marquer les distances", a-t-il conclu. La cinquantaine de dirigeants étrangers invités au sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée (UPM) à Paris le 13 juillet, dont M. Bachar el-Assad, l’ont aussi été aux cérémonies de la fête nationale le lendemain, selon une source proche de l’Elysée.