Des vedettes, des demi-vedettes, des inconnus… la foule était compacte ce matin devant l'église Saint-Louis-en-l'Ile à Paris,
où les proches de Pascal Sevran s'étaient réunis pour rendre un dernier hommage à l'animateur, décédé vendredi dernier. L'émission de Sophie Davant sur France 2 consacrait une spéciale à
l'événement. Interviews émues, mines compassées de circonstance… Rien que de très banal. Jusqu'à ce que le journaliste dépêché sur place n'interroge Alain Delon, juste avant de rentrer dans
l'église. Après avoir fait part de son émotion, l'acteur, très proche de Pascal Sevran, s'est indigné de l'attitude des dirigeants de France Télévisions (qui venaient d'entrer dans l'église).
«Il a souffert aussi beaucoup à cause de votre antenne et il en est mort peut être un peu aussi», a déclaré l'acteur - en direct - au journaliste de
France 2. Un grand moment de solitude pour le reporter, mais aussi pour Bertrand Delanoë qui, au côté de Delon, semblait extrêmement gêné par cette déclaration. Le maire de Paris a bien tenté
de relativiser, en insistant sur le fait que France Télévisions était la «famille» de Pascal Sevran, Delon en a rajouté une couche, affirmant qu'il était «un peu tard» pour s'en souvenir.
Médusé, le journaliste de France 2 s'est alors lancé dans une explication alambiquée : Pascal Sevran avait été «maladroit», a expliqué le reporter de France 2, en faisant allusion aux
extraits de l'avant dernier livre de Sevran, qui avaient créé la polémique l'année dernière. Au point que son émission, «Chanter la vie», n'avait pas été reconduite en septembre sur France 3,
malgré des audiences plus qu'honorables. Six pieds sous terre, Sevran, tu gênes encore !