Sarkozy: "calibrer le RSA en fonction des finances de l'Etat"
"C'est une idée extrêmement intéressante. Il faut la calibrer en fonction des disponibilités financières qui sont les nôtres", a dit le chef de l'Etat à la presse après un discours à la
préfecture du Lot.
Le RSA, qui garantit à un allocataire de minima social une augmentation de ses revenus lorsqu'il trouve un emploi, est expérimenté dans 34 départements. Son créateur, Martin Hirsch, négocie sa généralisation en 2009, qui coûterait deux à trois milliards d'euros.
"Le RSA, ça consiste à garantir à chacun de nos compatriotes que s'il reprend un emploi alors qu'il est au chômage, il n'en sera pas pénalisé. Je suis pour", a indiqué Nicolas Sarkozy.
L'assiette, le montant, la pérennité du complément feront l'objet de discussions avec le Premier ministre François Fillon et Martin Hirsch, a ajouté le chef de l'Etat.
"C'est une bonne idée, de même que la fusion des minima sociaux. Ce sont des engagements que j'ai pris et que je tiendrai. Ce ne sont pas les plus faciles mais ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas les faire", a-t-il ajouté.
Un milliard d'euros accordé aux travailleurs pauvres?