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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 19:48

1 million de Français aurait un pied dans le chômage, l'autre dans l'emploi
Challenges.fr | 28.02.2008 | 19:11 | 

Le nombre de chômeurs en activité aurait doublé en 10 ans, selon une étude de la Dares.

   (c) Reuters

Un million de personnes en France aurait un pied dans l'emploi et l'autre dans le chômage, selon une étude rendue publique jeudi 28 février par le ministère de l'Economie (Dares).
En effet, un tiers des personnes inscrites à l'ANPE fin 2006, soit 1,1 million de salariés, exerçaient une activité réduite, le plus souvent peu ou non qualifiée, précaire (CDD, intérim, saisonnier) et de courte durée.
Cette étude précise que le nombre de chômeurs en activité réduite a presque doublé en dix ans (+94%), de janvier 1996 à janvier 2006. "Cette augmentation continue reflète probablement l'évolution structurelle d'un marché du travail de plus en plus flexible", constate l'étude.



 

Cumul d'une allocation-chômage et d'un salaire

Au total, le nombre d'heures déclarées sur l'année 2006 par des chômeurs en activité réduite correspondait au travail de 800.000 personnes à temps plein.
En moyenne, les gains mensuels tirés d'une activité réduite s'élevaient à 1.076 euros, mais un peu moins (769 euros) pour ceux qui cumulaient leur allocation-chômage avec ce revenu d'activité. En effet, l'étude rappelle que le cumul d'une allocation-chômage et d'un salaire obéit à des règles "un peu plus restrictives depuis janvier 2006".
Ainsi, un chômeur indemnisé qui reprend un emploi salarié peut conserver une partie de ses allocations si son salaire est inférieur à 70% de son salaire antérieur et s'il ne travaille pas plus de 110 heures par mois.

Limiter les risques d'exclusion

Par ailleurs, le montant des allocations qu'il touche est alors réduit. "Ces emplois, courts ou à temps partiel, sont censés limiter les risques d'exclusion qu'une installation durable dans le chômage peut favoriser", rappelle l'étude.
Il apparaît que la pratique d'une activité réduite croît avec l'ancienneté dans le chômage et concerne 30% des chômeurs de très longue durée, pointant à l'ANPE depuis plus de deux ans.
Impossible pourtant d'en tirer des conclusions selon le ministère : "D'un côté, une longue durée de chômage peur inciter à chercher des emplois d'attente (...). D'un autre côté, la pratique d'une activité réduite peut contribuer à maintenir les demandeurs d'emploi dans le chômage de longue durée".
Par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé - Publié dans : Paris solidarite metro. - Communauté : LES EXCLUS EN FRANCE
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