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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 18:37
 

Popularités présidentielles : plus dure sera la chute

Nicolas Sarkozy et François Fillon à la sortie du conseil des ministres, le 14 novembre 2007.

 
AFP/ERIC FEFERBERG
Les courbes de popularité de Nicolas Sarkozy et de François Fillon se sont croisées en janvier pour la première fois.

Leurs courbes de popularité se sont croisées en janvier. Jusqu'alors, le premier ministre, François Fillon, et le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, avaient fait route ensemble, déclinant doucement de concert comme de nombreux couples exécutifs avant eux. Mais l'ordre protocolaire était respecté : le locataire de l'Elysée restait plus populaire que celui de Matignon.

 

Les premiers présidents de la Ve République étaient impopulaires quand l'approbation de leur action, mesurée par l'IFOP (Institut français d'opinion publique, la première entreprise de sondages politiques créée en France), descendait au-dessous de... 60 %. Charles de Gaulle a eu une cote inférieure à 50 % en 1963, après la grande grève des mineurs. Sinon, pendant ses dix ans de présidence (1959-1969), il a presque toujours été approuvé par les deux tiers des Français, ou pas loin. Sauf à partir de la fin 1967 et jusqu'à sa défaite au référendum de 1969, où seule sa majorité l'a soutenu.

Georges Pompidou (1969-1974) a connu les mêmes niveaux de popularité que de Gaulle, avec une baisse dans les derniers mois. Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981) a été le premier président soutenu par moins de 50 % des Français, de la fin 1976 à la fin 1977, puis pendant ses deux dernières années de mandat. Comme ses deux prédécesseurs, néanmoins, il a toujours été plus populaire que ses premiers ministres.

Les seniors décrochent. Ce sont d'abord les personnes âgées qui ont abandonné M. Sarkozy. Choquées par le divorce du président d'avec Cécilia, elles n'ont pas été davantage rassurées par l'apparition soudaine de Carla Bruni, sa nouvelle épouse. La médiatisation de la vie privée du président, l'exposition de son bonheur personnel ont heurté la partie la plus traditionnelle de l'électorat de droite.

 

L'électorat populaire se sent trahi. "Qu'est-ce que vous me demandez de faire : vider des caisses déjà vides ?" Le 8 janvier, d'une phrase, le chef de l'Etat ruine ses promesses sur le pouvoir d'achat. Confrontés à la hausse de l'essence et des matières premières agricoles, les Français, et surtout les milieux populaires qui l'ont porté majoritairement au pouvoir, comprennent que le président renonce au "choc de confiance" espéré par la mise en place du "paquet fiscal" à l'été 2007. Moins spectaculaire que le renoncement de Jacques Chirac à réduire la "fracture sociale" en octobre 1995, cet "ajustement" permet à la gauche de nourrir le soupçon sur l'imminence d'un plan de rigueur et de dénoncer les promesses non tenues.

L'aile gauche du sarkozysme s'impatiente. Séduits par "l'ouverture" et le vent de libéralisme qui parfois soufflait dans les discours du candidat, les sarkozystes venus de la gauche libérale voient d'un mauvais oeil les discrets reculs du chef de l'Etat : réformes des universités incomplètes, service minimum moins coercitif qu'espéré, une remise à plat des institutions a minima. Reprenant espoir avec le rapport sur la croissance commandé à Jacques Attali, ancien sherpa de François Mitterrand, ils déchantent lorsque M. Sarkozy s'éloigne de quelques-unes de ses préconisations concernant notamment la libéralisation des professions protégées.

Le style en question. Ces différents décrochages ne sauraient, selon les sondeurs, expliquer à eux seuls le dévissage du chef de l'Etat. Plus d'un pointe du doigt la question du "style présidentiel". Dans cette donnée, plus volatile et plus rétive aux simplifications sondagières, se mêlent les reproches sur le volontarisme parfois vain du chef de l'Etat, l'hyperprésidence et son corollaire, l'hypermédiatisation, la publicité de la vie privée. "Ce que les Français ont aimé chez le candidat, ils le reprochent désormais au président", explique un sondeur.

Les conseillers désavoués. L'organisation du pouvoir semble elle aussi subir un discrédit. Les prises de position des conseillers du président au détriment des ministres et du premier d'entre eux apparaissent désormais comme une source de cacophonie ou, à tout le moins, comme une complexité supplémentaire.

Leur exposition prive les députés d'une tribune et d'une partie de leur rôle de législateurs. Boudeurs, ils rechignent à répercuter les "bonnes nouvelles" quand il y en a. L'épisode tragi-comique des municipales de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a également donné l'impression que le chef de l'Etat avait perdu la main.

François Fillon, le point fixe du sarkozysme. Dans ce paysage politique en travaux permanents, les Français se raccrochent à la personne du premier ministre, le seul dont le style n'ait pas changé en neuf mois d'exercice du pouvoir. Il est devenu le point fixe du sarkozysme. En restant lui-même, sobre et discret, il est devenu tendance, au point d'agacer l'Elysée.

Alors que le "Sarkozy bashing" fait des ravages, il échappe à la vindicte de ses adversaires. Pourtant, il ne fait que mettre en oeuvre, selon son expression, "les impulsions" présidentielles. Lui aussi a déclaré qu'il était "à la tête d'un Etat en faillite". Mais aujourd'hui, paradoxalement, c'est Nicolas Sarkozy qui lui sert de paratonnerre.

Philippe Ridet
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« Je n’aime pas les Communistes parce qu’ils sont Communistes.

Je n’aime pas les Socialistes parce qu’ils ne sont pas Socialistes.

Je n’aime pas les miens parce qu’ils aiment trop l’Argent. »

 

Charles De Gaulle

 

 

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« Parce qu'on a voulu me l'imposer, et parce qu'on veut faire croire que c'est une panacée. Il ne faut pas se payer de mots ! C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.

 

Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allé les voir? Vous les avez regardés, avec leurs turbans et leurs djellabas? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français !

 

Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants (il doit penser à Soustelle). Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante?

 

Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »

 

Propos de Charles De Gaulle recueillis par Alain Peyrefitte.

 

Lien vers la Source : 

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