10.01.08 | 17h47
e contrat devant lier le
gouvernement et les associations de sans-abri, annoncé par François Fillon et qui devait être signé le 15 janvier, est abandonné, les associations "n'en voulant plus", a annoncé jeudi Ã
l'AFP le député Etienne Pinte qui était chargé de son élaboration.
"Depuis lundi soir, une grande partie des associations qui avaient souhaité ce contrat de confiance n'en veulent plus. Elles refusent de se lier avec l'Etat", a expliqué M. Pinte (UMP).
M. Pinte entend désormais "remettre des propositions au Premier ministre" pour permettre à François Fillon "de faire des annonces", ces deux étapes devant se faire "d'ici la fin du mois de janvier". Le député avait été chargé de cette mission par M. Fillon le 19 décembre, au lendemain d'une rencontre entre le Premier ministre et des associations de mal-logés, en pleine vague de froid et après que la police eut empêché l'installation à Paris d'un campement de SDF. Etat et associations s'étaient entendus pour signer un contrat "avec des objectifs plus concrets et plus précis" dans le cadre d'un "calendrier plus court", avait expliqué M. Fillon. Jeudi matin, dix neuf associations - dont ATD Quart Monde, Emmaüs France, la Fondation Abbé Pierre, les Enfants de Don Quichotte - ont pressé le gouvernement de "s'engager sur le front du logement" soumettant 13 propositions, sans pour autant évoquer l'abandon d'une contractualisation avec l'Etat. "Emmaüs avait lancé l'idée de ce contrat que le Premier ministre avait accepté. Et les autres associations visiblement prises de court" s'y étaient ralliées, estime le député pour expliquer ce "changement d'avis" à l'issue de la concertation de lundi. M. Pinte "regrette" l'abandon de ce pacte liant les deux parties. "Il y aura des engagements unilatéraux de la part de l'Etat qui viendront se caler sur les propositions des associations. L'Etat attendra aussi des engagements de la part des associations, mais tout cela sans qu'il y ait un contrat en bonne et due forme" fixant des objectifs et un calendrier communs, a-t-il fait valoir. "Pour crédibiliser la validité de nos engagements, nous les accompagnerons d'une évaluation financière et nous fixerons des délais", a promis le député des Yvelines. Parmi les propositions avancées par les associations figurent "un moratoire immédiat sur les expulsions locatives des ménages de bonne foi" et l'obligation pour tout programme immobilier de plus de dix logements d'avoir un quota minimum de "20% de logements à loyer accessible". |