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En rentrant de ses vacances de rêve avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy a dû déchanter : sa cote de popularité s'est effondrée dans les sondages. Le pouvoir d'achat, les franchises médicales, la visite de Kadhafi, mais aussi une vie privée surexposée semblent avoir lassé les Français
L'utilisation du jet privé de son ami, l'homme d'affaires
Vincent Bolloré pour se rendre à Louxor, le 25 décembre, a suscité la polémique (photo AFP)
C’est la fin du conte des mille et une nuits pour Nicolas Sarkozy. A peine ses vacances avec Carla Bruni en Egypte et en Jordanie
terminées, le président de la République va devoir s’atteler à la tâche pour regagner la confiance des Français. Sa cote en ce qui concerne le mois de décembre est au plus bas depuis son élection
en mai dernier.
Selon un sondage CSA pour Le Parisien et i-Télé, seules 48% des personnes interrogées font confiance au chef de l’Etat ; une chute de 7 points par rapport au baromètre de novembre. Sarkozy peut
se consoler avec le sondage LH2 pour Libération, qui lui attribue une opinion positive auprès de plus de la moitié des sondés. Une baisse tout de même à 54%, contre 56% en
novembre.
Rien ne va plus
Alors est-ce que Sarkozy a rendu les Français aigris en affichant son bonheur amoureux ? En tout cas ils sont 63%, selon LH2, à penser qu’il affiche trop sa vie privée. Nul doute que les Français
commencent à penser que le président se préoccupe plus de sa vie privée que d’eux, en témoigne la surexposition médiatique de son idylle avec la chanteuse Carla Bruni.
Le gros souci pour Sarkozy se situe aussi au niveau du quotidien de ses concitoyens, puisque seuls 34% des sondés estiment qu'il "a engagé des mesures susceptibles d'améliorer le pouvoir
d'achat". Au terme de six mois de présidence, le PS a estimé que sa chute dans les sondages était due à l'absence de résultat de sa politique.
La hausse de l’inflation annoncée par Christine Lagarde, la mise en route des franchises médicales, sans oublier la visite controversée de Khadafi en France en décembre et l’inquiétude sur le
pouvoir d’achat, sont autant de facteurs qui ont fait déchanter les Français vis-à-vis de Sarkozy.
Le chef de l’Etat doit donc s’attendre à de nombreuses questions ce matin lors de la conférence de presse, prévue pour durer deux heures face à pas moins de 450 journalistes.
Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mardi 8 janvier 2008