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www.radinrue.com le 27 décembre 2007 09h10 par : K.M

Les membres de l’Arche de Zoé sont maintenant au fait de leur peine. 8 ans de prison assorties de travaux forcés. Une condamnation identique pour chacun des membres de l’Arche de Zoé qui laisse songeur.

De part et d’autres c’est la consternation, les uns tentent de défendre leur proche en se disant victime d’un Éric Bretaeu qui selon eux est l’investigateur du projet avec Émilie Lelouch, son amie, tandis que les autres membres subissaient… Mais ce discours ne tiens qu’à moitié debout. Car tous sont adultes, et responsables de leurs actes.

Le Quai d’Orsay a annoncé peu après le verdict que Paris allait demander aux autorités tchadiennes leur « transfèrement en France ».

Quand la sentence tombe, les membres de l’Arche de Zoé, alias "Children Rescue" sont sous le choc, enfin ils le sont "presque tous". Alors qu’Alain Péligat se met à pleurer, Nadia Mérimi s’écroule, très rapidement son avocat la reléve. Le "patron", Monsieur Breteau qui auparavant avait tenté un début de regrêts, reste debout, droit, il coiffe sa casquette au logo "Children Rescue", l’ajuste, sort une cigarette, l’allume. Il reste ainsi stoïque. On peut entendre l’avocat Gilbert Collard s’offusquer : « Il n’y a pas de justice au Tchad. Je demande qu’ils puissent tous rentrer en France dès que possible. »

Il est 18 h 40, hier, et la cour criminelle de N’Djamena vient de condamner les six membres français de L’Arche de Zoé à huit ans de travaux forcés, assortis de dommages et intérêts qui, fixés à 4,12 milliards de francs CFA (environ 6 millions d’euros), seront versés aux familles des 103 enfants qui avaient été confiés à l’association.

Dans un climat tendu, les cinq avocats de L’Arche de Zoé ont alors fait valoir les « bonnes intentions » qui ont, selon eux, animé les six Français et demandé leur acquittement. Premier conseil de la défense à intervenir, M e Abdou Lamian, du barreau de N’Djamena, a répondu à ses adversaires de la partie civile qui, lundi, avaient exprimé la colère de « l’Afrique humiliée » en dénonçant les « négriers » de L’Arche de Zoé.

Deux des Tchadiens inculpés, le maire et le secrétaire général de Tiné, ont été acquittés. Ibrahim Souleimane, le chef de village soudanais qui avait servi d’intermédiaire, et Moahamat Dagout, un chef de canton, ont eux été condamnés à quatre ans de prison ferme. Un autre intermédiaire qui pour le moment n’est pas inquiété, le colonel Mahamat Eritero, pourrait également être poursuivi dans cette affaire, selon le procureur.

De manière générale, les peines de 8 ans peuvent être comprises, même si elles sembles lourdes, mais par contre ce qui trouble tout le monde, c’est cet alignement de tous, quand Maître Mario Stasi tente de sauver Nadia Mérimi, l’infirmière de 31 ans, fille d’un père ouvrier et d’une mère assistante maternelle qui, après avoir soigné de petits malades du cancer à l’Institut Curie de Paris, « s’est lancée dans l’humanitaire parce qu’elle rêvait d’aider les enfants à vivre ». « Aujourd’hui encore, elle me demande comment vont les 103 enfants parce qu’elle se fait du souci pour eux », l’avocat est loin de se douter, que la jeune femme sera traîtée à la même enseigne que les dirigeants, de cette association qui à coup sûr la dépasse.

Éric Breteau, juste avant la sentence, murmure un regrêt, rien n’y fera : « Si ces enfants sont tchadiens et si véritablement ils ont des parents, alors nous en sommes navrés et désolés, car notre intention n’a jamais été de séparer des familles », mais l’homme recentre tout de suite son propos vers l’idéal qu’il revendique : « Ce drame ne doit cependant pas nous faire oublier celui que vit chaque jour la population du Darfour. »

Très rapidement le nécessaire devrai être fait par le Quai d’Orsay en France, pour rapatriés les condamnés. Selon certaines sources, il s’agirait d’une question d’heures.

Radin rue

 
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