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Le Point.fr - Publié le 27/08/2012 à 08:18 - Modifié le 27/08/2012 à 08:45
À La Rochelle, Martine Aubry, première secrétaire du PS entourée de Jean-Marc Ayrault, et des deux prétendants à sa succession, Harlem Désir (à droite) et Jean-Christophe Cambadélis. © Robert /

Martine Aubry a réaffirmé, ce week-end à l'université d'été du PS, son intention de quitter la direction du parti au prochain congrès, en octobre. Mais elle a montré aussi qu'elle veut organiser elle-même sa succession. Votre parti pris : Martine Aubry ne pense qu'à elle. Expliquez-nous...
Martine Aubry aime se donner l'image d'une femme d'équipe, mue par l'intérêt, le goût du débat et le don de soi. La réalité est à peu près inverse : elle est souvent brutale, autoritaire jusqu'à l'autocratie et son sens du sacrifice est moins développé qu'elle ne le dit. Elle se félicite de son bilan parce que les socialistes sont au pouvoir. C'est oublier qu'elle ne s'est ralliée à l'idée des primaires qu'en pensant qu'elles pourraient lui servir de tremplin ; qu'elle s'est effacée élégamment devant Hollande après sa défaite, mais qu'elle n'a presque pas fait campagne pour lui ensuite. Comme chacun sait qu'elle n'a digéré ni son élimination aux primaires ni sa mise à l'écart par François Hollande, on peut parier qu'en organisant elle-même sa succession elle n'est pas complètement désintéressée...
Vous voulez dire qu'elle n'exclut pas forcément de vouloir rester à la tête du PS ?
Il ne faut pas l'écarter, puisqu'elle a toujours dit qu'elle partirait "si les conditions sont réunies pour éviter les divisions". Avec ça... Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'elle va organiser un arrangement en coulisse entre les deux principaux prétendants - Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, qui à eux deux n'ont pas plus de charisme que Jean-Marc Ayrault, c'est dire.... Son objectif, c'est d'éviter tout débat sur la ligne du PS - on voit bien qu'elle réclame que tous les chefs du PS et les ministres signent la contribution qu'elle a déposée avec le Premier ministre et qu'elle refuse le débat sur le traité budgétaire européen. Ce qui ne l'empêche pas de revendiquer, dans son bilan à la tête du PS, des progrès spectaculaires dans la démocratie interne !
Entre Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis, est-ce qu'elle va vouloir en avantager un ?
C'est là le comble : même les principaux dirigeants du PS disent qu'ils n'en savent rien - comme si c'était une élection si serrée qu'on ne peut pas deviner le résultat. En fait, c'est une campagne électorale avec un seul électeur : Martine Aubry ! Les deux candidats rivalisent de flagorneries et de soumission envers elle et c'est elle qui tranchera toute seule, puisque, apparemment, François Hollande a donné pour consigne de ne surtout pas la fâcher. Il n'empêche qu'en attendant elle entretient le flou - et comme disait sa grand-mère (je la cite) : "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup..."
Donc, si je vous suis bien, le "loup", c'est que Martine Aubry n'a pas renoncé à toute ambition politique...
Qui pourrait le croire ? Elle a dit qu'elle voulait se consacrer à sa ville de Lille. Donc, préparer les municipales de 2014, qui constitueront la première grande échéance électorale pour François Hollande. D'ici là, elle veut être loyale envers le gouvernement, mais sans s'interdire des critiques - comme la semaine dernière sur les évacuations de camps de Roms. Et si, comme c'est plausible, François Hollande est à la peine à ce moment-là, Martine Aubry espère qu'elle sera, elle, en position de force pour s'imposer à Matignon. Sur le fond, elle reste persuadée qu'entre la gauche molle et la gauche folle, il y a une troisième voie qu'elle pourrait incarner mieux que personne - toujours ce dévouement au collectif... Elle a dit ce week-end que, même éloignée du PS, elle "continuerait à échanger" avec Jean-Marc Ayrault. Elle pensait évidemment d'abord à échanger... sa place contre la sienne !
« Je n’aime pas les Communistes parce qu’ils sont Communistes.
Je n’aime pas les Socialistes parce qu’ils ne sont pas Socialistes.
Je n’aime pas les miens parce qu’ils aiment trop l’Argent. »
Charles De Gaulle
« Parce qu'on a voulu me l'imposer, et parce qu'on veut faire croire que c'est une panacée. Il ne faut pas se payer de mots ! C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.
Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allé les voir? Vous les avez regardés, avec leurs turbans et leurs djellabas? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français !
Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants (il doit penser à Soustelle). Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante?
Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »
Propos de Charles De Gaulle recueillis par Alain Peyrefitte.
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