Publié le 03/12/2009 à 08:30 - Modifié le 03/12/2009 à 09:12 Le Point.fr
POLÉMIQUE
Les banquiers britanniques enragent contre Sarkozy
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Piqués à vif. Les banquiers britanniques n'ont guère apprécié les déclarations de Nicolas Sarkozy, samedi dernier devant le
Conseil
national de l'UMP . Par la voix de leur association (la British Bankers' Association - BBA), ils ont estimé, mercredi soir, que les propos du chef de l'État français à la suite de la
nomination de Michel Barnier à la Commission européenne ébranlaient la confiance dans les nouvelles institutions européennes et soulevaient des doutes sur l'impartialité de Michel Barnier.
La BBA a placé mercredi après-midi en première page de son site
Internet un communiqué intitulé "Sarkozy a ébranlé l'Union européenne", qui commence par ces mots : "Les commentaires hostiles du président français Sarkozy ont ébranlé la confiance du
public dans les nouvelles institutions de l'UE et soulevé de nombreuses questions sur l'impartialité du nominé français à la Commission européenne." "Ses propos selon lesquels la nomination de
Michel Barnier au portefeuille du Marché intérieur restreindrait un modèle financier anglo-saxon débridé sapent le principe selon lequel les commissaires sont au service de tous les pays membres
et pas simplement de leur propre pays, et jettent un doute sur les raisons pour lesquelles les Français ont soutenu leur candidat pour ce poste", écrit la BBA.
"Je préfère que l'inquiétude soit de ce côté de la Manche que chez nous"
Nicolas Sarkozy, s'exprimant samedi devant les cadres de l'UMP à Aubervilliers, près de Paris, avait dit "sa satisfaction et sa joie" à la nomination de Michel Barnier. "On va aller ensemble
rassurer la City, mais je préfère que l'inquiétude soit de ce côté de la Manche que chez nous", avait-il poursuivi, ajoutant : "Franchement, après tout ce qui s'est passé avec la crise
financière, c'est quand même très rassurant que ce soient les idées françaises de régulation qui triomphent en Europe."
Le président français ne perd jamais une occasion de rendre hommage au modèle français. Lundi, lors d'un déplacement à La Seyne-sur-Mer, Nicolas Sarkozy a salué la politique de relance menée par
le gouvernement, soulignant que la France connaissait "la plus petite récession des pays européens" et estimant le recul du PIB entre - 2,1 % et - 2 % en 2009. Un constat qui a toutefois amené le
chef de l'État à une certaine prudence. Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il serait " déraisonnable de considérer que la crise est derrière nous
".