Partager l'article ! "Il y a 14 mois, j'ai pris l'engagement que les réformes ne s'arrêteraient pas du fait de la crise. La promesse a été tenue.: AP | 01.12.2009 ...
"Les engagements que j'ai pris ont tous été tenus". Un an après son discours de Toulon en pleine crise bancaire, Nicolas Sarkozy est revenu mardi dans le Var pour dresser le bilan de son plan de relance, qui a permis à l'économie française de "mieux résister" que celle de ses voisins. "Le temps n'est pas à l'autosatisfaction alors que le chômage continue d'augmenter et que tant de nos compatriotes se battent dans les difficultés", avait pourtant prévenu le chef de l'Etat.
Si la crise a coûté 55 milliards d'euros de recettes fiscales à la France, alors que le PIB reculera encore d'au moins 2% en 2009, le chef de l'Etat a martelé son message principal: "pas d'augmentation d'impôts" et "pas de plan de rigueur" pour combler le déficit public devenu abyssal. D'autant que la France est redevenue "championne d'Europe des dépenses publiques" en 2008, a grincé M. Sarkozy, plus déterminé que jamais à mener à bien sa réforme des collectivités dont le budget ne cesse d'augmenter. "Je sais que la crise ne sera finie que lorsque le chômage baissera", a-t-il admis, promettant que l'Etat resterait engagé auprès des citoyens.
Le 25 septembre 2008, le chef de l'Etat était venu à Toulon et avait "promis que l'Etat protégerait (l')épargne" et "qu'aucune banque ne ferait faillite, aucun dépôt ne sera perdu". Quatorze mois plus tard à La Seyne-sur-Mer, il se targue d'avoir rempli ces objectifs. "Nous avons fait un choix, le choix de la relance par l'investissement" et non pas par la consommation, a expliqué le président.
Treize milliards d'euros de crédits ont ainsi été injectés aux entreprises, 500.000 véhicules ont bénéficié de la prime à la casse, 1.000 chantiers ont été lancés pour soutenir le secteur du BTP... "Les sommes ont été engagées en un temps record", s'est félicité Nicolas Sarkozy devant une salle, comme d'habitude, toute acquise à sa cause.
Autre motif de satisfaction: "Le plan bancaire français n'a pas coûté un seul centime aux contribuables". Mieux, ce plan a "rapporté aux finances publiques 2,2 milliards d'euros", grâce aux intérêts des 20 milliards d'euros prêtés aux banques. En même temps, "nous n'avons pas oublié les plus modestes", a encore insisté le chef de l'Etat. Le dispositif "zéro charge" pour les très petites entreprises profite à 650.000 travailleurs et "trois milliards d'euros ont été distribués aux plus modestes pendant la crise".
Conséquence de cette intervention historique de l'Etat dans l'économie? "Nous avons moins détruit d'emploi et notre chômage a moins augmenté que dans les autres pays du monde", a conclu Nicolas Sarkozy citant "l'Espagne et l'Angleterre où le chômage a doublé". "Un peu d'honnêteté doit amener à reconnaître que la politique économique conduite a été adaptée à la situation de la France", a encore lancé Nicolas Sarkozy aux nombreux sceptiques face au plan de relance.
Il se félicite surtout d'avoir convaincu l'Europe et en veut pour preuve la nomination du Français Michel Barnier au poste de commissaire pour le marché intérieur et les finances. Ce dernier fera triompher "le modèle français" face aux "excès du capitalisme financier" à l'anglo-saxonne, grandement responsable de la crise, selon lui. Il s'est également prononcé pour un monde "multimonétaire" pour "mettre fin au diktat" d'une seule monnaie, le dollar.
"Il y a 14 mois, j'ai pris l'engagement que les réformes ne s'arrêteraient pas du fait de la crise. La promesse a été tenue. Il ne s'agit pas d'un choix idéologique. Il s'agit d'un choix de raison: la crise ne diminue pas la nécessité du changement, elle l'accroît", a encore martelé le président de la République qui compte désormais sur le grand emprunt, dont les modalités seront dévoilées la semaine prochaine, et une lente reprise économique pour tirer tous les bénéfices du plan de relance.
"Une nouvelle fois, le discours du président de la République n'a reposé que sur des affirmations non fondées et des propos démagogiques", ont commenté dans un communiqué Michel Sapin, secrétaire national à l'économie du PS, et Didier Migaud, conseiller de Martine Aubry pour les finances et la fiscalité. "Face à un discours d'autosatisfaction, il est nécessaire de regarder les faits. Le plan de relance du gouvernement n'a pas été efficace", ont-ils ajouté.
"Alors qu'il se gausse de ses résultats économiques, la politique pour l'emploi de Nicolas Sarkozy est un échec complet depuis deux ans", a souligné pour sa part la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, en affirmant "qu'en 18 mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 30%". "Tout a été fait à l'envers: on a supprimé 100.000 postes de fonctionnaires pour dégager trois milliards d'économie, immédiatement redistribués aux restaurateurs qui n'ont créé que 6.000 emplois précaires et mal rémunérés. On a favorisé les heures supplémentaires, quand les intérimaires et CDD ne trouvaient plus de travail", a-t-elle dénoncé dans un communiqué. AP
Si l'on se souvient des paroles pré électorales,le discours d'aujourd'hui nous ferait sourire si ce n'était pas si triste,il avait été promis que la misère allait disparaitre,elle augmente,le chômage augmente,les usines sont délocalisées ou fermées,les acquits sociaux se rétrécissent comme une peau de chagrin,les impôts n'augment soi disant pas,mais les charges s'accumulent,et la liste pourrait encore s'allonger,après toutes ces constatations,comment peu dire que l'on a tenu ses promesses?sinon que celui qui prononce ces paroles veut se convaincre lui même,un tout petit exemple pour conclure,comment se fait il que le nombre de ceux qui bénéficient des restos du coeur ne fait qu'augmenter?détendons nous un peu..........en chantant tout va très bien madame la marquise.............................