Harry Roselmack pris avec un mouton vivant dans le coffre d'une voiture alors qu'il quittait un site d'abattage de Marseille ouvert pour la fête de l'Aïd. C'est le surprenant scénario que décrit le site du journal La Provence, confirmé par la mairie de Marseille.
Le journaliste préféré des Français, dont l'émission inédite sur les banlieues vient d'être diffusée, prépare un nouveau programme pour TF1 sur le thème des religions et centré sur la ville de Marseille. Pour les besoins de son reportage, Harry Roselmack se trouvait vendredi matin sur le site d'abattage de Saint-Louis, le plus important de ceux mis en place par la mairie pour l'Aïd al-Adha (également appelé Aïd el-Kébir, la Grande fête), à l'occasion de la première journée du sacrifice des moutons. Le journaliste, son équipe et un jeune de confession musulmane ont fait monter un mouton vivant dans le coffre d'une voiture. Objectif : procéder à son sacrifice ailleurs que sur le site officiel d'abattage, ce qui est formellement interdit.
«Cela ressemble à de la provocation»
Le jeune homme qui conduisait le véhicule s'est arrêté à hauteur d'un groupe d'élus marseillais, dont Martine Vassal, adjointe au maire de Marseille, et la sénatrice (PS) Samia Ghali. Harry Roselmack aurait alors engagé la conversation et en leur demandant quelle serait leur réaction s'il leur annonçait qu'il avait un mouton vivant dans sa voiture pour l'abattre ailleurs, selon les méthodes traditionnelles. «Nous lui avons répondu que nous ne pouvions le laisser sortir, ce type d'abattage dans les propriétés privées étant désormis interdit», a raconté Mme Vassal à l'AFP.
Empêchés de quitter les lieux, le journaliste et les personnes qui l'accompagnaient ont dû libérer le mouton, avant que ne s'engage une discussion animée entre les différents protagonistes. Mme Vassal s'est dite «surprise» par l'attitude du journaliste qu'elle a qualifiée de «pas très professionnelle». «Venir ainsi prendre un mouton sur un site d'abattage officiel, cela ressemble à de la provocation. Et ce n'est pas une bonne image que l'on donne de la fête de l'Aïd», a-t-elle ajouté.
Pour rappel, les abbatages clandestins sont passibles de 7 500 euros d'amende et jusqu'à six mois de prison. Chez TF1, on
n'est au courant de rien si ce n'est que M. Roselmack est en tournage. Aucune information supplémentaire .
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