Dimanche 31 août 2008

Martine Aubry dément avoir voté Bayrou... Bayrou pense avoir des acouphènes...

Le président du MoDem François Bayrou, le 13 mars 2008 à Pau

Guillaume Bonnaud AFP/Archives ¦ Le président du MoDem François Bayrou, le 13 mars 2008 à Pau

 
C’était une révélation qui faisait un peu désordre. Et François Bayrou a continué de semer le trouble dimanche matin lors du Grand Rendez-vous Europe1/Le Parisien Aujourd’hui en France». Interrogé sur la polémique autour du possible vote centriste de Martine Aubry au premier tour de la Présidentielle, le leader du MoDem a répondu par une pirouette : « Il arrive qu'on ait des manifestations auditives, on appelle cela des acouphènes, alors j'ai dû avoir des acouphènes».

C’est Renaud Dély, journaliste à Marianne, qui a révélé dans « La guerre des ex » que Martine Aubry aurait confié à Bayrou avoir voté pour lui. Vendredi, cette dernière avait réagit vivement et  confirmé avoir voté pour Ségolène Royal : «Parfois, j’ai l’impression que François Bayrou prend ses désirs pour des réalités. Je crois que c’est le cas là aussi».

François Bayrou, décidemment très en forme, a rétorqué dimanche matin : «Tout le monde connaît les sentiments d’affection, presque de tendresse ou de passion qui unissent Martine Aubry à Ségolène Royal».



Nadia Daam


20Minutes.fr, éditions du 31/08/2008 - 13h59

dernière mise à jour : 31/08/2008 - 14h05

Par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé - Publié dans : Le parti socialiste - Communauté : Militants du Modem
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Dimanche 31 août 2008

À l'université d'été du PS,Martine Aubry vedette silencieuse

dimanche 31.08.2008, 04:49 - La Voix du Nord


 Martine Aubry a déjeuné hier avec Arnaud Montebourg (à g.), Jean-Christophe Cambadélis (à d.) et Laurent Fabius (de dos).


En marge de l'université d'été, les grandes manoeuvres d'avant congrès ont encore éclipsé tout le travail des militants. Martine Aubry a marqué des points mais la « majorité du renouveau » qu'elle devrait incarner, allant des strauss-kahniens aux fabiusiens, connaît déjà des déchirements.

À LA ROCHELLE, PAR HERVÉ FAVRE

desk@lavoixdunord.fr PHOTO « LE PARISIEN »

À La Rochelle, ce qui se passe dans les restaurants du port est toujours plus suivi que les ateliers sur les grands sujets du moment. Ainsi hier midi, tous les regards étaient braqués vers le restaurant Les Flots sur le port. Cela fait bien longtemps en effet qu'on n'avait pas vu à une même table Martine Aubry, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis.

Une photo de groupe qui faisait apparaître encore plus cruelle la solitude de l'autre lieutenant de DSK, Pierre Moscovici, à la terrasse voisine ! Il y a quinze jours, il était l'invité d'honneur d'Arnaud Montebourg à sa « fête de la rose » de Frangy-en-Bresse hier, le député de Saône-et-Loire est passé sans un mot devant lui. De quoi méditer sur la solidité de certaines alliances par ces temps de pré-congrès.

En refusant de faire allégeance à une candidature Aubry et en maintenant ses propres ambitions pour le poste de premier secrétaire, Moscovici est le caillou dans la chaussure des « reconstructeurs », ce regroupement inattendu des amis de Strauss-Kahn et de Fabius autour de Martine Aubry. D'autant qu'hier soir, il a rallié à son camp les « barons » régionaux menés par Jean-Noël Guérini de la grosse fédération des Bouches-du-Rhône et le maire de Lyon, Gérard Collomb.

Sitôt le café avalé avec ses nouveaux amis, Laurent Fabius avait rendez-vous avec les journalistes pour prôner cette « majorité de renouveau qui commence à se mettre en place ». En introduction, il dresse un bilan de l'ère Hollande en forme de réquisitoire : « pipolisation », « failles très importantes dans la direction », « propositions ressenties comme peu crédibles ».

Guerrede succession

Bref, « il faut changer ». Et puisqu'il faudra bien passer rapidement du travail collectif des « reconstructeurs » à la désignation d'un(e) chef d'équipe, Laurent Fabius ne fait pas mystère de son choix : « J'ai déjà dit que si Martine l'accepte et que si le collectif en décide, elle pourrait extrêmement bien remplir ce rôle. » Quant à 2012, « on verra le moment venu », sachant que l'ancien Premier ministre, qui entend « rester au-dessus de la mêlée », n'a en rien renoncé à un destin présidentiel.

« On m'a souvent reproché la synthèse, et j'en vois qui en font des plus miraculeuses que les miennes », ironise François Hollande qui prononcera aujourd'hui son dernier discours de clôture de l'université d'été. L'occasion de dire qui il soutiendra dans la guerre de succession ?

Jusqu'à présent il semblait pencher plutôt du côté de Bertrand Delanoë. « Partir avec Hollande, c'est partir avec son bilan », souligne le député de l'Essonne François Lamy, proche de Martine Aubry. Mais c'est aussi partir avec un soutien qui, chez les militants, pèse sans doute plus lourd que ne le pensent ses nombreux détracteurs... •

Par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé - Publié dans : Le parti socialiste - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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