Mardi 13 mai 2008
Reuters

mardi 13 mai 2008, mis à jour à 20:45

Le texte OGM rejeté à l'Assemblée, le vote reporté à fin mai

Reuters

Coup de théâtre à l'Assemblée nationale : une motion de procédure déposée par l'opposition lors de l'examen du projet de loi sur les OGM a été votée à une voix près, entraînant le rejet du texte.

Les députés ont adopté par 136 voix contre 135 une "question préalable" défendue par l'élu communiste André Chassaigne, dont l'objet "est de faire décider qu'il n'y a pas lieu à délibérer".

Le projet de loi, vivement critiqué par l'opposition et plusieurs élus UMP et Nouveau centre est donc considéré comme rejeté en seconde lecture par l'Assemblée.

C'est la troisième fois depuis les débuts de la Ve République, en 1958, qu'une question préalable est ainsi adoptée sur un projet de loi.

Les députés s'apprêtaient à voter définitivement le texte sur les OGM malgré une ultime bataille de procédure et d'amendements menée par l'opposition.

Peu après le vote négatif, le Premier ministre François Fillon a décidé de convoquer une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat afin de présenter un texte qui sera ensuite soumis aux deux assemblées pour son adoption définitive.

"L'ordre du jour de l'Assemblée et du Sénat sera légèrement modifié", a précisé le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, dans les couloirs du Palais-Bourbon.

Le texte OGM mis au point par la CMP sera selon lui examiné par les deux assemblées "si possible avant la fin du mois de mai".

La CMP "pourra se réunir dans les 15 jours qui viennent", a précisé le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée, Patrick Ollier.

"C'est une péripétie qui est désagréable pour nous mais (elle) ne remet pas en cause la finalité du vote du texte. C'est un bon texte qui doit être voté", a-t-il estimé.

"Je regrette évidemment cet incident de procédure qui a conduit à interrompre la discussion du texte à l'Assemblée", a déclaré aux agences de presse Jean-François Copé, le président du groupe UMP. "Cela ne doit pas nous faire oublier l'essentiel : ce projet de loi est indispensable. La procédure va se poursuivre, comme l'a confirmé le Premier ministre".

LA GAUCHE EXULTE

A l'annonce du vote, la gauche a laissé éclater sa joie.

"Le gouvernement a été sanctionné. Il n'a pas voulu accepter le dialogue jusqu'au bout sur ce projet de loi concernant les OGM. Il a voulu en catimini conclure un vote à l'Assemblée", a accusé Jean-Marc Ayrault.

Pour le président du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), "le gouvernement a été battu clairement, sèchement sur un sujet qui préoccupe les Français. Il aurait dû y penser avant. Quand on veut mépriser l'opposition, on finit un jour par le payer. C'est ce qui vient de se passer".

André Chassaigne a salué pour sa part le rejet d'un texte où "il y avait trop de zones d'ombre".

"On n'avait pas la possibilité de le bonifier. Il faudra donc préparer un nouveau texte", a-t-il estimé.

Pour le député Vert Noël Mamère, le vote de cette motion est une "surprise cinglante et terrible pour le gouvernement".

"C'est un nouveau couac pour lui, un nouvel échec", a-t-il insisté. "Le gouvernement va devoir revoir sa copie et je pense qu'aujourd'hui on peut être fier de siéger à l'Assemblée nationale. Cette maison est encore le lieu où bat le coeur de la démocratie".

Outre l'opposition, des organisations écologistes comme Greenpeace ont salué le vote de l'Assemblée et demandé la mise au point d'un nouveau texte.

Mis au point en tenant compte des conclusions du "Grenelle de l'environnement", le projet de loi sur les OGM transcrit une directive européenne de 2001 permettant la coexistence des cultures.

Le texte propose de mieux encadrer les cultures OGM et fixe des règles à long terme pour les différentes variétés susceptibles d'être autorisées à l'avenir. Il prévoit la création d'un Haut conseil des biotechnologies et comporte notamment le "délit de fauchage" qui prévoit une peine de deux ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Invité du journal de 20 heures de TF1, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a déclaré que la France était "le pays qui a mis en place le dispositif le plus strict, le plus précautionneux au monde en matière d'OGM".

"Ceux qui sont les plus restrictifs ont l'air d'être accusés de défendre des OGM, avouez que c'est un peu surprenant", a-t-il dit.

Emile Picy et Elizabeth Pineau    l'express.

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République. communauté : La communauté des Gaullistes .
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Mardi 13 mai 2008

Même mort, Sevran règle ses comptes

Après le couac d'Elkabbach et Ruquier qui avaient annoncé prématurément son décès, voici le dernier rebondissement de l'affaire Sevran : Alain Delon accuse France Télévisions… en direct sur France 2!




Des vedettes, des demi-vedettes, des inconnus… la foule était compacte ce matin devant l'église Saint-Louis-en-l'Ile à Paris, où les proches de Pascal Sevran s'étaient réunis pour rendre un dernier hommage à l'animateur, décédé vendredi dernier. L'émission de Sophie Davant sur France 2 consacrait une spéciale à l'événement. Interviews émues, mines compassées de circonstance… Rien que de très banal. Jusqu'à ce que le journaliste dépêché sur place n'interroge Alain Delon, juste avant de rentrer dans l'église. Après avoir fait part de son émotion, l'acteur, très proche de Pascal Sevran, s'est indigné de l'attitude des dirigeants de France Télévisions (qui venaient d'entrer dans l'église). «Il a souffert aussi beaucoup à cause de votre antenne et il en est mort peut être un peu aussi», a déclaré l'acteur - en direct - au journaliste de France 2. Un grand moment de solitude pour le reporter, mais aussi pour Bertrand Delanoë qui, au côté de Delon, semblait extrêmement gêné par cette déclaration. Le maire de Paris a bien tenté de relativiser, en insistant sur le fait que France Télévisions était la «famille» de Pascal Sevran, Delon en a rajouté une couche, affirmant qu'il était «un peu tard» pour s'en souvenir. Médusé, le journaliste de France 2 s'est alors lancé dans une explication alambiquée : Pascal Sevran avait été «maladroit», a expliqué le reporter de France 2, en faisant allusion aux extraits de l'avant dernier livre de Sevran, qui avaient créé la polémique l'année dernière. Au point que son émission, «Chanter la vie», n'avait pas été reconduite en septembre sur France 3, malgré des audiences plus qu'honorables. Six pieds sous terre, Sevran, tu gênes encore !

Mardi 13 Mai 2008 - 13:20  Mariane2
Pierre Jarige
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Mardi 13 mai 2008

Arnaud Teullé intègre l’Education Nationale


dimanche 11 mai 2008, par Anatole Ibsen 
Le fait du Prince a encore frappé. Arnaud Teullé, deux mois à peine après son échec aux municipales de Neuilly, vient d’être nommé Inspecteur de l’Education Nationale à Paris. Xavier Darcos va pouvoir s’enorgueillir d’une création d’emploi devant les manifestants…

C’est le Journal Officiel du 2 mai qui nous l’apprend : désavoué par l’UMP lors des élections municipales de Neuilly-sur-Seine, puis finalement battu par Jean-Christophe Fromantin, Arnaud Teullé, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, a été nommé au poste d’Inspecteur de l’éducation nationale à l’académie de Paris, par décret présidentiel.

Chef de la section locale UMP de Neuilly pendant plus de dix ans, suspendu du parti pour acte de dissidence et remplacé par Jean Sarkozy, il quittera donc son poste de conseiller à l’Elysée pour l’Education nationale, et rejoindra un corps prestigieux.

Après le cas David Martinon, propulsé consul à Los Angeles et la mascarade pour le poste de directeur de la Villa Médicis, Nicolas Sarkozy a de nouveau offert un placard doré à l’un de ses proches, soutenu à Neuilly, rappelons-le, par Andrée et Jean Sarkozy, mère et fils du président, ce dernier ayant obtenu le poste de conseiller général des Hauts-de-Seine, poste dévolu, avant son entrée en dissidence pour la mairie, à Arnaud Teullé. Un placard doré donc, puisque le Figaro précise que le traitement de ce poste est de "3 800 euros mensuels, plus primes et avantages".

Le même article du Figaro précise que Teullé est diplômé de Dauphine et de l’Institut supérieur de gestion. Mais on aimerait connaitre le bagage universitaire exact de l’intéressé et les concours éventuellement obtenus : CAPES, Agrégation, Doctorat ? Puisque que pour être nommé, l’inspecteur doit être titulaire d’un diplôme universitaire de haut niveau (Doctorat), professeur agrégé ou originaire du corps des inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN) ou de celui des administrateurs civils.

Alors que l’on supprime des milliers d’emplois (utiles) à l’Education Nationale, on offre une rente à vie à un politique par simple décret.

On est également en droit de se demander si Arnaud Teullé, avec son look de jeune premier parvenu et son sourire un peu niais, a jamais mis les pieds dans une école publique.

Une chose est sûre en tout cas, avec cette nomination, l’Education Nationale va se porter beaucoup mieux. source la révolution en charentaise.

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Mardi 13 mai 2008

Neuilly, tunnel, HLM et référendum ;-)

Toujours en attente des premiers mots de Christian Blanc, c’est Jean Sarkozy qui apparaît lorsqu’on cherche « Grand-Paris » dans les actualités de Google. Et là on découvre que le jeune Conseiller Général des Hauts-de-Seine s’en prend vertement au nouveau maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin dans l’édition 92 du Parisien.déclarations du maire de Neuilly dans le JDD de ce week-end, Jean Sarkozy déclare : « Je suis très surpris par cet aveu d'impuissance, d'autant que la N13 a été au cœur de la campagne. On ne peut dire qu'on s'y attelle et expliquer que c'est infaisable un mois et demi après. On ne peut pas privilégier sa tranquillité politique sur un dossier si crucial. J'observe aussi que le maire ne propose rien de concret. L'enfouissement est compliqué mais je n'ai pas la culture du renoncement. » Réagissant aux

 

 

Et de rappeler qu’à l’époque de Nicolas Sarkozy, on avait tout de même réussi à enfouir 440 mètres de ladite nationale. Et Jean Sarkozy d’ajouter « Bien sûr qu'un milliard d'euros c'est beaucoup d'argent. Mais il faut investir dans les infrastructures de transport et Neuilly ne peut faire l'objet de discriminations, ni positives ni négatives. Je souhaite qu'on inclue le dossier dans une réflexion d'ensemble visant à assainir l'accessibilité du Grand Paris. » Du coup le jeune Conseiller Général qui voit Jean-Louis Borloo « en tête-à-tête », là où le maire de Neuilly n’a rencontré que des conseillers techniques, c’est dire, veut organiser un référendum sur la question : « Etes-vous favorable à l'enfouissement de l'avenue Charles-de-Gaulle ? »

 

 

La proposition de Jean-Christophe Fromantin évoquée dans le JDD mérite certainement que l'on s'y intéresse, profiter du prolongement du RER E pour que le forage soit étendu à un projet routier qui relierait le périphérique à l'A14, au-delà de la Défense, ce qui aurait pour effet de réduire le trafic sur la N13 qui pourrait retrouver son statut d’avenue Charles-de-Gaulle et non plus d’autoroute urbaine, mais Paris est sa banlieue qui s’était déjà prononcé contre le projet d’enfouissement non prioritaire à l'échelle de l'agglomération, souhaite aujourd'hui  élargir le débat. Et pour tenter de mettre d’accord les deux protagonistes. On pourrait ainsi reprendre le projet de référendum de Jean Sarkozy, et le compléter pour répondre à la remarque de Jean-Christophe Fromantin sur l’absence de terrains pour la construction de HLM « à Neuilly, il n'y a pas beaucoup d'espace disponible. Dès ma première semaine de mandat, j'ai préempté un terrain. De quoi faire un petit immeuble d'une douzaine de logements » là où il reconnaît qu’à Neuilly il faut un total de 5000 logements pour atteindre le seuil de 20% de logement social. Et pour que Neuilly ne soit plus victime de caricatures comme le souhaite le maire, et ne fasse pas l’objet de « discriminations, ni positives, ni négatives », la question au référendum pourrait devenir « Etes-vous favorable à l’enfouissement de l’avenue Charles-de-Gaulle et à la construction de logements sociaux sur les terrains ainsi récupérés ? » ;-)

 

 

Jean-Paul Chapon

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Mardi 13 mai 2008

Enseignement de l'esclavage : la nouvelle bourde de Sarkozy

13/05/2008 11:42

Le Président français Nicolas Sarkozy a déclaré samedi que «la traite des Noirs, l'esclavage, ainsi que leur abolition, seront introduites dans les nouveaux programmes de l'école primaire dès la rentrée prochaine». Or, mauvaise note pour le Président, ces matières sont déjà enseignées.

Le chef de l'Etat français présidait dans les jardins du Luxembourg à Paris les cérémonies de la troisième journée nationale de commémoration des "mémoires de la traite négrière de l'esclavage et de leurs abolitions", instaurée en 2006 par son prédécesseur Jacques Chirac. Nicolas Sarkozy a appelé samedi à regarder "de façon lucide et apaisée" l'histoire de l'esclavage, tout en soulignant que l'asservissement restait une question actuelle.

Dans son discours, il a annoncé que "la traite des Noirs, l'esclavage ainsi que leurs abolitions" seraient enseignés à l'école primaire "dès la rentrée prochaine". "Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage : afin que nos enfants puissent mesurer les souffrances que l'esclavage a engendré, les blessures qu'il a laissées dans l'âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique", a-t-il lancé.

Déjà dans le programme

Or, ces périodes de l'histoire sont déjà enseignées dans les écoles françaises. Selon le site du quotidien français Libération, la traite des Noirs fait bien partie de l'enseignement des classes de CE2, CM1 et CM2, ce qui équivaut en Belgique au dernier cycle de l'enseignement primaire. Libération ajoute que cet enseignement se fait au moins depuis 2002 et précise qu'il est rappelé dans l'édition 2007-2008 mise en ligne par le Bulletin officiel de l'Education nationale.

Dans le domaine de l'enseignement, ce n'est pas la première mauvaise note du Président français. En février dernier, Nicolas Sarkozy avait suscité la polémique en proposant de confier, à partir de la rentrée prochaine, à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah. Une proposition vivement critiquée de part sa charge émotive trop lourde à porter pour un enfant. La proposition avait été finalement abandonnée dans sa première version pour être retravaillée.

LeVif.be
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