Lundi 8 septembre 2008

Publié le 08/09/2008 à 19:51 Le Point.fr

Edvige point par point

Par Laurence Neuer

Edvige point par point

Edvige ( exploitation documentaire et valorisation de l'information générale ) est destiné à remplacer l'ancien fichier des RG © AFP

Il répond au doux nom d'Edvige et sème la terreur auprès des syndicats et associations de tous bords, dénonçant ses dérives liberticides. Ce fichier de traitement automatisé de données à caractère personnel signifie textuellement "exploitation documentaire et valorisation de l'information générale". Créé par un décret du 1er juillet 2008, il est destiné à remplacer l'ancien fichier des RG et dépend désormais de la Sous-Direction de l'information générale (SDIG), rattachée à la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP).
Le syndicat de la magistrature ainsi que 12 associations et organisations syndicales ont, le 29 août, déposé un recours devant le Conseil d'État en vue de sa suppression. "Nous sommes sereins, estime Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, Edvige est en conformité totale avec les observations et remarques du Conseil d'État." Pourquoi Edvige inquiète ? Décryptage.

À quoi sert Edvige ?

À "informer le gouvernement et les représentants de l'État dans les départements et collectivités", et à ce titre, Edvige "centralise des informations renvoyant à des dossiers papier archivés au niveau départemental", dit la version officielle. Il diffère de l'ancien fichier des RG sur deux points : la prise en compte des mineurs dès l'âge de 13 ans et l'extension des données dites "sensibles" à la santé et à la sexualité. "Est-il légitime de voir recenser à son insu des éléments très intimes de sa vie privée sans justifier d'une raison policière ou judiciaire ?", doute Hélène Franco, secrétaire générale du syndicat de la magistrature, qui n'hésite pas à parler d'"intimidation". "C'est un fichier de plus qui regroupe sous la bannière du renseignement des données à finalités distinctes - l'atteinte à l'ordre public et le fichier des RG - dénonce Jean-Louis Borie, vice-président du Syndicat des avocats de France. Cette façon de contourner l'interconnexion des fichiers est contraire à la jurisprudence européenne."

Qui sont les personnes visées ?

Le fichier centralise les informations relatives aux personnes publiques "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique, ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Cela concerne donc toutes les personnes ayant sollicité un mandat sans être élues... "Est-il utile, pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical ?", questionnait il y a quelques jours le ministre de la Défense Hervé Morin. Autre catégorie de personnes visées par Edvige, "les individus, groupes, organisations et personnes morales susceptibles de porter atteinte à l'ordre public en raison de leur activité individuelle ou collective". Le texte est radicalement différent de sa version précédente qui visait les "personnes susceptibles, par leur action violente, de porter atteinte la sûreté de l'État (décret de 1991)". Il évoque désormais la notion élastique de "trouble à l'ordre public" éventuel. Le risque d'être épinglé pour une infraction imaginaire n'est pas mince. D'autant que sont désormais concernés les mineurs à partir de 13 ans, et ceci, contre l'avis de la Cnil qui avait préconisé un âge minimum de 16 ans. Motifs officiels ? C'est l'âge de la responsabilité pénale et auquel la délinquance juvénile explose. Sur les douze derniers mois, 46 % des vols avec violence et 25 % des viols ont été commis par des mineurs. "Le fichier des empreintes génétiques (FNAEG) comprend déjà les mineurs mis en cause dans une procédure judiciaire, rappelle Hélène Franco. Et puis, il suffit de faire des graffitis sur les murs d'un lycée pour être susceptible de porter atteinte à l'ordre public. Voilà une bien triste façon d'accueillir les jeunes dans la vie civile." Donc, si un jeune fiché pour ce genre d'incident postule plus tard à un poste de vigile dans une société de surveillance, il a de fortes chances d'être recalé. Le décret précise, en effet, que le fichier permettra aux services de police de réaliser des enquêtes administratives sur les candidats à certains emplois afin de s'assurer de la "compatibilité" de leur "comportement" avec les fonctions envisagées.

Quelles sont les informations collectées ?

Outre les éléments d'identification de l'intéressé (état civil, adresse, photos...), les informations fiscales, patrimoniales et ses "déplacements", le fichier enregistre "les signes physiques particuliers", le "comportement" et l'identité de ceux qui "entretiennent des relations directes et non fortuites" avec l'intéressé. Avis, donc, aux amis des fichés, ils ont de fortes chances d'être fichés ! Des données plus intimes sont également collectées, notamment les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, l'appartenance syndicale ou encore les données relatives à la santé ou à la vie sexuelle. La santé et la sexualité, deux grandes nouveautés du décret qui se conforme à une directive européenne de 2004, font pâlir d'inquiétude les défenseurs de libertés individuelles.

Dans quels cas le fichier enregistrera-t-il les tendances sexuelles ou l'état de santé des personnes ?

"Un militant d'une association servant une cause médicale, ayant participé à une intrusion violente dans un ministère ou une préfecture, sera intégré au fichier avec la finalité, médicale, de sa cause", précise le ministère. L'enregistrement de monsieur X en tant que président d'une association de lutte contre l'homophobie établira un lien avec l'orientation sexuelle supposée de monsieur X." En revanche, "aucune mention sur la santé ou la sexualité de Monsieur Y, président de la chambre des métiers de son département, ne pourra être collectée, faute de lien entre la personne et son activité", nuance Gérard Gachet. C'est par ailleurs à titre "exceptionnel" que ces données pourront être collectées et à la condition que les informations soient liées à la vie publique ou à l'activité militante de la personne concernée. La Cnil a d'ores et déjà indiqué qu'elle utiliserait son pouvoir de contrôle pour s'assurer du caractère "exceptionnel" de l'enregistrement des données dans le fichier. Enfin, aucun listing ne sera établi à partir des données recueillies, ce qui veut dire qu'Edvige ne permettra aucun "fichage" d'homosexuels, de séropositifs ou de malades du sida.

Qui peut consulter le fichier ?

Des personnes triées sur le volet : fonctionnaires chargés du renseignement, policiers et gendarmes spécialement habilités et individuellement désignés par leur hiérarchie. "Nous assurons une traçabilité complète de la consultation", affirme Gachet. Ce que la Cnil, là aussi, demande à voir.

Combien de temps les données seront-elles conservées ?

Tout dépend du but de la collecte. Si elle est réalisée à des fins d'enquête administrative, les données sont conservées 5 ans à partir de leur enregistrement ou de la cessation des fonctions pour lesquelles l'enquête a été menée. "On sait quand ça commence, on ne sait jamais quand ça finit !", s'exclame Me Borie, faisant référence aux procédures de gestion des fichiers. Les autres données sont, elles, conservées tant qu'elles sont nécessaires, ce qui ouvre la porte à tous les abus. "Le poids Edvige pèsera sur l'avenir des jeunes se présentant à un concours administratif", déplore Hélène Franco. L'illégalité d'Edvige, qui nie le droit à l'oubli, notamment pour les mineurs, fait partie des éléments présentés au Conseil d'État. À cet égard, la Cnil regrette l'absence de procédure formalisée de mise à jour et d'apurement des fichiers. Elle prend acte de l'obligation annuelle du directeur général de la police nationale de rendre compte à la Cnil de ses activités de vérification, de mise à jour et d'effacement des informations enregistrées dans Edvige.

Les citoyens ont-ils un droit d'accès à Edvige ?

Le fichier autorise un droit d'accès particulièrement restreint ("lorsque le traitement intéresse la sûreté de l'État, la défense ou la sécurité publique") et admet un droit d'opposition dans de très rares cas. Ces points sont également soumis à l'examen du Conseil d'État.

Quelle sera la suite ?

Le Conseil d'État, saisi de plusieurs recours dénonçant l'absence de protection des individus contre les risques de fichage arbitraire ad vitam æternam, devrait rendre ses avis avant la fin de l'année.

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Lundi 8 septembre 2008

Le voyage du pape va permettre de combler son "manque d'image" en France selon l'archevêque de Paris

AP | 08.09.2008 | 14:40  nouvel obs.

Le cardinal archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, a détaillé lundi les grands axes de la visite de trois jours du pape qui arrive en France vendredi, un déplacement court qui devrait servir principalement selon lui à combler "le manque d'image" de Benoît XVI.

"Le pape est un homme d'accueil. Il vient à la rencontre des Français, des catholiques d'abord mais plus largement de nos concitoyens", a expliqué le prélat lors d'une conférence de presse à Paris.

"On dit beaucoup que le pape Benoît XVI souffre d'un manque d'image. Eh bien, grâce à son voyage en France, on aura l'image mais on aura aussi la réalité", a assuré l'archevêque de Paris. "Je n'imagine pas Benoît XVI venant en visite apostolique pour remettre les pendules à l'heure", a poursuivi Mgr Vingt-Trois au sujet d'une éventuelle mise au point du pape dans le dossier polémique de la laïcité à la française.

"Le premier objectif de son voyage, c'est de nous permettre de le découvrir au travers de diverses activités et de découvrir sa personnalité, sa voix, sa manière de se présenter", a indiqué le président de la Conférence des évêques de France.

La principale raison de la venue du pape en France, pour la première fois depuis son élection en 2005, c'est la célébration du 150me anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Lourdes. "C'est d'abord pour ce jubilé qu'il vient se faire pèlerin, il va pérégriner à travers la cité mariale", a rappelé Mgr Vingt-Trois, l'occasion de "nous associer à sa foi et à sa prière".

"Cette participation que nous espérons tout à fait joyeuse va mobiliser un nombre important de personnes", a-t-il déclaré sans toutefois donner un objectif chiffré quant à l'affluence espérée dimanche.

Autre temps fort du séjour papal, la messe qu'il présidera samedi sur l'esplanade des Invalides: "Plus de 7.000 Parisiens ont fait un don pour la visite du pape", s'est réjoui le successeur du cardinal Jean-Marie Lustiger.

"La mobilisation des Français, je crois qu'elle se manifeste de manière très forte pour un voyage aussi court en temps puisqu'entre le moment où il atterrira à Orly le vendredi à midi et le moment où il décollera de Tarbes le lundi à midi, se seront écoulés tout juste 72 heures".

"L'Eglise en France n'est pas une grande malade, elle est même assez sérieusement vivante", a soutenu Mgr André Vingt-Trois, critiquant par ailleurs certains médias "qui ont intérêt à noircir la situation". AP

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Lundi 8 septembre 2008

Dupont-Aignan: "Sarkozy a trahi"

Propos recueillis par Maud PIERRON
leJDD.fr
  Fondateur du petit parti souverainiste Debout La République, Nicolas Dupont-Aignant a lancé ce week-end sa campagne pour les élections européennes de 2009. Celui qui a rompu avec l'UMP il y a un an tient des mots très durs sur son ex-parti, où, selon lui, "il ne se passe plus rien". Le parti est, à son sens, phagocyté par le chef de l'Etat, qui en plus, "change tous les jours" d'avis, a-t-il expliqué au JDD.fr.

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Lundi 8 septembre 2008

Publié le 08/09/2008 à 11:00 Reuters  le point.

La grogne contre le fichier Edvige gagne majorité et patronat

La grogne contre le fichier Edvige gagne majorité et patronat

Laurence Parisot se déclare troublée par la création du fichier de police Edvige destiné aux responsables politiques, syndicaux, économiques et religieux, et la présidente du Medef a demandé lundi sur RTL des explications au ministère de l'Intérieur. /Photo prise le 29 août 2009/REUTERS/Charles Platiau


L'inquiétude et les protestations contre le fichier de police Edvige, qui concernera les responsables politiques, syndicaux, économiques et religieux, ont gagné les rangs de la majorité avec le ministre de la Défense Hervé Morin et le patronat avec Laurence Parisot.

Ces prises de position avivent la mobilisation d'un collectif de syndicats, de partis et d'associations qui doivent donner une conférence de presse mardi à Paris et assurent avoir réuni plus de 100.000 signatures dans une pétition pour l'abandon du fichier.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a demandé des explications lundi au ministère de l'Intérieur.

"C'est quelque chose qui me gêne beaucoup. Je suis assez troublée par ce que nous sommes en train de découvrir. Je note que nous n'avons pas été consultés alors que nous sommes concernés en tant que militants de l'entreprise", a-t-elle dit sur RTL.

"Je souhaiterais que la ministre de l'Intérieur donne des explications. Je ne crois pas du tout que Michèle Alliot-Marie puisse être liberticide. Je crois qu'il faut que nous en sachions plus sur ce dossier qui est effectivement très, très important", a-t-elle ajouté.

La déclaration samedi du ministre de la Défense Hervé Morin dénonçant le fichier dans lequel il voit un "mélange des genres" a suscité des réactions variées au gouvernement.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a fait mine de s'étonner du caractère tardif de cette intervention, se demandant pourquoi son collègue ne l'avait pas sollicitée. "Je l'aurais rassuré", a-t-elle dit.

Lundi, le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a estimé au contraire à propos des interrogations d'Hervé Morin : "Cette remarque est intéressante, ça ne pose aucun problème à la cohésion gouvernementale". Pour lui, "il n'y a pas de quoi s'inquiéter" à propos d'Edvige.

RECOURS AU CONSEIL D'ÉTAT

Des responsables de la gauche et du Modem, toutes les grandes centrales syndicales, de nombreuses associations demandent l'abandon de ce fichier de police et de nombreux recours ont été déposés devant le Conseil d'Etat, qui les examinera en décembre.

Edvige a été créé par un décret publié au Journal officiel le 1er juillet. Il permet de ficher les personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif" et celles qui "en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".

Il sera possible d'y faire figurer des informations sur les situations patrimoniales, fiscales, les relations, la santé et l'orientation sexuelle des personnes fichées. Les mineurs pourront être fichés dès 13 ans.

Le ministère de l'Intérieur assure qu'il ne s'agit que de la réactualisation d'un ancien fichier de police utilisé par les Renseignements généraux, aujourd'hui fondus avec l'ancienne DST (Direction de la surveillance du territoire) dans la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Cependant, les Renseignements généraux ont justement été critiqués en raison du fait qu'ils semblaient passer du temps à surveiller des organisations et des manifestations légales à l'usage du gouvernement, plutôt qu'à surveiller les activistes.

La création de ce fichier va dans le sens de la multiplication et du développement des outils de ce type au service de la police ou de la gendarmerie, mais c'est son caractère préventif qui choque.

"Je ne vois pas à quoi sert ce fichier, si ce n'est de contrôler de manière inadmissible les citoyens de ce pays. On demande que ce fichier n'existe pas. Ce n'est pas parce que ça existait et que c'était honteux qu'il faut l'officialiser. Ce fichier ne doit pas exister dans un pays démocratique", a dit sur Europe 1 lundi le secrétaire général de la CFDT François Chérèque.

Thierry Lévêque, édité par Pascal Liétout

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Lundi 8 septembre 2008

Des paris audacieux pour faire bouger les lignes

Nicolas Sarkozy a une approche dynamique des relations internationales. Son tempérament le pousse à l'action. Rien ne lui déplaît plus que les conflits figés, enlisés faute d'initiatives audacieuses. L'inaction, la résignation au statu quo, c'est ce qu'il reprochait à son prédécesseur, dont il prend souvent le contre-pied. C'est flagrant sur le dossier syrien. Jacques Chirac refusait tout contact avec Bachar El-Assad, qu'il tenait pour responsable de l'assassinat de son grand ami libanais, Rafic Hariri. Nicolas Sarkozy, au contraire, prétend « tourner la page des discordes ». Il reçoit Assad à Paris et se rend à Damas.

Il l'admet lui-même : le pari est « risqué ». Nul n'imagine que le loup syrien, expert en terrorisme et en coups fourrés, soutien du Hezbollah libanais et allié de l'Iran des mollahs, va se transformer d'un coup en agneau démocrate, respectueux des droits de l'homme. Ce pari vaut néanmoins d'être tenté.

Sarkozy se fonde sur le précédent libyen. Mouammar Kadhafi fut longtemps, lui aussi, le chef d'un « État voyou », fourrier de tous les mouvements terroristes. Il s'est amendé, a renoncé à se doter d'armes de destruction massive. La visite historique que l'Américaine Condoleezza Rice vient d'effectuer à Tripoli consacre le retour en grâce du « Guide ».

Nul besoin d'être d'accord sur tout. Sarkozy admet qu'Assad et lui ont, sur le nucléaire iranien, des points de vue divergents. Mais l'important est de se parler, de parler « avec tout le monde », d'avancer « pas à pas ». Encore faut-il que le dialogue donne des résultats, que les engagements pris de part et d'autre soient tenus. Ils l'ont été, jusqu'à présent, entre Paris et Damas. Mais Moscou traîne les pieds pour appliquer intégralement l'accord du 12 août entre les présidents russe et géorgien.

Pour que la France « reprenne toute sa place sur l'échiquier mondial », Nicolas Sarkozy s'efforce d'être partout où les lignes bougent. Au Proche-Orient avec la Turquie, qui mène la négociation indirecte syro-israélienne, et avec le Qatar, artisan d'une solution syro-libanaise ; à Moscou et à Tbilissi, fort de l'appui unanime de l'Union européenne, dont les dirigeants bruxellois l'accompagnent.

Si des solutions sont trouvées, fût-ce par d'autres que lui, le président de la République récoltera les bénéfices du succès. Ce fut le cas pour la libération d'Ingrid Betancourt. En cas d'échec, au moins, on aura essayé. On attendra un moment plus favorable ou l'on changera de pied.

Pour l'heure, Nicolas Sarkozy tire profit de l'effacement des États-Unis, pour cause d'élection présidentielle. Il occupe le terrain dans l'intention d'y rester quand l'Amérique sera de retour. Rien ne s'applique mieux à la politique extérieure de Nicolas Sarkozy que l'expression de « jeu diplomatique ». Un conseiller du président se plaît à rappeler le fameux slogan du loto : « Tous les gagnants ont tenté leur chance ». La boutade renvoie aux initiatives prometteuses de ces dernières semaines. Au-delà, la cohérence de la politique étrangère de la France reste, sinon à construire, du moins à prouver.

Joseph LIMAGNE.ouest France

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